Ce qui me gène au fond dans tout cela, c’est que c’est contradictoire. Une identité nationale évolue avec ses citoyens. Soit nous la préservons, et alors nous revenons au droit du sang, soit nous ne nous en occupons pas, et nous faisons venir des immigrés en leur donnant la nationalité française, avec le droit du sol.
Une société multiculturelle, cela n’existe pas, pas plus qu’une société multiraciale, si des êtres se mélangent sur un territoire, ils forment une ethnie avec ses propres choix culturelles, une « race ». Mais une société multiculturelle ne peut qu’être une société et fractionnée, et multiracISTE.
Le droit du sang nous permettrait d’avoir des immigrés qui ne resteraient pas, et sauraient tirer avantage de notre société, comme nous tirerions avantage de leur présence. Cela n’empècherait pas non plus les naturalisations, qui feraient passer leurs enfants par le droit du sang ensuite.
Mais hormis cela, un nouveau ministère ne servira à rien ! Ce serait juste un petit bisou sur un bobo...
« mais bill si c’est un devoir moral, comment empêcher que cela devienne une filière d’immigration des malades ? »
En disant bien que les malades n’auront pas la nationalité française ensuite, et en envoyant, pourquoi pas, la note aux pays d’origine, ce n’est pas une mauvaise idée...
Mais Le Pen n’utilise pas que des mots désuets, il les utilise au bon moment, et selon l’auditoire.
Avez-vous déjà entendu le matin dans la campagne, les premiers oiseaux qui chantent, alors que le paysan s’en vient, très tôt ? Avez-vous déjà senti cette odeur au lever du jour, de la terre, et regarder le soleil se lever, au milieu de cette nature ?
Le Pen en visitant les agriculteurs au salon, n’a pas parlé de « renouveau » paysan, il a parlé d’un « nouveau matin des paysans ». Il n’y avait pas de mot plus éloquent devant ses fils de la terre !
"Mesdames, Messieurs,
Comme moi aussi je viens au Salon de l’agriculture depuis 20 ans, année électorale ou pas, faites- moi l’amitié de penser que je suis ici, bien plus que par sympathie, empathie, ou même au nom d’un simple combat politique.
Non ! Je suis ici non pour des raisons politiques, même si au demeurant dans mon cas elles sont nobles, mais pour des raisons génétiques. Chez les Le Pen en effet, de générations en générations, et des deux côtés, à l’exception de mon père, patron pêcheur, mais c’était aussi un laboureur..., de la mer il est vrai, on est paysan de père en fils.
Moi, je n’ai donc pas appris l’agriculture en trayant les quartiers généraux des multinationales à Neuilly, ou en faisant des photos de petits cochons roses rue Solférino, mais en regardant ma mère faire vivre une famille, par un labeur de toutes les saisons, sur un lopin de terre à la Trinité.
C’est donc en « homme de Terre » et non en « homme de vent », des marchés financiers planétaires que je suis ici. Enfant de paysans chez les paysans. Homme aux racines, chez les femmes et les hommes enracinés.
...
Mesdames et Messieurs, je suis ici pour annoncer cette bonne nouvelle : le matin des paysans arrive.
« de remplir les coffres de leurs dirigeants , l’argent serait plus utile dans les soins à la population et au developpement durable chez eux . L’argent il y en a , il est mal dépensé c’est certain ! »
Tu as parfaitement raison ! Ils doivent aussi apprendre à gérer leurs sociétés ! Mais ne sommes nous pas hypocrites ? Leurs étudiants viennent ici, et y restent. Comment développeront-ils leurs pays si tous ceux qui sont formés sont à l’étranger ? Et en plus ici ils râlent contre le pays qui les accueillent !
Mais je ne veux pas non plus que dans notre pays, nous n’ayons même plus l’humanité de soigner les malades ! Soignons les avant de les renvoyer ! Nous ne sommes pas obligés, mais il ne serait pas à notre honneur de ne pas le faire !
Je suis d’accord et pas d’accord avec vous tous. Je crois que nous avons le devoir moral de soigner ces personnes avant de les expulser. Concernant les coûts, je considère en revanche, qu’il est anormal que les dépenses soient prises sur le compte de la sécurité sociale, qui est une caisse qui devrait être réservée aux travailleurs.
En revanche, les médecins militaire, les étudiants en médecine, et les médecins tout court pourraient aussi donner de leur temps à l’occasion.