Supprimer le droit de grève est le rêve des élites de la sphère financière et industrielle Ils aiment l’ordre et ils ont un culte pour le chef. C’est viril, il sait commander et mettre tout le monde au pas.
Cependant, on est en droit de s’intérroger. Pourquoi des intérêts privés devraient-ils supplanter un droit durement acquis par la classe ouvrière ?
Le droit des affaires doit-il tout régenter ?
Cette histoire révèle bien des questions de fond qui sont soigneusement écartées de tout débat.
Quelle école pour quelle société ? est la question que nos élites (politiques, économiques, enseignantes) ne se posent surtout pas car ils sont bien incapable de le faire.
Former des citoyens pourquoi faire ? L’économie de marché en a t-il vraiment besoin ?
Les classes dominantes éduquent leurs enfants dans la perspective de maintenir et de garder leurs privilèges. Un des moyens est bien de modifier pour le peuple le rôle de l’éducation national, dispenser un service minimum. Pour le reste, les entreprises privées feront l’affaire, les enfants sont de vrais vaches à lait pour elles.
Ces dernières ne risques pas de remettre en cause l’ordre social établi par les puissants.
Les techniques évoluent rapidement, il serait nécessaire d’investir dans les formations continues. Or que se passe t-il en ce moment ? L’état commence à brader tous ces centres de formation au privé. Je ne pense pas que ce sera moins cher pour l’individu, une entreprise privée fait du commerce avant tout,aussi on peut s’interroger sur la fiabilité d’une formation d’une boîte privée qui n’a de compte à rendre qu’à des actionnaires.
J’ai pu lire parmi les commentaires : « pour vivre heureux vivont caché ».
C’est choquant que des citoyens ou citoyennes de France devraient vivre cachés parce que leur vie intime bouscule des « préjugés ».
- ma religion doit-elle m’obligée à vivre cachée ?
- mes opinions politiques doivent-elles m’obliger à vivre cachée ?
- parce que je suis grosse ou maigre, dois-je vivre cachée ?
L’homosexualité existe depuis que le monde est monde.Seulement elle était bien cachée dans les casernes et dans les séminaires pour les messieurs et dans les couvents pour les dames.
Avant que l’école ne soit laïque et obligatoire, ce sont les gens d’église (curés et bonnes soeurs) qui s’occupaient de l’instruction des enfants du peuple.
L’équilibre sexuel de ces adultes était-il mis en avant pour leur donner le droit de s’occuper des enfants ?
Ce n’est pas l’homosexualité en soi qui est un problème.
Le problème se situe plutôt chez ceux et celles qui veulent que cela en soit un.
Une sexualité épanouie donne des individus émancipés ; ne serait-ce pas cet aspect d’un être humain que certains (nes) veulent combattre ?
Je travaille pour un organisme de type associatif de culture populaire. Les cadres de cette association qui vit grâce aux crédits d’état montrent tous les jours l’exemple de l’individualisme.
Ces gens qui devraient organiser des luttes collectives, travailler en collectif sont très souvent en R T T pendant que les salariés qui sont sous leurs ordres n’en font jamais assez.
Cette association n’est pas un cas isolé, il y a de plus en plus de salariés qui appartiennent à ce type d’assos qui vont au prud’homme parce que leur hiérarchie les traites exactement comme certaines entreprises industrielles traites les leurs:les salariés ne sont pas des citoyens mais des individus jetables.
Quand les crédits d’état se réduisent, les salariés ne sont pas licenciés car les assos n’ont pas les moyens de payer mais ils sont accusés du jour au lendemain de faute professionnelle grave ce qui dispense de payer les années d’ancienneté.
Comment revendiqué quoi que ce soit quand ceux qui sont payés pour soit disant promouvoir la culture ouvrière et populaire sont les premiers à se servir grassement de leur statut pour vivre pas trop mal.
Je crois que l’urgence est de nettoyer à la tête de toutes ces associations cette petite bourgeoisie qui s’accroche à leur salaire et qui n’ont strictement rien à faire de la misère grandissante qui les entourent.