« À quoi selon vous sont dus « les déforestations massives, les monocultures massives et généralisées et les pollutions ... »,
C’est du à un choix politique, à un choix économique.
Notre société est sous l’emprise de l’économie capitaliste depuis des siècles, vous le savez aussi bien que moi. Par exemple, dans les années 80, en Meuse, les paysans pouvaient obtenir un crédit à condition que ce paysan sème ce que le banquier avait décidé, c’est à dire plutôt que de semer du blé il lui fallait semer du maïs. Ce n’est donc pas un choix selon les besoins de la population mais un choix selon les besoins des banquiers. L’augmentation du nombre des »rentiers« , malmène plus certainement notre petite planète que »l’irresponsabilité des paysans« , que l’irresponsabilité des »consommateurs« soumis »à l’offre" et qui ne répond pas toujours aux besoins.
Et cela continue, dans le sud de la France, des plantations de maïs se sont multipliées. En plein jour et en plein soleil on pouvait voir des dizaines d’arroseurs mécaniques en fonction gaspillant l’eau précieuse. L’objectif de cette culture n’était certainement pas de nourrir les populations mais d’engranger du fric.
A ce jour, il est possible de nourrir 11 ou 12 milliards d’êtres humains mais en organisant la production alimentaire ailleurs qu’autour d’une place boursière et en gavant les rentiers qui jouent au Monopoly.
A ce jour, en France, beaucoup de paysans, d’éleveurs, de producteurs de fruits et légumes savent ce qu’il faut faire pour manger mieux et moins cher mais la finance est là et veille d’abord et avant tout à ses intérêts, pas à celui des populations.
Vous me faites penser à ces patrons qui pleuraient misère lorsque le travail des enfants a été interdit.
Dans votre raisonnement je ne vois nul part le rôle des rentiers qui investissent seulement dans ce qui peut leur rapporter un retour sur investissement à deux chiffres.
La compétitivité jusqu’à quand et au bénéfice de qui ? Un constat : regardez autour de vous ! La compétitivité jusqu’à présent a fermé des dizaines d’entreprises en France pour satisfaire l’économie de marché, ce système qui entraîne des pollutions et un dérèglement climatique qui jusqu’à présent n’est pas évalué en terme économique. Combien coûte une inondation dans un village ? Combien coûte les flots de boue qui traverse des villes et des villages, inondent les maisons, saccagent les cultures et les arbres fruitiers, etc..., etc... Combien cela coûte et qui paye ?
Incroyable mais vrai, les problèmes de notre petite planète serait du aux populations et non aux déforestations massives, aux monocultures massives et généralisées, aux pollutions de la terre, de l’eau, de l’air, aux élevages intensifs, etc...
La plus grande majorité des populations et quelque soit le pays, les gens sont pauvres même pour certains dans une grande misère. Pendant que leurs dirigeants se vautrent dans le luxe et le gaspillage, les pauvres de chez pauvres vivent avec un ou deux $ par jour et font les poubelles pour survivre.
Ce n’est pas la population en surnombre (d’après quels critères cette affirmation) qui met la planète en danger mais la vie luxueuse d’une minorité qui s’est appropriée le bien commun. L’économie de marché mondialisée capte toutes les richesses produites en laissant crevé de faim la majorité des peuples. Un homme d’affaire qui circule en avion tous les jours met plus certainement en péril l’environnement et la planète que les paysans qui cultivent du blé, du riz ou du manioc.
La bourgeoisie a fait croire au peuple qu’en coupant la tête du roi, tout irai mieux, plus de faim, plus de guerre, etc..., une fois que la bourgeoisie a pris le pouvoir il a renvoyé les gueux à leur misère et depuis, les questions de fond (partage des richesses, liberté individuelle, liberté collective, instruction) rien n’a vraiment changé. L’industrialisation massive du pays a fait quitté les gens des campagnes pour la ville, la bourgeoisie a déplacé les populations et la misère a suivi.
Avec Macron, c’est la nouvelle bourgeoisie qui prend les rênes du pouvoir en suivant à la lettre les instructions de l’Union européenne. La démocratie sans contrôle de l’économie et des finances c’est une illusion. Les bourgeois anciens et nouveaux ne veulent pas partager le pouvoir, Macron nous le montre chaque jour un peu plus. Il y a « eux » et tous les autres ne l’intéressent pas. Il y a de l’argent en France mais il n’est pas pour le peuple, il est pour les riches et les très riches, ce n’est pas difficile à comprendre quitte à maintenir une certaine « violence » dans la société par des rapports de force complètement déséquilibrés.(voir ce qui se passe avec les cheminots, avec le personnel de santé des HEPAD et des hôpitaux.
Quand Rocard a mis en place le R M I c’était pour calmer la classe ouvrière car dans le même temps que cette création du R M I, la France fermait des usines, des mines, et mettait sur la paille non pas des milliers de travailleurs mais des millions de travailleurs au nom de l’économie de marché.
Macron fait comme si les français n’avaient pas de mémoire. Les minima sociaux ne sont pas faits pour aider les pauvres mais pour maintenir la tranquillité des riches. Maintenant que les riches ont l’assurance de leur pouvoir et de leur tranquillité, il est effectivement venu le temps de supprimer les filets de protection sociale.
Quand l’état parle t-il de la baisse du temps de travail ?
Il n’y a plus assez d’emplois pour tous, puisque la délocalisation et la robotisation les suppriment massivement et les rentiers français ont la particularité de ne pas investir dans les outils de production mais dans les banques.