Liberté d’importuner et capacité à débattre sereinement
Si ces messieurs et dames mettaient autant d’énergie pour obtenir l’égalité des salaires hommes/femmes qu’ils en mettent pour avoir la liberté d’importuner, ils-elles seraient plus
Un détail qui n’est jamais mais alors jamais souligné, c’est l’état d’esprit de la société en général vis à vis des filles apprenties ou jeunes salariées (donc sous l’autorité d’un patron) des années 50 et de beaucoup de pères du milieu ouvrier. J’ai bien connu cette époque, quand une fille se plaignait d’être importunée, d’être harcelée, dans la rue, au boulot, dans le métro, à la piscine, au cinéma, etc... c’était systématiquement de la faute de la fille, elle l’avait - sans aucun doute pour personne- chercher.
Si aujourd’hui il y a quelques excès du coté des féministes, cet excès n’arrivera jamais au même niveau que l’excès des hommes vis à vis des femmes qui sont encore considérées comme chose : voir les pub, voir le traitement des ouvrières dans les métiers les moins qualifiés (femmes de ménages, assistantes maternelles, aides à la personne, caissières, etc...) tous ces métiers payés avec un lance pierres et en plus, certaines doivent subir un harcèlement sexuel pour garder leur job.
Dans un pays qui se dit civilisé, cette réalité fait tâche, même une grosse tâche. Il serait cependant urgent que tous, hommes et femmes exigent l’égalité des salaires, l’égalité dans l’accès aux emplois cadres.
Nous ne pouvons être en Démocratie tant que les citoyens sont dépendants économiquement du bon vouloir d’un patronat ou d’une banque, ce qui est la cas de la majorité des français.
Actuellement, les citoyens salariés se demandent s’ils sont vraiment en Démocratie quand un patron peut du jour au lendemain le foutre à la porte sans aucune explication. Pour le moment le blé sert à nourrir les hommes mais de plus en plus il sert à enrichir les boursicoteurs. Organiser la rareté pour enrichir les rentiers avec la bénédiction des élus, je doute qu’il puisse advenir un jour un vrai régime démocratique, les intérêts en jeu sont beaucoup trop important pour que cela se réalise.
La bourgeoisie ne connait aucun parti politique (elle aménage sa stratégie au fur et à mesure des besoins), elle ne connait que le parti de ses intérêts. Dans ce sens, effectivement Macron a arrêté un jeu entre d’un coté un parti que se dit de droite et de l’autre qui se dit de gauche.
Depuis l’annonce de la première République, où en sommes-nous en ce qui concerne l’émancipation des salariés et des travailleurs libéraux ? Tous sont pris dans les griffes de l’économie de marché et financière mondialisée, des banques et des rentiers.
Les possédants sur notre petite planète ne connaissent pas de frontières, ne connaissent pas le réchauffement climatique ni les diverses pollutions, l’essentiel étant ailleurs surtout avec les nouvelles technologies : compétition, rentabilité, bénéfice, exploitation de la nature et des hommes qui n’appartienne pas à leur classe sociale.
Je constate que plus la classe bien pensante s’occupe de la souffrance animal, sujet tout à fait légitime, moins on s’occupe de la souffrance des travailleurs au travail. Combien de morts chaque année sur les lieux de travail et des suites d’accidents de travail ?
Avec l’économie de marché que nous connaissons et que nous subissons, la souffrance des êtres vivants (animaux et êtres humains) semble inévitable. Les gens qui gouvernent ne vivent pas dans même monde que ceux et celles qui sont gouverné-e-s.
Que les intérêts supérieurs des rentiers soient mieux défendus que la santé des populations cela ne fait aucun doute, la prolongation de l’utilisation du glyphosate qui tuent les insectes qui permettent la pollinisation, ne fait plus aucun doute, les intérêts des lobbies passeront toujours avant la santé publique.