Une femme qui travaille pour trois rien à l’ extérieur de chez elle rapportera toujours plus au Capital qu’ une femme qui reste chez elle et fait elle même ce qu’elle doit faire auprès des enfants, parents, maison etc... La valeur d’usage du travail domestique n’est pas considéré comme un travail, elle n’ a aucune valeur marchande, elle n’est donc pas reconnue. Une femme qui a élevé 3 enfants et s’est arrêter pour les élever a moins de retraite qu’une femme (ou un homme) qui n’ a pas eu d’enfant et qui a fait le ménage chez les autres toute sa vie.
L’individualisme à tout crin dans les milieux modestes n’est pas une liberté mais une contrainte supplémentaire qui se paye très chère.
En ce qui concerne monsieur Plenel, je ne fais pas de commentaires, il est assez grand pour se défendre.
En ce qui concerne l’ identité d’une personne, il me semble que le problème se pose beaucoup plus pour ceux et celles qui ont peur pour leurs intérêts (quel qu’ils soient) que pour les nouveaux arrivants.
Avec le recul, je peux témoigner que jusqu’à mon mariage, on (enseignants, fonctionnaires, patrons, etc...) me demandait sans cesse d’où je venais, de quel pays je venais. J’avais beau dire que j’ étais née en France, grandit en France, de nationalité française rien à faire, je me devais d’expliquer mes origines. Or, personnellement je me foutais comme de l’ an 40 de mes origines, bien trop occupée que j’ étais à vivre, à apprendre, à participer à la vie. Je précise que j’ai la peau très clair et les cheveux châtains.
Le plus triste, j’ arrive à la retraite et je constate que rien a évolué. Ce pays en est toujours à s’interroger sur l’ identité. Pendant que l’on occupe les gens sur des sujets inutiles, la classe dominante fait ses affaires en toute tranquillité. Le renflouage des banques françaises par Sarko et la crise économique qui continue n’est pas du aux immigrés (noirs, verts, bleus,etc...) par contre ce sont bien les contribuables français de toutes les couleurs et de toutes les religions qui payent. Bizarre, les privilégiés de notre société ne parle plus d’immigrés intégrés ou non, les banquiers s’en foutent royalement.
Il y a une crise plus grave et plus proche de nous que la mauvaise note des crédits U S A.
Les grecs en sont à payer 20% d’intérêt sur leurs dettes, une restructuration de ces dettes est inévitable en conséquence, les banques allemandes et françaises risques de grosses pertes selon Paul Jorion (voir sur son site)
Le crédit étasunien a encore AAA. Donc pas de problème immédiat, c’est juste pour faire peur.
En France à chaque génération, les adultes oublient qu’ils ont été jeunes, c’est vrai.
Mais cela ne date pas d’hier, maintenant, il n’ y a plus de guerre coloniales pour que les mâles adultes envoient leurs concurrents plus jeûnes voir « ailleurs » pour leur initiation à la vie d’adulte. C’est la seule chose qui a changé.
Simplifier, simplifier, simplifier, il en restera toujours quelque chose. Dans une société gouvernée par le Capitalisme, la « jeunesse » est un poids pour les politiques. Il n’ y a pas de place pour tout le monde, effectivement. Dans les classes dominantes, la jeunesse est très très bien traitée, les jeunes de ce milieux ne font pas la queue à l’ ANPE.
Il faut aller dans les classes dominées pour faire le constat que la jeunesse n’ a pas de place tout comme beaucoup d’adultes. Ce n’est pas un problème inter-générationnel, c’est un problème avant tout social et économique. Parler de la jeunesse, comme de l’ immigration, des Roms ou des musulmans permet de détourner l’ attention des vrais problèmes, ceux qui concernent les jeunes, les moins jeunes et les plus vieux. Il n’ y a pas d’emploi et notre Petit bras ne fait rien pour en créer, ceci est valable pour toutes les générations.
Concernant la jeunesse aux U S A, je vous propose d’aller y vivre quelques années afin de voir ce qui s’y passe de l’ intérieur.
Il ne faut pas oublier qu’ à la tête du pays nous avons la fine équipe des frères Sarkozy qui n’ont qu’une seule idée, privatiser à tour de bras. Il est évident qu’en donnant une prime aux responsables académiques de chaque zone scolaire, les enseignants ont du souci à se faire, même chose pour les hôpitaux. Pas plus tard qu’hier soir dans l’ émission « Du grain à moudre », les politiques professionnels disent que le privé coûte moins cher que le public. La surcharge de travail des infirmières et des médecins vient de leur mauvaise organisation, point barre.