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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 12 octobre 2017 08:43

    Bonjour et merci.

    Cet hommage il le méritait bien Monsieur Jean Rochefort.

    Moi, j’aimais bien l’abbé Dubois (Que la fête commence) cynique et amoureux de toutes les femmes. Dans ce film on y retrouvait Noiret et Marielle (que celui-ci se cramponne, je le lui souhaite, il est le dernier de ce cinéma sautillant).

    Et, dans un film alimentaire (Titre : ?), Jean Rochefort, tueur à gages expérimenté affirmait à son apprenti, le fils Depardieu : «  Mon garçon vous avez un problème ! Bon voilà ce que je vous propose, on tue tout le monde et après on repart sur de bonnes bases ».

    Mais aussi, ces dialogues avec le génial Paul le Person dans le Grand blond… « C’est un piège à con ! » prononcé avec un léger sourire en coin et dans l’œil un sadisme de tueur gourmand…

    Et aussi, Cartouche…

    Et aussi.



  • bob de lyon 10 octobre 2017 16:18

    Bonjour.

    J’adhère à votre histoire INDÉLOCALISABLE !

    Ne serait-ce pas la fameuse arrête de poisson de Monsieur Ishigawa ? (orthographe approximative).

    Le thème, s’il m’en souvient : « Mais pourquoi dans notre entreprise le café est-il si mauvais ? »

    Temps anciens où la qualité allait de pair avec l’intérêt pour les salariés.



  • bob de lyon 5 octobre 2017 19:55
    @marceau

    C’est un fait que si les Français n’étaient pas intervenus c’est l’Angleterre ou les Etats-Unis qui l’auraient fait.

    Quelques boulets expédiés par la Navy ont traversé le ciel d’Alger et des frégates américaines croisaient avec des navires de commerce pour contrer la piraterie... ils étaient prêts à débarquer.

    Mais je crois que le traitement des Algériens considérés comme indigènes dans un département français est la raison fondamentale du soulèvement... 




  • bob de lyon 5 octobre 2017 19:43
    @Cateaufoncel

    Bonsoir et merci du rappel... J’adopte la troisième solution.

    Quant à : « Ils se sépareront de nouveau... »

    - 1962 - moins de 200 000 maghrébins résidaient en France. Aujourd’hui, après l’indépendance : quelques millions... 

    - 2016 - 775 000 demandes de visas déposées à l’ambassade de France à Alger
    (service externalisé) ; 620 000 accordées (source : Le Matin d’Alger).

    Solution. ?


  • bob de lyon 5 octobre 2017 15:43

    Bonjour Monsieur.

    Vous idéalisez la guerre d’indépendance (justifiée) de l’Algérie.

    Compréhensible et normal, si l’on comprend les frustrations, les sacrifices et le poids insoutenable de cette histoire violente subit par la population du pays.

    Je suis de la génération de ces pacificateurs de 18 ans – ouvriers, mécaniciens, fondeurs, plombiers, serruriers, comptables, manœuvres… enrôlés dans l’armée française pour mener à bien une opération de police et de maintien de l’ordre.

    Un souffle au cœur m’empêcha de participer à ces vivifiantes promenades de plein air dans le djebel.

    D’autres, j’en connais beaucoup, voire même dans ma famille, n’en ont pas gardé de souvenirs réjouissants.

    Une constante entendue lors de mes questionnements, un leitmotiv, une rengaine ressassée à l’envi par l’immense majorité de ceux qui allaient ou revenaient : « mais qu’est-ce que l’on est allés f…… là-bas ! ». Le sentiment majoritaire de la population métropolitaine était qu’il fallait en finir et partir d’Algérie.

    J’ai lu des rayons de livres sur ce conflit, de la campagne d’Égypte de Bonaparte ; aux pirateries barbaresques, aux violences des militaires de l’époque et d’après ; aux buts avoués du Prince de Polignac ; à l’établissement des premiers colons,... et dans la Mitidja aux établissements idéalistes et utopiques des apôtres saint-simoniens et proudhoniens… Bien entendu Yves Courrières, mais aussi cette admirable Madame Tillion…, et d’autres sur la résistance algérienne écrite par des combattants du FLN.

    Je croyais avoir épuisé le sujet !

    Mais il y a peu, j’ai cru comprendre que le Général de Gaulle sonna la fin du conflit pour deux raisons.

    Le plan comptable de 1947 modifié 1957 : l’Algérie rapportait moins qu’on ne le pensait, donc inutile de continuer ; ensuite : la bombe atomique. Les colonies n’étaient plus une affirmation de puissance comme au XIXe siècle, cet engin une fois expérimenté replaçait le pays comme puissance internationale.

    L’explication est lapidaire.

    Les événements, les sacrifices et les ressentiments qui courent encore aujourd’hui de part et d’autre de Mare Nostrum sont abondants.

    Sincères condoléances pour Monsieur Rheda Malek.

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