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bob de lyon

Très tôt épuisé par l’école mais cossard infatigable, je me suis enfoui insatiablement dans l’activité la plus facile : la lecture… de n’importe quoi et de n’importe qui… avec, ce qui n’arrange rien, une passion désordonnée pour la guitare.
1960, époque bénie des horizons possibles.
Mais un jour, il a bien fallu se remettre à l’ouvrage et remonter le temps pour gagner le pain quotidien du ménage. Donc je m’y suis remis. Math, physique, Français et toutes sortes de spécialités techniques ou administratives.
L’entreprise nationalisée* qui m’avait embauché offrait à ceux qui voulaient se bouger le cul la possibilité de s’instruire. Elle pensait qu’il valait mieux des salariés éclairés que du personnel inculte.
Autre temps où l’investissement servait le bien public et l’intérêt général.
Je l’en remercie. Elle m’a permis de faire une belle carrière et finalement de vivre heureux.
* Ne cherchez pas, cette entreprise de service public n’existe plus, sacrifiée sur l’autel de l’ultralibéralisme par M. Jospin, trotskiste atrabilaire. Bien entendu cette réflexion n’engage que moi.

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Derniers commentaires



  • bob de lyon 11 juillet 2017 13:15

    La question c’est que Macron veut être tout ;  c’est-à-dire : philosophe, économiste, écrivain, constructeur d’autocars, organisateur de J.O., futur prix Nobel (d’on ne sait quoi), etc.

    Cette expression il la voulait littéraire, poétique, comme une envolée théâtrale avec un soupçon de romantisme lyrique.

    Cabotin un moment, il simula d’oublier qu’il était Président de la République pour nous en mettre plein les oreilles ; mais nous, les rugueux aux cerveaux carrés, à cet instant, n’avions pas en tête les poèmes de Lamartine ou les tirades de Rostand ; hélas, au premier degré nous prîmes cette métaphore…

    Comme quoi, on ne gagne jamais à trop s’éloigner du champ lexical de sa spécialité.



  • bob de lyon 10 juillet 2017 08:47

    @Et hop !

    Bonjour,

    Bien évidemment, M. Macron ne ressemble en rien à Bonaparte (peut-être la taille ? environ 1.67 m)  mais enfin celui-là  construisit sa légende en se mettant en scène par l’utilisation de son organe de presse : le Bulletin de la Grande Armée.

    Nous y sommes puisque le journal d’« En Marche », papier ou virtuel, sort ces jours !

    Quant aux propos sur la banque, je serais plus dubitatif, vu l’état de la fortune en fin d’exercice et le pillage de l’économie par la famille Bonaparte d’une rare cupidité…

    Salutations agoravoxiennes.



  • bob de lyon 7 juillet 2017 09:59

    @microf

    Souvenir.

    Décennie 1990, France Inter, émission avec Laurent Ruquier, l’invitée Madame Anne Sinclair, divorcée de Ivan Levaï et remariée avec Strauss-Kann.

    Bruno Masure questionne Anne Sinclair sur le choix de ses époux.

    Réponse : « il m’aurait été impossible de me remarier avec un non-Juif ! C’est un choix intime, il fallait que mon mari soit Juif ! »

    Tout est dit.

    Quant à la présupposée haine des Français pour tout ce qui est allogène, le Gaulois traditionnel (60 % de cette population ne croit en rien du tout : merci Voltaire – qui n’était pas athée -  et surtout Rousseau) aimerait qu’on lui foute la paix avec toutes ces mythologies à la mords-moi-le nœud !

    La Loi de Dieu R.A.B.

    Lisez ou relisez l’histoire de ce pays (la période du XVIe est généreuse en assassinats) et vous comprendrez.

    Bien à vous.



  • bob de lyon 7 juillet 2017 08:37

    Grain de sel :

    Les Juifs plus intelligents que la moyenne ?

    Les enfants, dès l’écriture de la première Torah, avait l’obligation de la connaître profondément donc de la lire, et donc, auparavant, d’apprendre à lire… Les enfants de confession juive apprenaient à lire très tôt.

    De l’Antiquité, au Moyen-Âge, et aujourd’hui encore les juifs sont considérés comme des lettrés.

    Ils lisaient, décodaient les texte, les interprétaient, donc disposaient des clefs de la connaissance : une porte ouverte sur l’universel… ce qui renforçait leur homogénéité culturelle mais les isolait de la communauté proche, régionale et nationale.

    Au Moyen-Âge, sous Louis-le-Neuvième, imaginons un enfant juif au milieu d’un troupeau de lardons de la multitude vulgum pecus.

    La lecture obligatoire, chez nous n’apparut qu’à la fin du XIXe siècle.

    Le savoir forge cette communauté depuis l’Antiquité. Enviée et méprisée par la majorité du corps social, elle devient cependant indispensable et haïe des pouvoirs royaux représentants de Dieu sur terre.

    Leurs pires ennemis, tapis derrière les piliers de cathédrale étant, bien entendu, l’autre possesseur de la lecture et du verbe : l’évêque et son armée de moines et de religieux.

    L’accès à la propriété foncière n’est pas interdit mais difficile, isolée intellectuellement – atteint aussi de l’hybris d’une pseudo supériorité intellectuelle, maladie facilement transmissible que l’on soit juif ou pas, différent par la religion (de surcroit accusé du crime d’un nommé Jésus) la ghettoïsation devient protection.

    La prise de Constantinople par les Turcs entraîna la fuite des Juifs qui partirent avec, sous le bras, des monuments de littérature et de philosophie grecque

    On leur doit la période de la Renaissance, qui sortit notre Occident de la monotonie papale.

    Les Médicis les remercient encore.



  • bob de lyon 5 juillet 2017 10:06

    Et encore parle-t-il des gares, où ne sont achetés et lus que des romans bénits à l’eau de rose ; mais – hypothèse inconvenante – que dira-t-il, notre philosophe ultra libéral, lors de l’inauguration improbable d’un parc de stationnement d’autocars, dans une banlieue perdue au milieu de folles avoines griffues et de buissonnées épineuses, à proximité d’un bidonville en métastase permanente, peuplé d’untermensch à la peau noire ou grise !

    Soyons rêveur : que pensera-t-il, lorsque attentif et, selon son habitude : le nez chafouin baissé et l’œil torve, il déchiffrera les titres des livres que les clients auront sous le bras, lorsqu’ils escaladeront le marchepied de ce transport à 2 balles, véritable quatrième classe inventée par icelui et qu’il lira :  Contrat social, Candide, L’esprit des lois, Les Misérables, le Capital, Germinal, Histoire du patronat français sous l’occupation, …

    La majorité des Français n’est pas dupe, et en écoutant les réflexions de passagers de transport en commun, entendues hier à son propos, ses communicants (j’en connais au moins un, n’est-ce pas Jean-Marie !) devraient le convaincre de se défroquer de ses habits de Premier Consul (le Pont d’Arcole, la Campagne d’Égypte ne sont pas à l’ordre du jour et le 18 Brumaire semble hors d’atteinte !).

    Ils lui proposeraient aussi d’accélérer son pas de marche pour ressembler - un peu (n’exagérons pas !) - à tout le monde…

    Enfin, vous savez, à ceux qui vont trimer et qui courent en permanence pour arriver ponctuels chez les affidés de Monsieur Gattaz qui bientôt ne les paieront plus qu’à 1 € de l’heure, voire moins, ou mieux encore, tiens : selon leur bon vouloir !

    En avant et fermer vos gueules les esclaves ! Entendez plutôt les encouragements énergiques, les applaudissements fraternels et les remerciements spontanés de la CFDT…

    Vive l’avenir et les lendemains qui chantent !

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