Il n’y a pas d’intervention de l’Europe là dedans. Je dis simplement qu’on a tendance à regarder ce qui se fait de mieux chez nos voisins pour en tirer le meilleur.
Si les Français s’impliquaient davantage dans les enjeux européens, ils auraient aussi davantage le sentiment de diriger l’Europe (aux côtés des autres peuples du continent). C’est en fustigeant l’Europe qu’on acquière le sentiment de s’en éloigner.
Il faut laisser les forts prospérer tout en aidant les faibles à subsister : cette équation, à mi chemin entre la loi de la jungle et le nivellement, est normalement ce que nous aurions du avoir aujourd’hui si la crise économique n’avait pas frappé le monde en 1973.