@Fanny Les syndicats jusqu’en 2019 ( première réforme des retraites, avortée pour cause de Covid ) n’ont pas défendu les salaires des enseignants. Trop de bonnes femmes bien nées et bien mariées ( à des cadres du privé ou des professions libérales ) parmi les profs, sans doute ... Quant à la retraite, c’est théoriquement 75 % des 6 derniers mois mais : - à condition d’avoir fait une carrière complète ; - sans retraite complémentaire financée par l’employeur ; - et puis 75 % d’un salaire de fin de carrière qui est celui d’un débutant en Allemagne ...
Je souscris aux propos concernant l’école inclusive. Elle a beaucoup complexifié la tâche de l’enseignant ( du public car le privé en prend fort peu sa part ) sans répondre aux besoins de tous les enfants handicapés, loin de là. Sous couvert d’inclusion, on a fait des économies ( celles de l’enseignement spécialisé ) sur le dos des élèves.
Il est important de souligner que cette école n’est pas égalitaire. Ce sont souvent les parents les mieux informés, relationnés et persévérants qui obtiennent les aménagements scolaires pour leurs enfants. En classe ensuite, certains élèves dys. ou autres s’estiment dispensés de tout effort de travail ou de comportement puisque les professeurs s’adaptent à eux. Zemmour avait été très maladroit en 2022 quand il avait dénoncé ce que la situation comporte de délétère mais, sur le fond, il n’avait pas tort...
Il n’y aura jamais de respect de l’autorité de l’enseignant tant que les parents pourront contester les devoirs, les notes et les punitions ou diffamer anonymement un professeur en conseil de classe. Satisfaits ( comme consommateurs ) ou remboursés ( comme contribuables ), voilà leur mentalité !
Le métier est tombé très bas : la grande majorité des Français pensent que les enseignants travaillent peu et mal. Et ce n’est pas devenu entièrement faux. Un bon prof, c’est celui qui maîtrise sa matière et la pédagogie de celle-ci ( pas celui qui multiplie les projets bidons pour ne pas bosser ou qui joue au travailleur social ). Mais les jeunes enseignants d’aujourd’hui ont été formés par une école qui avait déjà renoncé à la transmission du savoir au profit du pédagogisme. Et, comme ce n’est pas la perspective d’être prolétaires toute leur vie qui peut attirer les meilleurs d’entre eux ...
Virer les idéologues de l’institution ne suffira pas ( même si c’est nécessaire ). Il faudrait une autre société, avec de l’appétit pour l’intelligence et la connaissance. Et pas seulement pour creuser le canapé devant Netflix en engloutissant des pizzas et en fumant des joints ...
@mac Mon désespoir ! Au lieu d’une grévounette de plus, une grève longue durée, de sorte à mettre les parents et l’économie dans la plus grande difficulté ( car de la maternelle à la 5e, que faire des loupiots, sans compter les autres dans la rue ? ). Sûr que les fédérations de parents d’élèves et les représentants des employeurs sommeraient le gouvernement de négocier sans tarder ! Etre si nombreux, si puissants collectivement ... et si bêtes ! J’en suis malade ...
La Russie est grande comme 17 fois la France. Au moins ... C’est assez dire que les distances sont immenses. Et le climat n’a rien de comparable avec celui de l’Europe occidentale. Dans des conditions naturelles pareilles, les équipements et infrastructures du pays sont éternellement en travaux, en réparation, en cours de modernisation. Eté comme hiver.
L’investissement nécessaire est considérable du point de vue financier et humain. Et l’actuelle décennie devait être celle de l’amélioration des conditions de vie du peuple russe. L’Histoire en a décidé autrement. Raison de plus pour souhaiter la paix et tout ce qui y contribue. Est-ce que la France y contribue « pour de vrai » ?