Les
pertes du thermique (charbon, gaz, fiel ou nucléaire ) sont dus à la convention
internationale qui considère que l’énergie restituée sous forme
d’électricité est égale à un tiers de l’énergie totale
dégagée par la réaction.
Les deux autres tiers sont
comptabilisés comme des pertes. Il s’agit par exemple de la
chaleur qui produit le panache de vapeur d’eau au-dessus des
centrales. Cette convention explique le très gros écart entre
l’électricité primaire d’origine nucléaire et l’électricité
finale d’origine nucléaire. Les centrales thermiques classiques
ont également des pertes de rendement du même ordre, mais qui, en
France, représentent des volumes beaucoup moins importants.
Il
s’agit donc de pertes conventionnelles et ce quelque que soit le type
de combustible (charbon, fiul, gaz, atome) et non pas de pertes liés
à un rendement énérgétique.
Une simple consultation des données du bilan énergétique suffit à comprendre cela. C’est peut être trop compliqué pour Cabanel.
« à votre avis, ou sont passé les 120 mtep manquant ? ils sont perdus à la production, et pendant le transport. »
i)
Petit rappel : pour 271,5 Mtep produits en France, un peu moins
de 150 Mtep
arrivent chez le consommateur ( lien 1 Wikipédia) car le transport
de l’énergie provoque un gros gaspillage de celle-ci,
ii) et
le rendement des centrales nucléaires n’est que de 30% (lien 2 sur
« constructif.fr »).
Comment
peut on en si peu de mots proférer autant d’énormités ?
i)
Donc Cabanel nous dit que la perte totale d’énergie est (271,5-150)
soit 125 Mtep (55%)
55% de perte, diable !!! c’est énorme,
mais le lien Wikipédia donné par Cabanel a été (sciemment ?) mal
interprété, car Cabanel ne donne que la consommation finale sans
donner les consommations intermédiaires, soit 98,2 Mtep de
transformation d’énergie (dont le plus gros est la transformation de
Pétrole en électricité) et les consommations non énergétiques
pour 15,9 Mtep.
Le bilan est donc : Ressources : 270,7
Mtep Emplois : 276,1 Mtep
Les emplois sont donc mêmes
supérieurs aux ressources (grâce aux stocks d’énergie comme stocks
de gaz, d’eau hydraulique, stocks de pétrole...)
(dans la
réalité, les vrais pertes d’énergie sont de 1,9% mais je ne veux
pas rentrer dans les détails).
ii) la deuxième partie de
l’assertion de Cabanel est « Le
Rendement des centrales nucléaires n’est que de 30% »
Nota
1 : le renvoi donné par Cabanel ne parle pas du tout des
centrales nucléaires, c’est pas grave, les lecteurs de Cabanel
n’iront jamais vérifier. Où donc Cabanel a pu sortir ce rendement
de 30% ?
Parle t il de disponibilité des centrale nucléaires :
elle est de 78,5% Nous parle t il des pertes en ligne sur les
réseaux électriques ? Les pertes techniques physiques sont de
l’ordre de 2,5%.
Impossible de savoir d’où peut venir ce
chiffre de 30% de pertes.
Conclusion : Cabanel nous informe
que les pertes d’énergie sont de 51% alors qu’elles ont e 1,9% et de
que le rendement du nucléaire est de 30% amors qu’il est de 79%.,
2 énormités en très peu de mots, 2 énormités pour
tromper les lecteurs.
Monsieur Cabanel, pourriez vous apporter
des modifications à votre texte ?
Il serait dramatique
de penser que vos lecteurs sont trompés. Sciemment ou pas ? je
me pose la question, mais j’attends les corrections.
Un Israélien a un niveau de vie 17 fois supérieur à celui d’un
Palestinien, mais, me direz vous, Israël empêche les Palestiniens
de se développer, Israël les étouffe. Imaginez 8 millions
d’israéliens (dont 2 millions d’arabes) qui encerclent 360
millions d’arabo musulmans.
C’est trop cruel.
C’est vrai, les Palestiniens auraient pu prétendre au même
niveau de vie que la Syrie ou l’Égypte ou la Jordanie ou le Liban,
par exemple, les voisins les plus proches.
Mais, m’objecterez vous, ces chiffres ne veulent rien dire,
l’argent et ce que cela entraîne,la démocratie, le progrès, la
santé, l’éducation, c’est du pipeau.
L’important dans une
société, c’est de ne pas reconnaître l’existence d’Israël.
Et surtout y penser tout le temps.
Ça c’est une attitude plus constructive que de s’emmerder à
améliorer le niveau de vie de ses concitoyens.
Si j’ai pu inciter Madame Walter à consulter son dictionnaire, tant mieux, c’était le but de la manoeuvre.
Quant à la formule ’à volo« que Madame Walter dit promouvoir, je lui préfere celle de la langue Yupik (branche sibérienne de l’Inuit) qui est : » Pingasut sisama tallimat angun«
Ce qui veut dire : »comme une vol de cormorans le soir au coin du feu"
Ma formule a le mérite d’être plus facilement comprise par mes contemporains, en plus de ne pas être snob pour un sou.