@Fergus Dans votre petit village, tout le monde se connait et est certainement plus solidaire. Tout le monde peut interpeler le maire pour lui dire que la fontaine est bouchée... et puis, les moyens étant limités, on n’investit normalement pas dans n’importe quoi, pas de piscine, de centre nautique avec 75 toboggans, de médiathèque... pas de concours à la con genre ville fleurie 3 étoiles... dans un petit village, madame Michu met ses propres fleurs devant sa maison, sans espérer être récompensée par un sous adjoint aux espaces verts qui filent des médailles sur des crédits qu’il dépense pour pouvoir en réclamer autant l’année prochaine. Dans votre petit village, on va à l’essentiel, on n’a pas de budget pour le journal de la commune rempli de photos à la gloire du maire, il s’en fout. Pas de fête de la saucisse où on invite des pontes des USA car on s’est jumelé avec Reno pour en retour pouvoir se balader au frais du contribuable là bas.
A Nancy, sur le petit marché devant le Saint Seb, une apicultrice faisait gouter ses produits, vanter la différence entre tel pot et tel autre, on a pu échanger sur la menace du frelon asiatique et sur le nombre de ses ruchers, la météo... Bref, un échange tout à fait sympathique, qui s’est effectivement traduit par quelques échanges commerciaux.
Le lendemain, chez le rival messin, rebelote, marché du samedi devant la cathédrale, et là, c’est un marchand de pain d’épice qui faisait gouter sa marchandise ... et que je te propose du pain d’épice nature, ah tu n’aimes pas, tente tel autre à la figue ou à l’orange... Et pareil, on a pu échanger sur la localisation de son atelier, sur le fait qu’il ne faisait plus que les marchés, ne voulant plus payer un loyer etc... Bref, on a bien papoté, ce qui lui a permis de refourguer de la camelote alors que je ne suis vraiment pas un grand fan de pain d’épice.
J’ai même fini par dire à mon amie « c’est quand même vachement sympa de faire son marché ». Le cadre, le contact humain, c’est quand même rafraichissant.
@L’apostilleur vous pouvez définir le concept de « bon français »... je ne sais pas si je suis un bon français mais par rapport à vous mentors Zemmour ou Ciotti, quand le drapeau m’a appelé, je ne me suis pas débiné.
En tant que rejeton de rital/macaroni, je tenais à vous présenter mes excuses d’être né dans votre beau pays et donc de vous déranger avec mes odeurs et ma culture de merde. La prochaine fois que ma mama me fait des raviolis, je penserais à lui foutre une baffe, on mange du cassoulet ici.