Plus un matériau est dur, plus il est cassant. A l’inverse plus il est mou plus il est souple.
Le fer à l’état brut est relativement mou. En l’enrichissant avec du carbone vous le rigidifiez et le rendez aussi plus cassant.
Ainsi si vous chauffez une structure acier vous la rendrez plus ductile, ce qui signifie moins cassante et plus élastique. La rupture sera donc progressive et pas brutale, si jamais il y a rupture. Il n’y a donc plus de chute libre possible.
Car officiellement les plus hautes températures n’ont pas dépassé 600 degrés, et encore cela concernait des poches. Le facteur de sécurité des structures de la façade est de 5 et celui du noyau de 3. Donc même en chauffant à 600 degrés partout et uniformément (ce qui n’était pas le cas), les coef de sécurité l’emportent de loin sur la perte de résistance des strucures porteuses. Pas besoin d’être un méga expert pour le comprendre. En plus dans tout ceci on oublie la protection thermique de l’amiante qui ralentie considérablement les transferts de température ainsi que la conductivité du fer qui elle au contraire dissipe très bien la chaleur sur le reste dela structure. L’acier des structures pour atteindre la température extérieure devrait alors prendre des heures entières, et non une demi heure, ou une seule heure.
Il reste peu de marge donc pour la VO, si toutefois il lui en reste une.
A un moment, millieu de la vidéo il dit : pull it. Il fait donc référence à un objet et non à des personnes. D’autre part les pompiers n’étaient pas dans l’immeuble. Sinon il aurait dit : "and they made that decision, to evacuate".
Il a employé deux fois le verbe "to pull", qui veut dire tirer. En anglais on n’utilise- pas ce terme pour dire "sortir", "évacuer". En revanche il est employé dans le jargon des démolisseurs pour désigner une démolition.
Il finit par cette phrase, "then we watch the building collapse".