Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
Ce n’est pas parce que vous cachez l’histoire... qu’elle n’existe pas !
. Et plus simplement encore, ce n’est pas parce que l’Histoire n’est pas apparente qu’elle existe et qu’il faut la soupçonner cachée quelque part... Un travers trop courant chez les fabricants de vérité...
je comprends l’exaspération du peuple russe en face d’un occident qui ne souhaite que le rabaisser et transformer ce grand pays en lupanar géant
.
L’occasion de remettre les faits en parallèle,et les pendules à l’heure !
En 91, la Russie n’est plus rien, rien d’autre qu’une ruine..
C’est alors très naturellement et fort logiquement que le reste du monde, et surtout les puissances restantes, cessent de considérer la Russie comme leur égal.
Passé 91, la Russie sombre dans l’anarchie. Tout s’est évaporé : la puissance économique, financière, idéologique et militaire !
Il n’y avait alors aucun mépris à ne plus avoir de considération pour ce qui n’était plus. La puissance russe n’était plus !
Seul demeurait le souvenir que les Russes avaient de leur puissance disparue et l’illusion d’en jouir encore...
Il n’y a que ça pour expliquer le mépris ressenti par les Russes, mais certainement pas la posture distante de l’Occident qui n’avait que faire d’une puissance déchue et dont il avait toutes les bonnes raisons de se féliciter de l’effondrement. A quoi bon les guerres froides si elles ne devaient, un jour ou l’autre, aboutir ?
L’auteur est indulgent avec son « correspondant »... Celui-ci, Guy Troisbord, nous livre un gloubi boulga indigeste, une mixture qui s’affranchit commodément des articulations nécessaires à une pensée construite...
Une mixture faite des ingrédients habituels : l’aveuglement du suppôt des traditionnels malfaisants, l’Otan, l’Europe, l’Amérique, la diabolique Van der Leyen, l’inévitable BFMTV, quelques relents de Gilet-Jaunes, le « camp du mal », celui des poivrots ces « vrais Français », le « camp du bien », celui des vendus, coupables de trahison de la patrie et d’abandon de leurs citoyens frères, etc...
Procès en arrogance, en complexe de supériorité, en vanité même...
On conclura rapidement à l’incapacité de ces « inférieurs complexés » à penser et à s’exprimer en dehors des habituels champs lexicaux...
Dommage, cette réponse de bon aloi à une publication, de trop bon aloi peut-être, eût pu être un vrai moment d’intérêt voire de plaisir...
Certes la Russie a juridiquement tort dans l’affaire
.
Peu importe, il ne s’agit pas d’une affaire juridique.
Il n’y a pas de guerre légale ou illégale...
La guerre est par définition un état de crise et, par là même, un défit au Droit.
Il est bien sûr illégal de franchir les frontières et de porter atteinte à l’intégrité d’un état... mais il n’est pas interdit d’en avoir l’audace et d’arguer d’un motif qui justifie l’agression...
Il est par ailleurs interdit de se livrer à des actes contraires aux lois de la guerre... mais le conflit armé n’est pas en soi un crime de guerre...
Ce qui cloche dans le cas du conflit russo-ukrainien, c’est la validité du motif de l’agression russe.
Cette même Russie dont on exagère, volontairement, le potentiel militaire.
.
« On » n’est autre que la Russie elle-même...
La Russie qui se répand depuis plus de dix ans en annonces tapageuses et en vidéos sur ses innovations en armement et sur sa toute puissance militaire retrouvée...
D’ailleurs, toutes les tentatives occidentales de minorer les prétentions russes sur le sujet ont entraîné, ici et ailleurs, l’ire des suppôts de Poutine... Le Russie avait, nous disait-on, un potentiel militaire insoupçonné, un potentiel à faire pâlir de peur les puissances occidentales...
Nous voilà aujourd’hui renseignés sur la réalité de tout ça... et par la Russie elle-même !