Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
On l’aura compris, ce qu’on reproche essentiellement ici à Emmanuel Macron, c’est d’être Président en exercice...
De fait, un Président en exercice, ça agit et ça se montre... et c’est plutôt souhaitable...
L’affaire se produisant en période électorale, les simples candidats, qui eux ne sont pas aux affaires, doivent se contenter d’ergoter... et de fait, ils ergotent... tellement plus commode...
Faut-il s’en plaindre alors ?
Quel peuple d’électeurs pourrait se plaindre d’avoir à juger d’un candidat sur le fondement de son action réelle et connue ?
Il faudrait être bien bête pour y préférer les programmes et les jolies photos sur papier glacé, les belles formules scandées dans les meetings, les belles promesses qui n’engagent que... enfin, vous savez... Bien bête et esclave du fantasme...
Appellera-t-on ici encore au « réalisme politique » ?
« Oui 30,83%, Non 69,17% » nous dit l’auteur et de poursuivre « Pourquoi vont-ils alors voter peut-être encore Macron ? »...
A cette remarque simpliste, répondons simplement...
Tout d’abord, si les Français ne semblent pas plus satisfaits que ça du bilan de Macron, ils ne sont pas pour autant plus satisfaits du programme des autres candidats...
Ensuite, faisons remarquer la curieuse analogie entre les 30% de satisfaits du bilan de Macron et les 30% d’intentions de vote Macron au premier tour...
On peut donc aisément répondre à cette question qui ne se posait pas en disant que si les Français s’apprêtent à réélire Macron alors qu’ils ne sont que 30 % à s’en dire satisfaits, c’est parce qu’il y a deux tours à l’élection... Les insatisfaits eux aussi voteront Macron au second tour pour s’éviter pire que Macron... toujours ça...
« Macron est aujourd’hui dans la même trajectoire » que Hollande après les attentats et jusqu’à l’élection de 2017, nous dit l’auteur...
Sauf que Macron était déjà en tête des attentions de vote avec 25% avant le déclenchement de la guerre...
On voit donc mal en quoi sa trajectoire ressemblerait à celle de Hollande après les attentats... et dont la popularité était déjà bien faible avant les attentats...comme en 2017...
Avant d’aller plus avant dans l’étude de ce papier, faisons remarquer que si l’auteur envisage un « vol d’élection » par Macron, à cause ou grâce à la guerre, et oublie singulièrement d’envisager « un vol d’élection » par Zemmour, à cause ou grâce à la guerre aussi !
Que penser d’un aspirant à la fonction de chef d’Etat qui n’aurait pas de conception de l’environnement international de la France, ni d’intention à son égard ? La présidence d’un comice agricole pourrait lui suffire... croyez pas ?