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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 14 janvier 2009 09:32

    Deux heures après ce commentaire qui met en cause Sarkozy, son score est : moins trois.

    A vrai dire, c’est sans importance. Mais ça prouve quand même que le service de presse de notre très médiatique Président regarde Agoravox attentivement.



  • Céphale Céphale 14 janvier 2009 07:39

    Et pendant ce temps, que fait Sarkozy ? Dimanche, il a reçu la lettre suivante, à laquelle il n’a pas daigné répondre.

    Monsieur le président de la République,

     Nous nous adressons directement à vous en tant que chef d’un État qui a pour doctrine officielle le respect des droits de l’homme, où que ce soit, et pour coutume de prendre au sérieux le droit international. Vous n’êtes pas, quoi qu’on puisse penser de vos prises de position, resté personnellement inactif devant la tragédie qui se déroule en ce moment sur les rives de la Méditerranée. Vous êtes le seul en France qui puisse donner une suite effective à notre requête : l’envoi sans tarder au large des côtes de Gaza du navire-hôpital de la Marine nationale. Le droit d’initiative humanitaire reconnu par les Conventions de Genève, et déjà maintes fois mis en pratique par notre pays, vous y autorise. La situation sur le terrain l’exige.
     Étant donné le niveau de mortalité par violence directe aujourd’hui atteint sur ce territoire archi-comble (et qui n’a d’autre équivalent, d’après les premiers chiffres, que celui atteint à Grosny lors des bombardements russes de 1999) ; étant donné la quantité de blessés civils qui meurent sur place faute de soins ; étant donné l’importance des séquelles et des pathologies de toute espèce qui se feront jour après toute éventuelle cessation du conflit, ce bâtiment, qui s’est déjà déplacé sur les côtes libanaises dans des circonstances moins dramatiques, aura une rude et lourde tâche.
     Indépendamment du nombre de vies qu’il pourra sauver, un tel geste témoignerait de plus, avec éclat, face à des opinions publiques ici et là qui en doutent de plus en plus, qu’un pays occidental n’a pas nécessairement deux poids deux mesures quand il invoque le droit international et humanitaire ; que la France sait rester fidèle à ses meilleures traditions ; et que l’Union pour la Méditerranée dont vous avez pris l’heureuse initiative, loin d’être un vain mot, peut se traduire en temps de crise par des mesures concrètes de solidarité humaine.
     Les médecins, diplomates, juristes, journalistes ou simples témoins des conditions de survie régnant à Gaza, qui signent cet appel, veulent croire que vous aurez à cœur de lui donner suite en toute urgence.
     Veuillez agréer, Monsieur, le président de la République, l’expression de nos sentiments très attentifs.

     Raymond Aubrac,
     Carole Bouquet,
     Rony Braumann,
     Monique Chemillier-Gendreaux,
     Régis Debray,
     Stéphane Hessel,
     Mireille Mendès-France,
     Gilles Perrault



  • Céphale Céphale 14 janvier 2009 07:34

    Et pendant ce temps, que fait Sarkozy ? Dimanche, il a reçu la lettre suivante, à laquelle il n’a pas daigné répondre.

    Monsieur le président de la République,

     Nous nous adressons directement à vous en tant que chef d’un État qui a pour doctrine officielle le respect des droits de l’homme, où que ce soit, et pour coutume de prendre au sérieux le droit international. Vous n’êtes pas, quoi qu’on puisse penser de vos prises de position, resté personnellement inactif devant la tragédie qui se déroule en ce moment sur les rives de la Méditerranée. Vous êtes le seul en France qui puisse donner une suite effective à notre requête : l’envoi sans tarder au large des côtes de Gaza du navire-hôpital de la Marine nationale. Le droit d’initiative humanitaire reconnu par les Conventions de Genève, et déjà maintes fois mis en pratique par notre pays, vous y autorise. La situation sur le terrain l’exige.
     Étant donné le niveau de mortalité par violence directe aujourd’hui atteint sur ce territoire archi-comble (et qui n’a d’autre équivalent, d’après les premiers chiffres, que celui atteint à Grosny lors des bombardements russes de 1999) ; étant donné la quantité de blessés civils qui meurent sur place faute de soins ; étant donné l’importance des séquelles et des pathologies de toute espèce qui se feront jour après toute éventuelle cessation du conflit, ce bâtiment, qui s’est déjà déplacé sur les côtes libanaises dans des circonstances moins dramatiques, aura une rude et lourde tâche.
     Indépendamment du nombre de vies qu’il pourra sauver, un tel geste témoignerait de plus, avec éclat, face à des opinions publiques ici et là qui en doutent de plus en plus, qu’un pays occidental n’a pas nécessairement deux poids deux mesures quand il invoque le droit international et humanitaire ; que la France sait rester fidèle à ses meilleures traditions ; et que l’Union pour la Méditerranée dont vous avez pris l’heureuse initiative, loin d’être un vain mot, peut se traduire en temps de crise par des mesures concrètes de solidarité humaine.
     Les médecins, diplomates, juristes, journalistes ou simples témoins des conditions de survie régnant à Gaza, qui signent cet appel, veulent croire que vous aurez à cœur de lui donner suite en toute urgence.
     Veuillez agréer, Monsieur, le président de la République, l’expression de nos sentiments très attentifs.

     Raymond Aubrac,
     Carole Bouquet,
     Rony Braumann,
     Monique Chemillier-Gendreaux,
     Régis Debray,
     Stéphane Hessel,
     Mireille Mendès-France,
     Gilles Perrault



  • Céphale Céphale 13 janvier 2009 21:14

    La poursuite du massacre des habitants de Gaza s’explique facilement par le fait que l’Etat d’Israël est entre les mains de tueurs fous. La cause de leur folie ? alors qu’ils dirigent un tout petit pays (21.000 km2 et 6 millions d’habitants), ils ont la quatrième armée du monde, équipée par les Etats-Unis, et le monde se plie à toutes leurs volontés. Situation unique dans toute l’histoire.



  • Céphale Céphale 13 janvier 2009 16:19

    Mark LeVine, professeur d’histoire du Moyen Orient à l’Université de Californie, vient de publier sur Al Jazeera ce mardi un article dont voici un extrait.

    Qui sauvera Israël d’elle-même ?

    Les Israéliens en sont clairement incapables. Leur addiction généralisée à l’illusion que le pouvoir implique la violence atteint le niveau d’une maladie mentale collective.

    Comme le journaliste de Haaretz Yossi Melman l’expliquait le 10 janvier : « La société israélienne s’est faite une nouvelle image d’elle-même, celle d’un fou qui a perdu son image. »

    Ce n’est pas le cas des Palestiniens, trop nombreux à en être les proies.

    Ce n’est pas le cas du Quartet pour le Moyen Orient, de l’Union Européenne, des Nations Unies, ou de la Ligue Arabe, totalement impuissants devant la politique israélienne.

    Ce n’est pas le cas de ceux qui dirigent l’organisation juive aux Etats-Unis et en Europe, encore plus aveugles que la plupart des Israéliens devant ce qui arrive, mais autorisant finalement un débat sur la sagesse des politiques de leurs gouvernements.

    Ce n’est pas le cas de la communauté des juifs progressistes, à laquelle il faudra encore plusieurs années pour augmenter son pouvoir social et politique afin de défier le statu-quo.

    Et ce n’est pas le cas des personnages politiques américains, les uns ne voulant pas courir le risque de déplaire à l’électorat juif, les autres ayant subi un tel lavage de cerveau par le barrage constant de la propagande diffusée par le « lobby israélien » qu’ils sont incapables de porter un jugement indépendant sur le conflit.

    Pendant la course à la présidence, Barak Obama a été présenté comme une figure messianique. L’idée qui faisait sourire ne semble plus aussi amusante maintenant. On imagine difficilement que quelqu’un d’autre puisse sauver Israël, les Palestiniens, et le monde entier, de quatre années encore de violence insensée.

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