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cevennevive

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Retraitée, éco-citoyenne, tendance minimaliste. Cévenole à tête dure. 
Etudes de lettres (lointaines...)
De prime abord, je ne crois jamais en ce que l'on me dit de façon péremptoire, je vérifie, et si je ne le peux pas, je réfléchis, je compare.

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  • Premier article le 17/02/2011
  • Modérateur depuis le 27/04/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • cevennevive cevennevive 16 janvier 2013 16:23

    Bonjour Fergus et tous,

    La mémoire se cultive, bien sûr. Et il est vrai qu’autrefois, nous apprenions par coeur tables de multiplication, récitations et lecons au mot et à la virgule près.

    Dans mon village, il y avait quelques très vieux (qui sont presque tous partis aujourd’hui) capables de se souvenir des dates de naissance de tous les habitants. Francis, (92 ans) me disait, quelques jours avant sa mort : « toi, Danielle, tu es de 45 ».

    La plupart de ces vieux savaient les principales dates de l’histoire de notre pays ! Probablement parce qu’ils les avaient apprises par coeur étant petits, car il n’y avait pas de bibliothèque dans les maisons à l’époque.

    Quant à moi, d’une génération suivante à la leur, je peux encore réciter plusieurs fables de La Fontaine, de larges morceaux de Racine ou autres, comme si je venais de les apprendre. Tout cela est « gravé » pour la vie.

    Il est certain que nous retenons surtout ce qui nous a plu, ce qui nous a touché, mais je suis sûre que le fait d’apprendre par coeur, de réciter, est primordial pour la conservation dans notre mémoire.

    Et puis, un conseil : si vous avez peur de perdre un peu de votre faculté de retenir, allez chanter dans une chorale ! Il faut connaître les paroles des chansons, et le fait qu’elle soient en musique aide beaucoup.

    Alors, vous chanterez : « j’ai la mémoire qui flanche, je n’me souviens plus très bien, quel pouvait être son prénom, ni quel était son nom. Il s’appelait, on l’appelait, comment l’appelait-on ? pourtant c’est fou, ce que je l’ai, appelé par son nom... »

    J’ai bien peur, hélas, que la jeune génération perde un peu de ce patrimoine personnel qu’est la mémoire. Dommage, personnellement, je vis très bien avec mes « dossiers secrets » et je ne voudrais pas les perdre, malgré Wikipédia et Internet dans lesquels, pourtant, je vais puiser parfois.

    Cordialement.



  • cevennevive cevennevive 13 janvier 2013 12:30

    Bonjour Pierre,

    Tout-à-fait d’accord avec vous.

    Mais, comme je suis plus en colère que vous (peut-être parce que j’ai voté Hollande au second tour en désespoir de cause...) je trouve qu’il manque un volet à votre argumentation.

    En effet, comme le suggèrent quelques commentaires sur d’autres fils, ne serait-ce pas l’occasion de l’activation du plan vigipirate que cette « chasse » aux islamistes ? Un plan vigipirate très rigide qui empêcherait quiconque de se rassembler pour vétupérer contre les lois scélérates dictées par le Medef, les oligarchies et tous ces « assassins » sociaux ?

    Dominique de Villepin, dans le Monde, exprime, lui aussi, ses doutes concernant l’intervention au Mali. Mais je pense qu’il y aura d’autres opposants (enfin, j’espère...)

    Quelle ignominie que la guerre ! Quelle saloperie cet « interventionnisme » débridé ! N’a-t-on pas vu les désastres provoqués par d’autres interventions ? Les bombardements aveugles ne tuent-ils que des assassins ?

    Finalement, « nous sommes tous des assassins », voilà tout...

    Cordialement.



  • cevennevive cevennevive 11 janvier 2013 18:34

    « il y a dans le monde des tas de gens assez humbles pour se défendre et revenir à leurs valeurs traditionnelles qui étaient respectueuses de cette terre.... »

    Oui, Alinéa, bien d’accord avec cela !

    Devant l’impéritie des mouvements écolo, des verts, des « pastèques », j’en suis arrivée à la conclusion que l’écologie ne peut se pratiquer et être valable qu’à l’échelle de l’individu ou du groupe social. Agir chacun à son niveau est déjà bien plus profitable pour notre environnement...

    Je me souviens, en 1971, lorsque, documentaliste dans un lycée de la Sarthe, je faisais des conférences sur la toute nouvelle « écologie » dont personne n’avait encore entendu parler. Que d’espoirs, que d’enthousiasme parmi les adolescents d’alors ! Il n’était pas question de politique ni de mondialisation. Simplement d’une certaine règle de vie : ne pas gaspiller, respecter la nature et l’humain.

    Mais, je suis un peu comme Jean Yane (ci-dessus), désabusée et triste de lire que Gruni trouve les écologistes stupides. Pas tous, Gruni, pas tous, heureusement ! Juste ceux qui veulent un portefeuille de ministre (en cuir bien sûr) et une voiture de fonction.



  • cevennevive cevennevive 11 janvier 2013 15:53

    Il y a également le mariage de la carpe et du lapin...

    Dommage, cette expression tombera en désuétude avec l’avènement du « mariage pour tous ».



  • cevennevive cevennevive 4 janvier 2013 11:58

    Douce Alinéa,

    Votre texte est très beau.
     
    Cependant, je vous en veux un peu de m’avoir fait verser quelques larmes car il a remué toutes sortes de sentiments en moi, enfouis bien profond dans mon coeur, mais qui ne me quitteront jamais et qui font mon essence même.

    C’est d’autant plus vif chez moi que je vis dans la maison même de mon enfance, toute imprégnée de ma mère, de mon père. Je refais leurs gestes, je dis presque les mêmes choses qu’eux, je « marche dans leurs pas ».

    Et l’on me dit, dans mon entourage que je ressemble si fort à ma mère que quelques vieux du village ayant un peu perdu l’esprit, me confondent avec elle ! (Hier encore, un de mes voisins me dit : « tu te rappelles lorsque tu allais laver les draps à la rivière ? » Je n’ai jamais lavé de draps à la rivière...)

    Allez, je sèche mes larmes. Pourtant elles étaient douces, douces, comme la sucrerie que me faisait ma mère dans un coquillage avec du caramel, autrefois, il y a si longtemps...

    Bien à vous Alinéa.

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