@pallas « [L’Homme], insupportable enfant gâté qui a occupé trop longtemps la
scène philosophique et empêché tout travail sérieux en réclamant une
attention exclusive. » Claude Lévi-Strauss. 2009. L’homme nu. Éd. Plon. .....................
@Jacques-Robert SIMON Ou : au nom de Dieu trop de sang a coulé ( beaucoup trop ) ! et donc : à qui profite l’amour porté à Dieu via les peuples déboutés !
Bernard Hœrni, professeur émérite de cancérologie à l’université Victor-Segalen-Bordeaux 2
Dans les relations entre le soignant et
le patient, le mensonge fascine et effraie toujours autant. Il conduit
immanquablement à s’interroger sur la notion de vérité qui, en réalité,
doit être tempérée par le doute et l’incertitude. La frontière entre
cette vérité et le mensonge est donc ténue. Est-ce parce que les
patients ne sont pas en mesure d’entendre la vérité que les médecins ont
justifié le recours au mensonge ? En définitive, le mensonge
protège-t-il le médecin ou son patient ?
Ce titre volontairement provocateur peut laisser perplexe. Il a
cependant un avantage : celui de traduire des difficultés rencontrées
par des soignants mal préparés à délivrer de « mauvaises nouvelles ». Il
y a tant à dire sur le déclin du mensonge médical que je présenterai
seulement quelques éléments de discussion, en laissant chacun y apporter
ses nuances. Mais je veux affirmer d’emblée que le mensonge n’est
jamais souhaitable et qu’il n’est qu’exceptionnellement possible de
s’affranchir de cette règle.