@Dom66 - La vidéo pose des questions valides à la fin, par exemple sur les études d’autorisations de mise sur le marché qui n’abordent pas tous les risques connus potentiels. Il n’y a pas vraiment de parti pris pour ou contre dans la vidéo, même si le chercheur est activement contre.
@Sozenz Un chercheur du CRIIGEN, fondé par Séralini et feu Jean-Marie Pelt et qui travaille surtout avec les agences bio n’est peut-être pas très objectif. La vente de cette vidéo finance d’ailleurs directement les Faucheurs Volontaires. Cela étant, j’ai presque tous les livres de Jean-Marie Pelt depuis les années 80, et je les apprécie beaucoup.
La vidéo de Christian Velot est une assez bonne introduction à la transgénèse. Il simplifie peut-être trop en disant que tous les organismes connus fonctionnent avec l’alphabet ADN AGCT. Les virus par exemple utilisent l’alphabet ARN AGCU. Mais je suis d’accord avec lui concernant les questions liées aux OGM, je suis pour les OGM, mais bien sûr pas à tout prix ou à toutes les sauces sans contrôle.
Mon intérêt principal, c’est surtout la résistance à certains champignons et virus, la même chose qu’en mutagénèse, mais en s’assurant de ne pas perdre la spécificité de la plante originale.
Après, on peut aussi imaginer des plantes qui synthétiseraient de la vitamine B12, qui ne se trouve actuellement que dans les produits animaux, plutôt que d’ajouter de la vitamine B12 de synthèse dans les céréales, même pour les personnes qui ne sont pas végétaliennes. Il y a certainement d’autres cas de figure où les OGM pourraient jouer un rôle utile.
@nono le simplet Aujourd’hui, c’était le jugement du tribunal de San Francisco, pas le rachat, qui a été avalisé en juin. C’est une bonne nouvelle effectivement, un peu démesurée pour une seule personne, et je doute que les dizaines d’enfants morts ou estropiés à vie par les pulvérisations de Roundup au Brésil puissent malheureusement bénéficier des largesses du système judiciaire américain.
Ce procès est quand même bizarre, il y a une notice de toxicité et de précaution d’emploi sur les bidons de Ranger Pro ou de Roundup Pro (encore plus toxique), et même un avertissement à tenir hors de portée des enfants, donc pas très cool pour une cour de récré d’école primaire...
C’est aussi normalement une gamme professionnelle qui ne devrait pas être accessible aux jardiniers d’école, mais bon, je ne connais pas les aboutissants du procès, on verra à l’appel. Le « pro » est peut-être juste commercial, sans exiger une certification spéciale comme l’équivalent français CertiPhyto exigé de tous les agriculteurs, y compris les bio.
"Actuellement, les variétés cultivées pour la plupart des fruits et
légumes sont les mêmes en bio et en conventionnelle. [...] Car ces variétés sont faites
pour être associées à des pesticides et des engrais qui compensent
leurs faiblesses.
C’est une généralisation qui ne recouvre pas la réalité. Dans la bio industrielle, certes, on va trouver les mêmes variétés hyper-productives. Mais beaucoup sont justement conçues pour être résistantes à certains pathogènes, donc pour nécessiter moins du pesticide associé. Toutes les variétés dont le nom se termine par « 2 » ou « 3 », comme le simple « persil commun 2 », sont des variétés améliorées en général résistantes à un champignon ou un virus. C’est plutôt positif.
En maraîchage de petite surface, on retrouve beaucoup de variétés rustiques, traditionnelles ou originales qui peuvent être les mêmes qu’en conventionnel, ce qui ne pose absolument aucun problème, ou quelques variétés plus modernes, ou des variétés quasi introuvables ailleurs.
@sweach « Personnellement je n’arrive pas à concevoir qu’un agriculteur BIO ne face pas ses propres graines »
Personnellement je n’arrive pas à concevoir qu’un agriculteur bio plante plus d’une variété de haricot, le fayot de chez fayot.
Il faut savoir que faire ses propres semences, c’est un autre métier qui exige énormément de temps et surtout d’être entièrement disponible au moment de la pollinisation : les plantes se fichent pas mal que vous ayez à préparer votre marché ou faucher le foin, il faut les féconder ou les castrer ou les polliniser au pinceau à un moment précis de la journée si on veut éviter d’obtenir des semences hybrides totalement invendables ou inutilisables.