on ne peut pas se représenter ce pour lequel nous n’avons pas de mots. Ou le contraire !
Quel que soit la technique employée, il s’agit, par les mots, de faire accepter une certaine vision. Les mots en eux même ne signifient rien, c’est leur représentation symbolique qui suggère. Il ne faut pas oublier que l’essentiel de notre façon de communiquer est non-verbale et innée. Le langage représentatif est très récent dans l’histoire de notre espèce.
Ce que je trouve le plus affligeant dans cette affaire, ce ne sont pas les agressions répétés contre les populations de la part des dominants mais plutôt la force d’inertie des foules (fort bien décrite par Gustave Le Bon et Edward Bernays). Votre raisonnement laisse croire que ce sont les maitres qui écrasent les esclaves. Je pense, malheureusement, qu’au contraire les esclaves choisissent leurs maitres. On pourrait, pour se dédouaner penser que les populations sont victimes d’un lavage de cerveau depuis leur naissance. Cela ne change rien au fait que tels des rats de laboratoire, les communautés humaines ont toujours privilégiée la représentation collective au risque de sortir de la cage.
Vous faites référence aux modes d’organisation du travail fondés sur le partage. Pour étayer mon raisonnement, je ne retiendrais que celui de la culture libre et notamment celui du logiciel libre pour lequel les statistiques sont relativement fiables. GnuLinux ne représente qu’1 % d’utilisateurs sur les postes de travail. Comment l’expliquer ? Le coût ? non, la difficulté d’utilisation ? non plus, la diversité des applications ? encore non, la fiabilité ? toujours non.
Pour expliquer la CNV vous citez Gandhi, Martin Luther King et Jésus Christ. Ce sont incontestablement des personnes qui ont profondément influé sur la représentation collective. Ils ont en commun d’avoir été des manieurs de foule efficace, d’avoir appliquée la doctrine de la non-violence et d’avoir su représenter la population. C’étaient de grands communicateurs qui ont appliqués deux principes essentiels à une bonne communication, « ne pas représenter un danger pour l’autre, simplifier et adapter son message pour le rendre compréhensible ».
Les critiques morales que vous suggéré à l’encontre des élites me semblent justes. Freud à très bien résumé le problème, « La civilisation est quelque-chose d’imposée à une majorité récalcitrante, par une minorité qui a compris comment s’approprier le pouvoir par les moyens de puissance et de coercition ». Peut-on modifier efficacement cette situation ? sachant que, pour ne se référer qu’aux grands communicateurs cités précédemment, leur apparente réussite est également un échec relatif.
Le plus important dans des relations humaines inter-individuelles ou collectives efficaces, n’est pas tant d’offrir des réponses mais de poser les bonnes questions et surtout ne pas y répondre. C’est sur ce point que les grands communicateurs se sont trompé. C’est le talon d’achille des officines de communication actuelles. Reprenez votre article devenir un AS sur votre blog et amusez-vous à remplacer toutes les affirmations par des questions. Testez-le auprès de votre entourage.
Pour répondre à votre affirmation, « La façon que nous avons d’utiliser notre langage nous programme aussi efficacement que le fait un programme d’ordinateur. »,je suis heureusement moins affirmatif que vous, les évènements, les accidents de la vie, les émotions, les douleurs, les joies, les peines, etc..., les silences, le sommeil, la beauté et l’univers participent à notre réalité. Et puis pour conclure ce sympathique échange je vous citerais Hubert Reeves, qui, à la fin de son livre « Patience dans l’azur »,en légende d’une photo d’une petite fille regardant le ciel étoilé, écrit tel un sage « dans les yeux de cette enfant, l’univers prend conscience de lui-même. ».
la volonté de lancer la flêche ne procède pas d’un acte interactif,
mais d’une volonté individuelle où les besoins de la cible sont pris en
compte dans une mesure circonscrite dès le départ (distance, taille,
nature, etc ...). Il faut créer un lien et lorsque ce lien est établi le communicateur, quelque-soit ses motivations, se donne plus de chance d’influencer son interlocuteur. Plus la relation créée par le communicateur revêt des aspects émotionnels, plus l’ego de l’interlocuteur est manipulable. Cette approche, qui ne se limite pas seulement à la PNL, est surtout utilisée dans les milieux professionnels où les rapports de force sont inévitables.
Je ne sais pas qui est « on » Je confirme, c’est une généralisation simplificatrice... mais pratique.
C’est amusant, parce qu’il me semble que pendant des millénaires LA grande priorité, fut justement cette quête personnelle. Tous les chemins mènent à Rome mais certains sont plus détournés que d’autres. L’histoire des civilisations, des dieux et des hommes nous indique que les humains cherchent essentiellement des réponses.
Je vous recommande ce film, c’est vrai pourquoi attendre ?
Je vais généraliser sciemment. Que ce soit dans les effets des propagandes ou dans les relations inter-individuelles, la population ou les gens sont influençables. Le communicateur analyse et accepte les représentations et stratégies de ses cibles (je comprend et j’accepte que l’expression cibles puisse choquer). Tout le travail du communicateur sera d’être suffisamment emphatique et synchronisé avec ses cibles pour pouvoir agir sur les représentations et stratégies de celles-ci (de manière altruiste ou non). Il répond effectivement à des besoins et les satisfaits d’une certaine façon (gagnant / gagnant).
Lorsque j’évoque la notion de survie, je fais référence bien sûr à cet axiome de la PNL qui affirme qu’à la base de toutes actions il y a toujours une intention positive, (même chez les criminels).
« Il faut tuer le vieil homme » est un raisonnement qu’on retrouve dans toutes les traditions mystiques et à toutes époques. Contrairement à ce qu’on pourrait croire c’est l’acquis qui déstructure. La découverte consciente de soi affranchi la personne humaine de beaucoup de servitudes. Je me souviens de cette citation d’un personnage sympathique « Le jour ou l’homme aura été aussi loin que l’on puisse aller, aura découvert tout ce qu’il aura pu, il lui restera une chose à découvrir, c’est lui-même ».
Intéressant, je ne connaissais pas la CNV. Par contre il existe pas mal de situation où les intérêts des interlocuteurs sont divergents. L’utilité de la maitrise des outils de communication inter-personnels, se révèle donc indispensable. « Toi donner chèque, Moi donner bonheur ».
La découverte de soi est à mon sens une démarche plus personnelle, voir spirituelle au sens étymologique du terme. Il est possible que la CNV puisse aider au commencement de cette découverte mais il me semble que la connaissance de soi conduise inévitablement à un dé-s-apprentissage,( « il faut tuer le vieil homme »), des modèles qui nous aurons aidés un temps à survivre.
Que dire, que faire pour faire entendre raison aux parlementaires ? et si tout simplement une majorité de parlementaires suivait les directives du chef sans sourciller ! un peu comme dans les bandes organisées où prolifèrent quelques caïds. Le culte du chef, cela ne vous rappelle t-il rien ?