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Claude Courty

Claude Courty


Franc-tireur de la pensée libre. Lanceur d'alerte démographique.
Humaniste rationaliste, dénataliste ; chercheur indépendant en sociologie, agnotologie, écologie, pauvrologie.
Fondateur de la “Pyramidologie sociale”.
Les certitudes sont les vérités des sots, dont chacun porte sa part selon sa crédulité et sa liberté de pensée ; les pires de ces certitudes étant érigées en dogmes, dans le déni de réalités factuelles et chiffrables concernant les fondamentaux de la condition humaine, pourtant accessibles au premier venu. C'est ainsi que d’une extrême à l’autre, l’immense majorité des croyances, doctrines et idéologies dans lesquelles baigne l’humanité, s'obstinent dans la poursuite de ce déni de réalité.
Pour me joindre : Formulaire de contact figurant en bas de la page d'accueil du blog 
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/ ou en commentaire des articles qui y sont publiés.

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  • Premier article le 02/09/2011
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Derniers commentaires



  • Claude Courty Claude Courty 18 août 2023 17:43

    @JPCiron

    Contrairement à votre affirmation, il existe bel et bien une échelle commune aux économies primitives et actuelle. Elle est celle des ressources nécessaires à leur fonctionnement, dont nous savons que l’humanité a consommé en 2023, en moins de six mois, ce que la Terre lui offrait pour l’année entière .

    Dans les sociétés primitives comme dans la moderne, chaque être humain s’est toujours distingué par les hasards de sa naissance et son héritage génétique, social et culturel, quels que que soient les aléas de son existence par la suite. Et ça a été le cas des sociétés primitives tant qu’elles ne se sont pas exonérées de la loi de sélection naturelle, dont l’effet majeur était d’en réguler la démographie – comme pour les autres espèces, jusqu’à ce que l’homme s’en mêle –, avec toutes conséquences sur leurs besoins et la gestion des ressources nécessaires à leur subsistance.

    Puis l’économie est devenue un système au service et aux mains de l’homme. C’est ainsi qu’elle a perdu son caractère naturel, au sens premier du terme, par l’exercice de la volonté humaine et de sa capacité de toujours améliorer sa condition qui le distinguent des autres espèces animales, et qu’il l’a organisée, depuis l’extraction jusqu’à la transformation et la consommation des ressources propres à satisfaire ses besoins, puis leurs échanges, dépassant le troc par l’invention de ce facilitateur que furent et demeurent les monnaies et autres moyens de paiement.

    Depuis, sous l’effet d’un progrès scientifique et technique considérable, ayant favorisé un accroissement incontrôlé de sa population, assorti de ses besoins, vitaux et superflus, est apparue la mondialisation, qui n’est rien d’autre qu’une économie démesurée, achèvant le pillage de la planète.

    L’histoire de l’humanité se confond de la sorte dorénavant, chaque jour plus étroitement, avec celle de l’indissociable binôme population/économie, celle-ci étant conditionnée par celle-là, et non l’inverse.



  • Claude Courty Claude Courty 16 août 2023 17:56

    @JPCiron

    Confirmeriez-vous :
    - Que vous refusez à l’être humain sa place de premier prédateur de son environnement, composé de la planète qui l’abrite et du vivant qui la peuple avec lui ?
    2° - Que vous contestez que l’économie soit un système né de la satisfaction des besoins de l’espèce humaine, et qui se développe depuis l’apparition de celle-ci en raison des fonctions de consommateurs et de producteurs de ses représentants, agissant proportionnellement à leur nombre croissant sans cesse ?

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/01/du-binome-economie-population.html

    Quant à concevoir que notre société soit promise à une fin, pour qui n’est-ce pas une évidence, ne serait-ce qu’à voir le train où vont les choses ?



  • Claude Courty Claude Courty 15 août 2023 13:51

    @JPCiron

    L’économique ne saurait être, à lui seul, « maître du Système terrestre ».
    Il l’est avec son déterminant qu’est l’être humain – consommateur-producteur –, dans l’indissociable binome économie/pupulation. 

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2015/03/schema-sans-commentaire.html



  • Claude Courty Claude Courty 15 août 2023 13:33

    Merci à l’auteur de cet excellent article.

    Je me permets d’y ajouter, la note de lecture suivante, à l’intention des célinistes qui pourraient ne pas avoir lu « D’un Céline l’autre », ce remarquable ouvrage composé par David Alliot et édité par ROBERT LAFFONT (2011) :  

    Valant la biographie la plus fouillée, cette somme impressionnante de témoignages, tant par le nombre que par la qualité, ne pourra qu’être appréciée, non seulement des célinistes mais des amateurs de littérature curieux de son évolution au cours du siècle écoulé, de même que de ceux qu’intéresse l’histoire de la France sous l’occupation.

    Si l’ouvrage de David Alliot est particulièrement précieux pour parfaire l’idée d’un Céline encore difficile à situer, dès lors qu’il s’agit d’aller au-delà de son style, il laisse pourtant en suspens nombre d’interrogations : Son originalité était-elle naturelle ou forcée ? Que doit-elle à une mode intellectuelle influencée par le Front populaire, possible promoteur d’un argot dont Céline use d’ailleurs moins que d’un vocabulaire qu’il crée, même s’il s’en inspire. Dire qu’il préfère manifestement inventer sa propre langue, à base de gouaille parigote, ce qui lui donne des allures d’argot, serait plus juste. D’ailleurs, comme sa pratique de l’argot, la comparaison avec Rabelais est sujette à réserves et il suffit de penser à sa frugalité pour la relativiser ; langage populaire, affecté ou non, voire vulgarité, n’est pas truculence. Céline a-t-il été prisonnier de son rôle ou s’est-il exprimé avec toute la liberté qui lui est assez généreusement prêtée ? Peut-être aussi était-il de bon ton, dans un milieu artistique et intellectuel revendiquant à tort ou à raison des origines, voire une « culture » faubourienne, de faire peuple, en avant-garde de bien des bobos d’aujourd’hui, dont certains ont cherché, avec un succès inégal, à lui emprunter son style. S’expliqueraient ainsi, au moins pour partie, mœurs libres, tenue débraillée et langage plus ou moins argotique. Ce pouvait être aussi, afficher ce parisianisme dont ont toujours été préoccupés les artistes les moins maniérés.

    Léautaud a-t-il tort quand il qualifie le style de Céline de fabriqué ? Il a en tout cas le droit de dire que les inventions littéraires ne l’intéressent pas, comme sujet ni comme forme, quitte à se tromper lourdement quant au manque d’avenir qu’il promet à ses écrits. Ils ont depuis, indéniablement marqué plusieurs générations de lecteurs, comme d’écrivains, par cette forme qui, renchérissant sur le fond, exacerbe les sentiments exprimés. Quoi qu’il en soit, D’un Céline l’autre permet de compléter et de préciser ne serait-ce que des impressions, parmi lesquelles le sentiment qu’un auteur, servi par des circonstances qui s’y sont particulièrement prêtées, s’est composé sa vie durant un personnage que son succès littéraire incontestable l’a grandement encouragé à endosser puis à cultiver avec force et assiduité.

    Quant à l’antisémitisme de Céline, il paraît, avec le recul du temps, être surtout le résultat d’une provocation servie par l’abus de langage chez lui fréquent mais qui, dans le contexte de l’époque, l’a piégé et placé dans une situation qu’ont aggravé et en quelque sorte consolidé ses pamphlets, dans lesquels la gesticulation verbale tient souvent lieu d’arguments. En fait, l’antisémitisme de Céline ne relevait-il pas moins du racisme que d’un ressentiment à caractère socio-culturel et économique, comme il semble que ce soit encore le cas aujourd’hui chez de nombreux antisémites ?

    La fulgurance est en tout cas présente chez Céline et paraît même constituer une des traits majeur de sa pensée. Cette fulgurance qui est autre chose que la prémonition. Mais Céline fut peut-être, avant tout et simplement, un anticonformisme, inquiet, anxieux, taraudé par les épreuves qu’il a connu à la guerre, outre la misère côtoyée au quotidien dans son exercice de la médecine de dispensaire. Maladivement excessif et agité. Il est à la fois visionnaire, lucide et affabulateur comme se doit de l’être un romancier. Il est aussi un imposteur, davantage entraîné par son personnage de fiction que par sa propre nature, sous l’effet du pouvoir que lui confère un succès littéraire et une notoriété qui autorisent les pires extravagances de la plupart de ceux qui en sont atteints et s’en font un outil de communication promotionnelle. Servi par un environnement et un entourage dont les membres partagent un certain snobisme d’époque : la Butte, la bohème, un fantaisie débridée tout à la fois inspirée et influencée par 14-18, la défaite de 39-40 et l’ordre imposée par les vainqueurs ; le populisme, les convenances en particulier littéraires et plus largement artistiques, etc. Céline est aussi un besogneux méticuleux ; un révolté par compassion et un provocateur, sans aller jusqu’à l’anarchie, trop soucieux de son propre quotidien pour aller jusque là. Le choix du Danemark pour y cacher son magot, bien avant, semble-t-il qu’il ne soit menacé par la résistance et bien avant aussi le naufrage du Reich, n’est-il pas, autant qu’une démonstration de l’aptitude de Céline à pressentir les évènements, la preuve de la reconnaissance par lui-même de la crainte des conséquences de prises de positions dont il mesurait parfaitement la portée ? Il serait alors, outre le naïf inventeur d’un nouveau langage, bel et bien le propagateur d’une idéologie dont il reconnaît implicitement le caractère condamnable.

    Il semble que les contempteurs de Céline comme de bien d’autres écrivains et artistes, succombent au charme de ce qui est avant tout de l’agitation, alors que la sérénité est la première exigence de la lucidité prêtée à nombre d’entre eux, dont Céline précisément. Qu’une curiosité d’ordre sociologique, voire anthropologique puisse porter à considérer de tels individus comme dignes de l’intérêt qui leur est porté est une chose, l’originalité de leurs styles respectifs en est une autre, mais en faire des héros des lettres ou d’autres domaines fut-ce au nom du progrès, en est une autre encore.

    Notons enfin que si Céline était à la recherche d’une plus grande simplicité du langage, comme en atteste son avis au sujet de l’emploi du ( ;) qu’il partage d’ailleurs avec Léautaud, il est permis de s’interroger quant à la mesure dans laquelle il y parvient. En effet, ceux qui ont fait son succès, à force d’éloge ou de dénigrement, ont appartenu à un cénacle ; ont représenté une élite ne devant en aucun cas être confondue avec le peuple au nom duquel Céline se serait exprimé en prétendant transcrire son parler. Pour ceux au nombre desquels je me trouve,qui l’ont abordé et le lisent encore sans culture littéraire particulière, Céline n’a jamais été d’un abord facile.



  • Claude Courty Claude Courty 15 août 2023 12:14

    @JPCiron

    Toute honte ne réclame-t-elle pas ses coupables, comme autant de boucs émissaires ?

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