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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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Derniers commentaires



  • claude claude 2 juillet 2008 15:57

    @ l’auteur,

    ne confondez pas louis xvi et le "roi" actuel.

    en effet, louis xvi n’avait pas demandé à être roi. il le devint parce son frère ainé, louis, duc de bourgogne et dauphin est mort en 1761.
    c’était un homme érudit, solitaire, intérressé par la géographie, les sciences de l’ingéniérie, les langues ; nourri par les philosophes des lumières, il aspirait à une vie simple.
     il fut vite dépassé par les intrigues de cour et les divers complots des grands aristocrates qui ne voulaient pas perdre leur privilèges.
    n’ayant pas l’autorité de son illustre aïeul, il ne put y mettre fin, et mener à bien les réformes qu’il espérait.

    quand à cette pauvre marie-antoinette, elle n’a eu que le tort d’être mariée à un cousin pour assouplir les rapports en l’autriche et la france, et de vouloir échapper à la pesanteur de l’étiquette mise en place par louis xiv... à son époque, elle fut éreintée par les pamphlets issus de la cour même.

    louis xvi et son épouse manquaient terriblement d’ambition, de sens politique, d’autorité et de rouerie pour exercer le pouvoir.

    sarko 1° est tout son contraire : autoritaire, inculte, roué,adepte du cliquant, maniant la traitrise avec dextérité, faisant tout et son contraire sans se départir de son aplomb !...



  • claude claude 2 juillet 2008 15:01

    @ cameronne,

    encore un qui ne connait pas son histoire de france !

    je vous invite à visiter le site  : www.histoire-immigration.fr/ pour remettre vos idées dans les bonnes cases !

    en faisant des recherches, j’ai trouvé un petit document que vous pourriez proposer à votre ministre de prédilection, brice hortefeux, pour qu’il s’en inspire :

    barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/articles/preprints/pierre.html

    • Départs forcés, départs contraints ou comment partent les étrangers dans les années trente ? Réflexion à partir de l’étude d’un département frontalier, les Ardennes.

      Claudine PIERRE , Docteur en Histoire

      Conférence du 20 mai 1998

      De nombreux étrangers sont chassés par la crise des années trente. Le fait est connu. L’image des convois organisés par les Houillères a frappé les contemporains. On évoque aussi les cas d’étrangers expulsés pour ne pas avoir respecté « les lois de l’hospitalité ». L’étude des flux dans un département conduit à s’interroger sur le poids réel de ces départs forcés et/ou organisés.

      Dans les Ardennes, département frontalier de la Belgique, traumatisé par les années d’occupation (1914-1918) et avide de main-d’oeuvre étrangère (belge pendant longtemps, plus diversifiée depuis 1918) afin de faire face aux tâches de reconstruction et à la pénurie de main-d’oeuvre, le nombre des étrangers se monte à plus de 36 000 en 1931 selon les décomptes de la préfecture, ce qui correspond à près de 12% de la population totale. Les Belges de loin les plus nombreux (16 800), deux nationalités en nombre à peu près équivalent, les Italiens et les Polonais (plus de 6000) et enfin les Portugais (2000) et les Espagnols (1500) composent l’essentiel de la cette population dont les effectifs diminuent sensiblement à partir de 1931.
      (...)
      Les rapports de l’office départemental de la main-d’oeuvre ainsi que ceux du préfet permettent d’apprécier la nature de ces départs. En 1931 l’on a renvoyé « notamment les ouvriers frontaliers » qui au sens juridique du terme ne sont pas compris dans les statistiques des étrangers installés.
      (...)
      D’autres étrangers partent aussi ; il est question « de congés larges » accordés aux Italiens et aux Portugais et de « rapatriement systématique des familles de chômeurs ». Les congés de longue durée équivalent à des renvois à caractère quasi définitif d’hommes isolés dont la famille est restée au pays. Quant aux rapatriements, ils ne peuvent avoir été fréquents du fait de l’éloignement des Ardennes des grands centres de départ et du petit nombre des gens concernés. Seules les populations protégées par des conventions bilatérales qui, au chômage, peuvent bénéficier des mêmes secours que les Français pourraient être rapatriées. Mais les patrons les ayant fait venir à grand frais souvent avec leur famille, préfèrent, malgré les incitations répétées des autorités, continuer à les employer en renouvelant les contrats.
      (...)
      L’office de placement pour 1931 face à « l’aggravation du refoulement des étrangers en situation irrégulière » affirme avoir « devancé les instructions officielles » en régularisant la « situation des ouvriers étrangers non munis de carte d’identité ». Mais régularisation ne signifie pas autorisation à demeurer en France, d’autant plus que par ailleurs il affirme ne « procéder à aucune régularisation, ayant des chômeurs à placer ». De son côté le préfet parle de « dégagements tentés depuis dix-huit mois » (juillet 1932).

      Comme les injonctions au patronat ont de piètres effets, les services préfectoraux demandent explicitement à la police de « tenir la liaison avec Monsieur l’inspecteur du travail pour l’examen du renouvellement des contrats » et de lui faire connaître « les condamnations pénales pour opportunité des mesures d’expulsion ». C’est ainsi que la préfecture reçoit des différents tribunaux « les états des étrangers condamnés » et que de simples fautes comme de n’avoir pas éclairé sa bicyclette, ou de laisser son chien divaguer sont consignées scrupuleusement afin de « motiver le rapatriement du condamné ». Peu seront effectivement rapatriés ou expulsés mais cette surveillance de tous les instants accompagnée du risque d’être condamnés précarise davantage les étrangers.

      Avec le décret du 6 février 1935 leur imposant de demander l’autorisation de changer de département, même si les avis favorables l’emportent, les risques sont plus grands encore. Un Tchécoslovaque qui a perdu son emploi dans le Nord et qui vient d’en trouver un dans les Ardennes est coupable de deux infractions : il a changé de département sans autorisation et a travaillé avec un avis défavorable au renouvellement de sa carte. Mais n’ayant plus de carte en cours de validité il ne peut obtenir le droit de changer de département même avec un certificat de travail ; il doit retourner dans le Nord où il n’a plus d’emploi ni de carte !  Il choisit de rentrer dans son pays. Cette situation si kafkaïenne est typique de ce qu’ont pu vivre de nombreux étrangers : ni expulsion ni refoulement au sens juridique du terme, mais un départ « contraint ». On accule ainsi au départ des personnes qui n’ont plus le choix qu’entre quitter la France et s’y maintenir en situation irrégulière.

      L’opinion publique locale pousse au départ des étrangers. Par la voix de ses élus, la population ardennaise réclame une loi de limitation de la main-d’oeuvre étrangère. La plus forte animosité se trouve dans la « pointe de Givet » à l’encontre des frontaliers assimilés à des profiteurs alors que les entreprises continuent à faire travailler de nombreux étrangers (voir le faible impact de la loi du 10 août 1932). D’autre part dès 1935, les pouvoirs publics s’inquiètent « de la présence de nombreux étrangers plus ou moins suspects », ce qui est grave « dans un département frontière ... par suite du mécontentement des travailleurs français actuellement au chômage ».

      Afin d’éviter les manifestations xénophobes d’une opinion particulièrement sensible en région frontalière, les autorités agissent donc par des voies détournées afin d’inciter au départ le plus grand nombre d’étrangers alors que les employeurs attachés à une main-d’oeuvre exogène résistent face à toute tentative de contrôle de l’Etat sur le personnel employé.

      Aussi, les départs ne résultent-ils pratiquement pas de rapatriements organisés par les patrons, ni de l’application de décrets qui ne voient pas le jour, ni d’expulsions qui nécessitent des enquêtes longues et ne peuvent concerner que peu de gens. Ils sont des départs contraints : des étrangers du fait de règles de plus en plus compliquées et d’une surveillance plus tatillonne sont placés contre leur gré dans des situations susceptibles de provoquer leur refoulement, auxquelles ils ne peuvent échapper que par un départ « volontaire ».


  • claude claude 2 juillet 2008 14:41

    @ seb59,

    ce que raconte morice est juste.

    mes grands-parents maternels faisaient partie de ces dizaines de milliers de polaonais qui sont arrivés dans le nord après la première guerre mondiale.

    la france et la pologne avaient signé une convention en 1919 :
    http://www.beskid.com/immigration.html ; http://www.france-polska.com/historique/immigration/html/immigration.html

    ils ont connu la xénophobie, le rejet, les insultes et l’exploitation. ils ont eu la chance d’échapper aux charettes d’explusions menées dans les années 30, parce qu’ils s’étaient par la suite établis à paris.

    www.histoire-immigration.fr/index.php

    • 1920 : la difficile intégration des Polonais
    • Isolés, regroupés à la périphérie des villes, les Polonais ont beaucoup de mal à s’intégrer. Et si la société française ne fait rien pour les intégrer, les autorités se plaignent pourtant de l’isolement de cette population... jusqu’à leur expulsion collective au milieu des années 30.
    • (...) Les nouveaux venus s’intègrent le plus souvent très difficilement : on pense être en France provisoirement, en attendant —> que la situation s’améliore au pays d’origine, et on ignore le plus souvent le reste de la société française. Cette dernière ne fait d’ailleurs rien pour les “intégrer” : ils sont généralement isolés, regroupés à la périphérie des villes, relégués dans des quartiers misérables, voire des bidonvilles, que l’on appelle alors “gadouevilles” ou “villages nègres”, tels ceux de Lyon, Modane, Saint-Jean de Maurienne (Savoie) ou Rive-de-Gier (Loire), qui dans les années 1930 abritent des milliers de travailleurs étrangers misérables, italiens, espagnols, polonais, russes... (...)
    • Et d’ailleurs en 1935, lorsque la crise fait rage, quand les mesures de protection du “travail national” ne suffisent plus, l’État procède à des expulsions collectives. (...)

    www.regard-est.com/home/breve_contenu.php
    • 168 ans d’immigration polonaise en France
      Dossier : "Migrations, émigration, immigration"
    •  
    • (...)500 000 travailleurs polonais en France

      La crise des années 1930 et la xénophobie ambiante conduisirent les autorités françaises à réduire le nombre des travailleurs étrangers. On eut recours aux expulsions, dont les premières victimes furent les travailleurs engagés à gauche. (...)
    • Les conditions de vie des Polonais étaient celles de tous les travailleurs immigrés, cette grande tribu des "Javanais" si bien décrite par Jean Malaquais[7], aux professions pénibles, mal rémunérées et peu gratifiantes. Il s’y ajoutait les difficultés, vexations et périls inhérents à la vie d’un travailleur étranger dans la France de l’entre-deux-guerres. Le regard de l’Autre était souvent moqueur, méprisant et hostile. Dans les années 1930, la xénophobie occasionnait des rixes parfois mortelles [8].R. Schor constate que "les Polonais étaient (...) souvent loués pour la force de travail qu’ils apportaient à la France, mais (...) bénéficiaient de peu d’estime sur le plan humain et éveillaient la méfiance en raison de leur particularisme culturel". "Les observateurs posaient tous le problème de leur assimilation"[9]. (...)



  • claude claude 2 juillet 2008 14:06

    @ morice,

    merci pour votre article, plein de sensibilité et émouvant.

    merci de rappeler que des personnes venues de tous les horizons et de toutes religions, ont contribué à faire de la france, un grand pays.



  • claude claude 2 juillet 2008 13:54

    et si le technicien ne l’avait tout simplement pas entendu ? en effet, il avait un casque sur les oreilles et peut-être lui-parlait-on au même moment...

    sinon, que de bruit pour une personne mal élévée !

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