Merci Bertrand d’avoir lavé Paris de tous ces prolétaires crasseux ! Désormais Paris ne sent ni l’essence, ni le tabac, ni la sueur, et mes balades en vélib’ sont un vrai régal, merci !
mais on pourrait très
bien l’appliquer au mariage actuel : étant pour l’instant réservé aux
hétérosexuels, il implique une reconnaissance par l’Etat « de ce qui
relève des choix privés des individus ». J’ajouterai que les enfants
(que vous mentionnez) ne sont pas forcément impliqués par le mariage.
L’hétérosexualité n’est pas un « choix privé » ; c’est juste l’ordre naturel des choses et la condition sin equa non du renouvellement stable d’une société. Le rôle historique de l’institution « mariage » est d’encadrer ce mécanisme de renouvellement des générations par des structures légales. On s’assure de cette manière que l’enfant évoluera dans une cellule familiale relativement stable. Il concerne donc les couples susceptible a priori d’assurer leur descendance, ce qui exclut de facto les couples homosexuels. Mais bien évidemment, il serait ridicule de faire atester de la volonté et de la capacité de procréer pour chaque couple candidat au mariage...
Si si, pour les cancres et les fortes têtes, on prévoit deux semaines de supplice à apprendre l’espéranto à Moutiers-les-Mauxfaits, dans la cave du père Riton.
Puisque la politique des quotas vous séduit tant, on pourrait envisager de l’appliquer dans d’autres domaines, non ? Dans la mode par exemple : 5% d’homosexuels, pas plus. Le reste, hop ! dans des camps. Je continue ou vous vous rendez compte de la stupidité de la politique de quotas ?
Non seulement la sous-représentation des homos en politique n’est pas prouvée, mais en imaginant qu’elle le soit, rien n’indique qu’une quelconque discrimination en soit la cause. Les appartenances sociales et communautaires ont très souvent une influence sur le parcours professionnel d’un individu. Il n’est pas impossible que les homosexuels soient statistiquement moins attirés par une carrière politique pour des raisons purement sociologiques. C’est aussi pour cette raison qu’on trouve une majorité de Noirs dans le football français (et non pas parce que les Noirs courent plus vite, ce que vos thèses « égalitaristes » amèneraient à penser). Envisagez aussi l’hystérésis, à savoir que le remplacement des générations actuelles de politiciens prendront un certain temps, mais que la représentativité des homosexuels parmi les jeunes générations est déjà effective.
Après, pour votre avis sur l’impact que peut avoir un coming-out sur une carrière politique je ne citerai qu’un nom : Roger Karoutchi. Illustre inconnu en politique, il sort du placard et kraboum ! en une semaine il devient candidat UMP pour les primaires en Iles-De-France (malheureusement, les homophobes/misandres de l’UMP ont choisi la gonzesse hétéro ; les salauds).
Pour votre point 6), Act-Up ça vous dit quelque chose ?
« quid d’un candidat qui se présente à la mairie d’une ville de 10 000 habitants si on apprend qu’il est gay ? »
Sérieusement, vous avez beaucoup d’exemples de candidats de province déboutés d’une municipalité à cause de leur homosexualité ? Préjugés stupides sur « le peuple un peu bêbête » qui ne voterait que pour des hommes blancs, catholiques et pères de 8 enfants.
« Quid du droit à se pacser si tout le monde l’apprend et ragote dessus pendant des mois ? »
Que je sache, les ragots ne constituent pas une procédure légale d’opposition à une demande PACS, et encore moins une pratique endémique aux régions les moins urbanisées...
« Que faites vous des agressions homophobes qui continuent à avoir lieu en France ? »
Ma thèse n’est pas « Il n’y a pas d’aggression homophobes en France ». Elle est la suivante : « Les Gay Pride ne sont ni une démonstration de l’acceptation socio-professionnelle des homosexuel(le)s dans une localité urbaine définie, ni un moyen pour y parvenir (bien au contraire) »
« Non la province n’est pas arriérée. Loin de là. Mais n’ayons pas non plus tendance à croire que ce qui est vrai à paris est vrai partout. Allez, faites un effort. Descendez de votre corail qui relie la capitale et votre grande et belle ville de province. Allez faire un tour en banlieue, dans le 9cube. ou le 9.1.Arborez fièrement un rainbow flag dans certaines de ces villes et vous verrez ce qui arrivera à votre voiture, à vous même. »
Je vous rassure, un drapeau tricolore suffirait pour vous y faire rosser (pourtant, des statistiques montrent que la France regroupe une importante communauté de Français :p). Dans cette partie du territoire, l’homophobie exacerbée est le symptôme de causes bien plus profondes qu’une simple hostilité réactionnaire. Et par ailleurs, l’arrogance et la crudité des images qui suintent de ces défilés n’arrangent rien au problème...
« Et, soyez en certain, cela se reproduira dans les banlieues de votre si belle ville de province. »
Parfaitement d’accord. Mais c’est VOUS qui tentez de poser un clivage Paris/Province, pas moi.
« D’ailleurs, je vais en profiter pour ajouter un autre lieu où la gay pride serait utile : le milieu professionnel ! Combien de licenciement pour raison d’homosexualité, plus ou moins cachée ? Combien de discriminations au quotidien ? Combien de harcèlement, de vexation, d’humiliations ? Et vous croyez que cela n’arrive que dans le privé ? Allez demander aux policiers de l’association FLAG ce qu’ils ont à vous dire, par exemple !
Tout est beau dans le meilleur des mondes gays pensez vous ? Qui vit donc dans sa bulle ? Vous ou moi ? »
Encore une fois, ces propos ne sont pas les miens. Trouvez-en les auteurs si vous souhaitez une réponse (à moins, bien sûr, que vous ne les ayez montés de toute pièce)
« Alors, laissez tomber avec vos propos haineux à propos des folles tordues. Elles, au moins, ont le courage de défiler au grand jour, maquillées comme des voitures volées certes, sur des talons vertigineux certes, avec des tenues à faire pâlir de jalousie un oiseau des îles, certes, mais avec un courage et une détermination que vous n’aurez jamais. Elles au moins, ces folles tordues, comme vous dites, elles ont des couilles ! »
Ils ont le courage que leur confèrent l’état de communauté organisée (milices communautaires, parfois) et leur appartenance à un noyau de privilégiés socio-professionnels qui s’est depuis longtemps découplé des réalités sociales et - effet pervers - ne se rend même pas compte de ce qu’il alimente l’homophobie.