Votre article est intéressant, je ne commenterai qu’une partie anecdotique, vous dites comme une évidence : le mariage gay, par exemple, est une mesure de bon sens
Absolument pas, bien au contraire. Mariage exprime très clairement, et c’est la définition du terme « union entre un homme et une femme ». Par contre si vous me disiez : « l’union gay est une mesure de bon sens », là je serais d’accord. Officialiser une union homosexuelle ne me choque pas, bien qu’étant légèrement traditionaliste.
En aucun cas, cette union ne peut s’insérer dans le sacre millénaire du mariage, l’union naturelle homme-femme assurant la perpétuation.
En ce sens, la création du PACS répondait à ce besoin d’officialisation. La revendication des associations communautaristes pour le mariage gay est avant tout une marque de peur identitaire. Ces revendicateurs sont incapables d’assumer leur différence, et demandent à la société de le faire à leur place, tout en voulant singer le couple.
Le vote FN est je pense un des plus diversifiés. Et les raisons des votants également. D’où la difficulté qu’on beaucoup à l’analyser, si ce n’est pour retomber dans les éternels clichés.
Pour débiter ce genre d’ânerie, vous n’avez probablement jamais analyser cette europe.
On l’aperçoit nettement lors du passage de MLP chez ruquier, les personnes qui ont peur, ce sont celles qui s’interrogeaient sur les solutions proposées par MLP. Elles étaient dans une sorte de sclérose, de repli, de peur d’entreprendre. On sent une paralysie très nette et une attitude réactionnaire consistant à perdurer dans le système tel qu’il est bien qu’il se dégrade de plus en plus (et qu’elles l’admette). Avoir le courage de faire le pas nécessaire pour en sortir fait peur.
Beaucoup de signes allaient d’ailleurs dans cette direction : la
sanglante humiliation que Le Pen s’est infligée lors de l’émission "Des
paroles et des actes" sur France 2 le 23 février en refusant de débattre
avec Mélenchon
Malheureusement, vous vous appliquez la méthode coué. MLP avait préparé son plan, elle avait l’offensive et l’avantage de l’initiative. Mélenchon devait se contenter d’improviser comme il le pouvait. Et il s’est démoli encore davantage en employant des quolibets maladroits qui ont achevés de le ruiner tels que : « semi-démente », ou « Mais est-ce que cette femme va enfin fermer son moulin à paroles ». Si l’on ajoute l’accusation principale, fondée à juste titre, sur le rôle de voiture-balai de mélenchon. Celui ci a largement perdu le « non-débat ».