Je ne tiens pas compte de ce combat historique. Je suis davantage guidé par le pragmatisme que les idéaux. N’ayant pas fait de bilan précis là dessus, je n’ai pas de système idéologique particulier. C’est sans doute pas plus mal.
Jusqu’ici, le système a fait en sorte que l’écoute soit prohibée et passible de l’exclusion sociale. Car s’il y a écoute, il y a risque d’adhésion, même en partant d’un parti pris fortement opposé, et orienté vers une compréhension ne servant qu’à mieux rejeter. Lorsqu’une telle manœuvre est envisagée, elle finit par se heurter à un miroir, lequel mettant en évidence que les idées que l’on amène et servant de contradiction prémâchées, sont finalement volatiles. Écouter et comprendre, c’est prendre le risque de se remettre en question, de sortir des préjugés.