Je trouve votre expression remarquable. Pour moi c’est de cela dont il s’agit et qui anime l’esprit de tous les extrêmes.
Je rejoins l’analyse de Wilhelm Reich, pour ce que j’en connais, qui est que l’extrémisme vient d’abord de l’individu isolé, cherchant un catalyseur externe. Cela vient d’abord d’une profonde insatisfaction personnelle, du refus de faire face aux difficultés et efforts nécessaires en vue de s’accomplir en tant qu’individu, pour mener une vie sereine, épanouissante et génératrice de bonheur.
La haine tournée vers les autres est davantage une haine de soi, selon ce principe.
Malheureusement, ce jeune est plutôt mort par bêtise. Quand vous accumulez ces faits :
- Il est malingre et fragile.
- Il revenait d’une maladie grâve (leucémie).
- ses compagnons et/ou ses idées le pousse à se battre et il y va, les écoutant comme un seul homme sans penser aux conséquences.
- la bande de gauchistes avait tout le temps pour partir puisque la sécurité avait séparé les groupes demandant aux uns de partir, les autres d’attendre avant de le faire, de sorte qu’il n’y ait pas de rencontre. Pourquoi rester dans les parages ?
- les skins sont réputés pour être forts et brutaux.
- malgré son handicap et sa fragilité, il va quand même se battre au lieu de s’enfuir en courant.
Cela me donne l’impression qu’une simple gifle l’aurait plongé dans le coma.
On se rapproche plus du Darwin Award que de l’acte héroïque.
Qui sait, si 10 ans plus tard, il n’aurait pas changé et réalisé à quel point la militance « antifa » était extrême et éronnée idéologiquement. Il n’a pas eu droit à une seconde chance, la sagesse n’a pas frappée à sa porte assez tôt.