En 1919, les femmes égyptiennes défilèrent dans la rue pour exiger le droit de vote ; elles enlevèrent leur voile, une tradition culturelle importée de l’empire ottoman. Le voile devint alors une relique du passé.
Quelques décennies plus tard, début des années soixante, le président égyptien, Gamal Abdel-Nasser, raconta que lors d’un discours de tentative de réconciliation avec les Frères musulmans – ces pieux musulmans qui tentèrent de l’assassiner en 1954 – le guide suprême de la Confrérie lui remit une liste de revendications, parmi lesquelles figuraient l’imposition du « hijab » aux Égyptiennes.
Les membres de l’auditoire ne comprenaient pas ce que le mot « hijab » signifiait. Quand Nasser leur expliqua que la confrérie voulait que les Égyptiennes portent un « foulard », le public éclata de rire.
Aujourd’hui, en Égypte, des enfants justifient le harcèlement sexuel si les filles ne portent pas le voile islamique.