Je ne sais pas ce que Ecométa fait comme travail, mais vu les messages (avec citations, etc) qu’il nous a pondu ce matin, il n’a pas dû être très productif…
A moins, bien entendu, que son boulot consiste à intervenir sur des forums.
« Aujourd’hui le 1er projet politique devrait être de faire autrement de la politique, avant même de parler d’en faire »
Eh ben ça, il fallait y penser !
Mais au fait, ça consiste en quoi, « faire de la politique autrement » ? Se mettre à faire ses discours en verlan ? Faire asseoir les députés de droite, à gauche de l’hémicycle à l’Assemblée Nationale, et inversement pour les députés de gauche (merde, et qu’est-ce qu’on fait de ceux du centre qui eux vont rester au centre ? On peut éventuellement les mettre dans les toilettes, vu leur nombre, ça tiendra peut-être…) ?
Bon, plus sérieusement, ce genre de verbiage sur « faire de la politique autrement » ne veut strictement rien dire et est à peu près aussi vide de sens que le « faire l’Europe des gens » de je ne sais plus trop quelle potiche du PPF (paysage politique français).
Quant à Olivier B (c’est le frère d’Agnès ?), Mélenchon, Bayrou et les autres, ils ont, c’est vrai quelques points en commun qui les rapproche : ils sont tous européïstes, ils cachent tous soigneusement aux Français le rôle central des USA dans la « Construction » européenne, et tous sont des faux opposants au Système qui à ce titre, n’ont aucune raison (bien au contraire) de changer quoi que ce soit à leur façon de faire de la politique.
Rien à voir donc, avec Asselineau qui est bien le seul, à ma connaissance, à révéler aux Français ce que l’ensemble de la classe politique essaie, elle, de dissimuler.
En fait, ce qui dérange Encométa, c’est qu’Asselineau, l’UPR et l’idée de sortie de l’UE soient présents et bien présents sur Agoravox.
Encométa préférerait certainement qu’Asselineau parle de lui-même, de l’UPR et de ses analyses, mais sans donner son nom, ni celui de l’UPR (ni parler du site de l’UPR), et bien entendu, sans que la nécessité de sortir de l’UE ne soit clairement explicitée. Là, alors, et seulement là, Encométa considérerait qu’il n’y a pas « prosélytisme » et que le débat citoyen qui se déroule répond aux critères de…de… ? De qui, au fait ?
C’est quand même curieux, pour quelqu’un qui « partage pas mal » des analyses de l’UPR (surtout quand on sait que ces analyses amènent toutes à une conclusion bien précise et sans ambiguïté…) de se scandaliser de la sorte à propos du « prosélytisme » d’Asselineau.
D’autant plus curieux que le même Encométa, si prompt à se scandaliser dans un cas, se scandalise beaucoup, beaucoup, beaucoup moins du prosélytisme européïste intensif et permanent auquel se livrent en permanence tous les médias ainsi qu’un certain nombre de blogueurs ou internautes (qu’ils s’expriment dans le cadre d’un travail rémunéré ou à titre personnel).
Et c’est aussi bien étonnant qu’Encométa, au lieu d’être plutôt satisfait de voir quelqu’un dont il partage soit-disant « pas mal de ses analyses » avoir pour une fois une tribune pour s’exprimer, s’échine à tenter de le discréditer et à discréditer l’UPR, allant jusqu’à décréter (sur un ton méprisant) que la Charte de l’UPR est tout sauf une charte.
En résumé, les efforts d’Encométa (pour dissuader l’internaute de prêter attention à ce que disent Asselineau et l’UPR) sont louables et lui vaudront certainement les félicitations et la sympathie des européïstes les plus acharnés (ou plutôt les plus serviles).
Mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus de gens en France sont en train d’ouvrir les yeux sur la façon dont ils ont été manipulés depuis 40 ans (par toute la classe politique, les médias ainsi que les dirigeants syndicaux), et de plus en plus de gens ne se satisfont plus des discours (auto)censurés. Et ça, que ça plaise ou non aux Encométa de tout poil…
Et à ça près aussi que ça ne mange pas de pain de voter contre, quand on est (r)assuré, calculette en main, d’être minoritaire « grâce » aux petits copains du même parti qui se chargent de voter pour.
On remarquera que ces messieurs-dames qui ont plaisamment entretenu l’illusion que le parlement ne votait pas d’un bloc le traité de Lisbonne ont fait très peu de bruit après le dépouillement des bulletins :
« Il y a eu un déni de démocratie ? Ah bon ? Ah oui, c’est vrai ! Mais z’avez vu, nous, on a voté contre le traité, quand même. De quoi ? Démissionner en bloc ? Faire à 94 un nouveau parti contre Lisbonne et pour la sortie de l’UE ? Non, là, quand même, faut pas pousser, les gars ! On aime bien nos électeurs, on aime bien le peuple, la France, la démocratie et toutes ces conneries, mais vous comprenez, on a quand même un train de vie à assurer ! »