Pour être complet, l’argument devrait mentionner les chiffres actuels selon la même source, et s’assurer que l’outil statistique employé pour les chiffres de 1959 et ceux d’aujourd’hui est bien resté le même. Avez-vous des précisions là-dessus ?
Hélas, je crains qu’être récipiendaire du prix Nobel de la Paix ne soit plus guère significatif aujourd’hui. Tout comme un certain discours sur les droits de l’homme, ce prix est un instrument politique (partisan, donc, bien souvent).
Mélenchon, en faisant partie du PS, fait partie de ceux qui ne font pas que contester, mais sont également prêts à prendre le risque d’être aux manettes (d’ailleurs, il l’a été, et n’a pas fait que du bon). Schivardi et consorts, eux, semblent surtout n’exister que par leur opposition à à peu près tout. Croient-ils eux-mêmes pouvoir un jour être en position de mettre en œuvre leurs idées ? Je l’ignore, mais j’en doute.
Au vu du pedigree de Mélanchon, c’est vrai qu’on aurait pu préférer que ce soit quelqu’un d’autre qui publie cette tribune. Mais bon : voilà quelqu’un qui, en pleine ferveur pro-tibétaine tout à fait irréfléchie, rappelle que tout n’est pas si tranché. On peut ne pas aimer le bonhomme, on peut trouver quelques passages de son texte un peu excessif, mais le fond, lui, est important.
D’habitude, on reproche aux hommes politiques de faire de la com’ et de ne jamais s’occuper du fond. Là, on a quelqu’un qui fait l’inverse : ça vaut le coup, non ?