pardon de répondre si tard, mais c’est la faute à... Voltaire et à Rousseau, non ? Peut-être aussi à Cicéron ?
Je plaisante, pour moi c’est du au fait
1)que les français sont très mauvais en économie, à cause en partie de l’éducation nationale, qui met trop l’accent sur les matières classiques et pas assez sur les matières modernes (droit, gestion, économie,...), et
2) que les journalistes ne font rien pour mieux nous informer. Mais cela est peut-être dû au 1), les journalistes étant comme chacun de nous des produits de notre système éducatif.
ON tourne un peu en rond du coup. Nous rêvons d’un enseignement de l’économie qui soit moins indigeste que ce qu’il est en France aujourd’hui, mais nous devons bien avouer que nous ne faisons rien pour cela. Nous y travaillons mais la tâche est rude.
Petite précision : nos félicitations vont @Jaï, et non pas à l’absurde et banal commentaire publié avant le nôtre :
la France n’est en effet pas une social-démocratie. Pour cela, il faudrait que les patrons et les syndicats soient prêts à jouer les règles du jeu, comme dans les pays scandinaves.
En France ce n’est pas le cas, ni les syndicats ni les patrons, ni l’Etat d’ailleurs ne savent négocier. Ils ne sont d’accord que pour se taper dessus et dire que l’autre a tort. C’est le bordel à la Française.
Si on veut donner la Suède et le Danemark en modèles, il faudrait d’abord aller voir chez eux : ils sont si disciplinés que même les Allemands sont des méditerranéens à côté d’eux.
Je ne dis pas que c’est mal d’être suédois, c’est tout simplement à des années lumière de ce que sont les français.
Et la France a d’autres atouts que la Suède : notamment une population plus importante et plus diverse (black blanc beur ce n’est pas vraiment un slogan suédois !
Cette population dynamique pourrait créer beaucoup de richesses, si on la laissait travailler en cessant de ponctionner les revenus du travail (50% en moyenne des revenus de tous les Français, pas seulement de Johnny, partent en impôts et charges).
Montebourg se trompe en attaquant la Suisse : ce n’est pas l’impôt sur les sociétés qui coule la France, ce n’est pas non plus le secret bancaire, sur lequel les Suisses ont d’ailleurs accepté de revenir (mais Montebourg en est resté en l’an 2000 où la Suisse n’avait pas encore accepté la levée progressive du secret).
Ce qui coule la France, c’est qu’elle n’incite pas suffisamment au travail !!
Bravo pour ce commentaire ! Seule remarque : les prélèvements obligatoires en France sont plutôt à 45% du produit intérieur brut. 53% c’est les dépenses de l’Etat mais une bonne partie est financée par emprunt et pas par l’impôt.
Grâce à la centralisation, la France a longtemps maintenu un droit plutôt simple et lisible, aussi bien pour la fiscalité que pour le social.
Mais les administratifs et les politiques français ont perdu toutes les règles de simplicité et de lisibilité de leurs prédécesseurs : le droit fiscal et le droit social changent tous les ans, cela plaît aux cabinets de conseil et d’experts comptables mais fait fuir les producteurs. Les lois s’empilent sans cohérence et sans stratégie.
En revanche, le poids des charges a plus un effet sur le chômage que sur les délocalisations : en effet les entreprises qui maîtrisent les règles juridiques françaises ont souvent intérêt à rester en France mais malheureusement elles embauchent le minimum.
Il ne nous paraît pas très intéressant de gonfler le PIB national par une politique fiscale censée attirer des sièges sociaux d’entreprises ayant leurs usines ailleurs. C’est un peu ce que font l’Angleterre et la Hollande mais ce n’est pas ça qui les aide dans leur politique sociale : ce qui les aide c’est la simplicité de leur droit social (pour le fiscal, je ne sais pas, mais j’imagine que c’est pareil).
Ces informations n’ont rien de secret, EADS est de droit néerlandais et Renault de droit... français : où êtes-vous allé chercher que Renault serait parti ???
L’Oréal, Bouygues, Lagardère... sont des sociétés françaises, c’est quoi ce délire ? Notre politique fiscale est catastrophique mais au final certains fous continuent de rester en France.