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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 27 mai 2013 14:49

    Le vote étranger remettrait en cause :

    * Le concept juridique de « peuple français » (Conseil constitutionnel, décision 91-290 DC du 9 mai 1991, à l’occasion de son rejet comme contraire à la Constitution de la notion de « peuple corse », 13e considérant), distinct de l’ensemble des personnes présentes sur le territoire.

    * La forme républicaine (1) du Gouvernement selon les articles premier, 1er alinéa (“La France est une République indivisible [...]“) et 89, dernier alinéa (“La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision.”) de la Constitution.

    * Le principe de la République : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », selon le 5e alinéa de l’article 2 de la Constitution.

    * la notion d’électeur selon le quatrième alinéa de l’article 3 de la Constitution.

    * La portée de la citoyenneté européenne selon l’article 9 de la version consolidée du Traité sur l’Union européenne. La condition de réciprocité pour le vote des ressortissants de l’U. E. aux élections municipales est inscrite à l’article 88-3 de la Constitution.

    1. ‎« forme républicaine » parce que République, res publica, c’est l’affaire du peuple, en l’occurrence celle du peuple français, concept juridique à valeur constitutionnelle selon le considérant 12 de la décision de 1991 citée plus haut.

     L’introduction du vote étranger casserait donc la forme républicaine du Gouvernement, forme qui ne peut être révisée, selon l’article 89 de la Constitution ; ainsi ce vote étranger semble juridiquement impossible. Tout parti prônant un tel vote étranger ne peut donc être dit « républicain ».



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 25 mai 2013 14:32

    Bien vu ! Bien vu !



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 25 mai 2013 14:28

    Que « les juifs » soient simplement « un peuple » est loin d’être évident. Les choses sont bien plus compliquées.

    http://laconnaissanceouverteetsesennemis.blogspot.fr/2010/03/de-quoi-les-juifs-est-il-le-nom.html



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 25 mai 2013 14:00

    Décret Crémieux d’octobre 1870 :

    « Les Israélites indigènes des départements de l’Algérie sont déclarés citoyens français ; en conséquence leur statut réel et leur statut personnel seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés par la loi française ». Décret du Gouvernement de la défense nationale du 24 octobre/7 novembre 1870. Isaac Moïse Adolphe Crémieux (1796-1880) fut plusieurs fois député et ministre de la Justice ; il fut un des fondateurs de l’Alliance Israëlite Universelle.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 25 mai 2013 12:38
    On a rangé sous la catégorie d’antisémitisme des choses fort différentes :


    - l’antisémitisme pré-chrétien des Romains. Cicéron [-106 / -43], Pro Flacco, xxviii : calomnie relative à l’or des Juifs ; tu sais quelle force ils représentent, combien ils sont unis et quel rôle ils jouent dans nos réunions. […] Flaccus [préteur] prohiba par édit les sorties d’or d’Asie […] dédaigner, pour le bien de l’État, cette multitude des Juifs, parfois déchaînée dans nos réunions, fut un acte de haute dignité.


    - l’antisémitisme romain du début de l’ère chrétienne : Tacite [vers 55 / vers 118], Histoire : les pratiques des Juifs sont ineptes et misérables ; haine hostile à l’égard de tous les autres : les Juifs étaient le peuple le plus méprisé par les Assyriens, les Mèdes et les Perses ; le roi Antioche [Antiochus IV, vers -215/-163] s’efforça de détruire la superstition nationale et d’introduire la civilisation grecque.
    Juvénal [vers 60 / 140], Satires : aere minuto qualiacumque uoles Iudaei somnia uendent qu’Olivier Sers traduit par : « les Juifs te débitent à la demande n’importe quel songe creux pour une pincée de petite monnaie. » (Classiques en poche, Les Belles Lettres).
    Philostrate d’Athènes [vers 200], Vie d’Apollonios de Tyane : Il y a longtemps que les Juifs sont en révolte non seulement contre les Romains mais contre tous les hommes ; eux qui vivent à part, qui ne partagent avec les humains ni la table, ni les libations, ni les prières, ni les sacrifices […] il aurait mieux valu même ne jamais les annexer.
    Rutilius Namatianus, [1ère moitié Ve siècle], Sur son retour : le Juif, une créature qui cherche querelle à la bonne nourriture [le porc] ; […] race dégoûtante qui pratique la circoncision : cette race est la racine de la bêtise […] leur cœur est plus froid que leur croyance.


    - un anti-judaïsme chrétien multiséculaire s’appuyant notamment sur l’accusation de « peuple déicide » portée contre les anciens Hébreux.


    - un anti-judaïsme non chrétien, voire athée ; cf Voltaire, Arthur Schopenhauer, Karl Marx et Frédéric Nietzsche.


    - un préjugé de type racial pouvant aller jusqu’à des discriminations et des persécutions ; pogroms, nazisme.


    - une hostilité à la politique, voire à l’existence, de l’État d’Israël ; notamment, pour ses expulsions et la fuite de 500 000 à 800 000 réfugiés, sa politique à la main lourde depuis la guerre des six jours (1967), le massacre de Sabra et Chatila, en septembre 1982, la seconde Intifada fin 2000, l’opération Plomb durci à Gaza, 2008-2009, l’attaque de la flottille pour Gaza fin mai 2010, la reprise de la colonisation en cis-Jordanie, le projet de serment d’allégeance (octobre 2010), la construction de nouveaux logements pour les juifs à Jérusalem-Est (novembre 2010).


    - une hostilité au communautarisme actuellement incarné en France par le C.R.IJ.F., qui est contraire au principe d’indivisibilité de la République française. Hostilité également à la prétention de ce communautarisme à exercer une police de la parole, depuis la loi Gayssot jusqu’aux pressions du CRIJF pour l’interdiction de la conférence avec Stéphane Hessel à l’ENS-Ulm, ou jusqu’à celles de Serge Klarsfeld pour l’annulation de la commémoration du 50e anniversaire de la mort de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline avec les Archives de France.


    - une tentative de réexamen des méthodes et de l’ampleur des persécutions antijuives par les nazis (révisionnisme), notamment des chambres à gaz. Tout réexamen est actuellement bloqué par la loi Gayssot du 13 juillet 1990.
     - une lassitude face au ressassement médiatique des souffrances juives de la Seconde guerre mondiale, comme si la Première guerre mondiale n’a pas, elle aussi, créé de nombreux orphelins ; lassitude devant cette perpétuelle promotion du « peuple élu », en plein mépris du reste de l’histoire de France. Dernier en date.
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