« »"Alors je dis bravo à Isabelle, elle ne s’est pas laissée faire et c’est
très bien. La qualité du film n’est pas mon souci, je m’en moque
royalement.« »"
si la qualité de son film est a la hauteur de sa réaction , ca doit être une vrai bouse , mais si pour toi la médiocrité doit empecher toute critique
LETTRE A Mr
BOUTEFLIKA ,
président de la République algérienne
Monsieur le
Président,
En brandissant
l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous
saviez
bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat
Abbas et les
premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous
demandez
maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
C’était le
Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations,
d’origine
phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant
le
VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui
d’Hippone/ Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles
étaient
prospères.
Faut-il oublier que les Arabes,
nomades
venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb
et
converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. «
Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la
religion….Tuez vos
ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7).
Ce motif
religieux était élargi par celui de faire du butin, argent,
pierreries,
trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des
centaines
de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme
récompense
aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) . Et après
quelques
siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de
l’ère
punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn
Khaldoun el
Hadrami, Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .
Faut-il oublier aussi que les
Turcs
Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les
tribus
arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les
laissant
se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en
contre
partie.
Faut-il oublier que ces Turcs ont
développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces
pirates
barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en
Méditerranée,
permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes,
femmes
et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait
plus de
30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces
bases
depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et
même
américain…Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par
la ruse
et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue,
ayant avoué
avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.
Faut-il oublier que l’esclavage
existait
en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles
aisées
musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers
esclavagistes,
Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui
vendaient
leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique
(du Nord
surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les
Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière,
même si
les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
Faut-il oublier qu’en 1830, les
Français
sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui
pillaient
la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du
joug
turc les tribus arabes et berbères opprimées.
Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs,
100.000
Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du
Maghreb
où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque
tribu
faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman
favorisait,
divisant pour régner.
Faut-il oublier qu’en 1830 les
populations
étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme.
Les talebs
les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient
les
recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate),
vieilles de
plus de 2.000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué
depuis !
Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre
arménien
par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du
massacre
aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les
Arabes entre
l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins
(militaires au
début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de
moins
d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.
Faut-il oublier que la France a
respecté
la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du
tamashek et d
es autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas
fait
les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas
être
tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte).
Faut-il oublier qu’en 1962 la
France a
laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une
population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, -
il
manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais
en bonne
santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins
d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz,
des
ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un
Institut
Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait
rien avant
1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le
désarmement
des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie .
Faut-il oublier que les colons
français
ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y
laissant
de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile
d’Algérie, un
grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en
zone de
friche industrielle.
Faut-il oublier que la France a
permis aux
institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat
nation,
et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de
façon, il
est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la
colonisation
a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la
mondialisation.
Faut-il oublier qu’en 1962, un
million
d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour
ne pas
être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde
zone, des
dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés.
Il en
est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres
s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier
arabe
musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou
encore de
religion ?
Faut-il oublier qu’à notre départ
en 1962,
outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable
crime contre
l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou
avant, il
est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de200.000 tués dans
le
peuple algérien qui refusait un parti unique , beaucoup plus que
pendant la
guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses
cruautés et
ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne.
Les
hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez
que la
France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez
choisi,
avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères
du Val
de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de
médecine
d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones.
Ces
rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le
Président, à
reconnaîtr que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su
et pu
forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres
aux
plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très
précaires -.
La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie.
Personne ne
vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé
péricliter,
mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours,
quittent
l’Algérie pou r la France ?
En fait, le passé, diabolisé,
désinformé,
n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le
territoire algérien ?
Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore
cette
fonction.
Un citoyen français, André Savelli, Professeur agrégé du Val de
Grâce.
« »"D’ailleurs quand remboursera t’on les pays arabes et africains, voir
meme asiatiques pour tout ce que nous leur avons volé depuis des
sciècles ?« »"
parle moi de la construction d’infrastructure , d’hôpitaux , d’agriculture ....