Le travail dissimulé se retrouve aussi dans le fait que les nouvelles technologies nous impose une organisation sociale. Lorsque vous aller à la poste, c’est vous qui affranchissez le pli ; au supermarché, vous passez à la caisse automatique, vous télé-déclarez vos impôts, etc..
La technique n’est pas neutre ; c’est un fait social.
Il est a noté que ce travail dissimulé fait le bonheur de toutes ces entreprises qui ne se privent pas de subventions, crédits d’impôts, de contras aidés, contrats seniors, SMIC dont 20% est à la charge de l’Etat, etc.
On ne parle pas de travail au black, mais de travail dissimulé.
Le statut d’auto-entrepreneur devait servir à diminuer ce travail dissimulé ; cependant, beaucoup de patrons en ont profité pour faire passer leurs salariés à ce statut en tant que prestataires de service et donc diminuer leur coût du travail.
Je lis que les salariés d’ EDF sont des privilégiés, soit. Où l’on voit que la classe dominante a réussi à diviser ceux qui se font exploiter.
Le capitalisme s’adapte pour pouvoir survivre ; d’où, la soi-disant financiarisation qui n’est qu’une industrie comme une autre pour trouver des débouchés. Industrie extrêmement dangereuse car l’on crée de l’argent fictif sur des promesses de débouchés.
Le capitalisme fordien ne remplit plus sa part de débouchés et les marges de profit espérés ; d’où, la marchandisation des services (santé, éducation, sécurité, etc..).
L’exemple du stop pour voyager est révélateur : d’une part, on instille un sentiment de peur dans la population avec moult faits divers, d’autre part on marchandise cette prestation qui avant relevait de l’entraide.
Les artisans, commerçants se pensent les égaux de la classe dominante, mais ils se fourvoient !
La classe dominante n’a que faire de ces « petits » entrepreneurs ! D’ailleurs, ils les font disparaître.
Si on doit parler d’assistanat, il s’agit de cette classe dominante qui est la plus assistée. Leur travail consisté à siphonner les subventions, crédits d’impôts et autres pour s’agrandir au détriment des plus petits et/ou des concurrents tout en assurant une marge de profit la plus haute possible. D’où compétitivité, innovation, réformes ne visant qu’à augmenter ce profit pour le plus grand malheur des salariés, des petits entrepreneurs.
Le capitalisme est à l’agonie car il a besoin intrinsèquement d’ une croissance exponentielle pour survivre. Malheureusement, ce que nous vivons n’est que la conséquence de cela.
Il ne faut pas dire privé d’emploi, mais privé de travail !
Il n’ y a jamais eu autant d’emplois dans notre pays qu’aujourd’hui ! Pendant les 30 piteuses, la plupart des femmes n’étaient pas salariées !
L’emploi et la croissance sont les 2 mamelles de notre système économique.
En parlant d’emploi, on parle de taux d’employabilité, de ressources humaines, donc de flux.
En parlant travail, on parle d’émancipation, de travail ayant du sens, non nuisible, mortifère, non assujetti à l’employeur qui n’est qu’un maquignon.
Le salariat est la continuité de l’esclavage et du servage mais sous d’autres formes ; cela s’appelle la servitude involontaire car la plupart des gens n’ont pas le choix de faire autrement pour survivre (et non pas vivre) ; j’en fait partie.
Faut-il se battre pour quémander un emploi de merde ou pour avoir une activité, un travail qui ait du sens ? Travailler dans le complexe militaire, dans l’agro business, la chimie, l’automobile, etc... a-t-il du sens ? Non, mais le système nous impose l’organisation sociale de l’emploi.
D’autre part l’automation, les gains de productivité et le travail gratuit se généralise. La plupart des personnes se ruent dans les hypermarchés, les ZAC, etc... Contre partie : nous favorisons le système au lieu de le combattre.
Le travail a du sens que si l’on maîtrise la technique, les savoir - faire. Notre société nie tout cela et nous enferme avec notre accord tacite dans la dictature technicienne.
Malheureusement ce système ne peut fonctionner et laissera de côté une partie de plus en plus importante de personnes.
La lutte dans un monde dit mondialisé, mais qui n’est que le système de Ricardo das avantages comparatifs, est vouée à l’échec tant que celles et ceux qui sont rejetés ne prendront pas les choses en main.
Il faut que cela vienne de la base pour pouvoir changer de paradigme ; ce ne sont pas les partis, syndicats, et autres... qui changeront quoi que ce soit. Il ne sont là que pour perpétuer avec plus ou moins d’inégalités le statu quo pour la classe dominante.
Vaut-il mieux avoir un emploi et être exploité que d’ essayer de sortir de ce système qui que l’on soit salarié ou demandeur d’emploi, nous méprise ?