« Il est peut-être bon de rappeler que quand les premiers européens s’installèrent en Amérique, ils les déclaraient propriété du Roi de France, d’Espagne, du Portugal. Je ne pense qu’aucune partie de l’Italie n’est terre du Président Wade, Bouteflika, etc... »
Les « affiches indiennes » sont bien évidemment métaphoriques. Si vous êtes incapables de le comprendre, on ne peut pas grand-chose pour vous. Et si Wade et Bouteflika n’y sont pas pour grand-chose, une « colonisation » est bel et bien en marche.
L’anthropologue Ida Magli, déjà citée, la décrit en ces termes :
« Gênes n’appartient plus aux Génois. Le centre historique a été acheté, pièce après pièce, magasin après magasin, par des immigrés africains, en majorité marocains et tunisiens, et les Génois s’y sentent désormais étrangers ; ils n’osent plus le traverser, et encore moins y flâner. Les mosquées y pullulent et personne ne peut valablement s’opposer à la construction de la mosquée principale, en face du Dôme.
« Florence n’appartient plus aux Florentins. Le centre historique a été acheté, pièce après pièce, magasin après magasin, par des immigrés africains, et les Florentins s’y sentent désormais étrangers ; ils n’osent presque plus le traverser. Des cheiks richissimes ont acquis les palais des alentours du Dôme, y compris ceux qui étaient occupés depuis des siècles par les descendants de Dante.
« Evidemment, le maire n’a rien trouvé à y objecter, et maintenant il a la satisfaction de s’accouder à la fenêtre de son bureau, aux cris des vendeurs et dans les effluves d’ail émanant de la cuisine musulmane. Les commerces africains vendent aux touristes, sous le nez des Florentins impuissants, des sacs à main en véritable « cuir florentin », tanné en Chine et, malgré l’ultime bataille lancée par Oriana Fallaci, les mosquées prospèrent parallèlement aux commerces.
« Rome ne se porte pas mieux. Une grande partie du centre, de la Basilique de Santa Maria Maggiore à la Piazza Vittorio et à San Giovanni, appartient aux immigrés, principalement africains et chinois… Etc., etc., etc. » - Il Giornale du 23 avril 2008.
Alors, M. Masuyer, vous pouvez vous réjouir que la situation pourrisse en Italie comme en France, seulement, vous n’avez aucun droit d’exiger que les Italiens se soumettent à cet avilissement de leur prestigieux cadre de vie avec la même lâcheté que des Français, ensuqués au je-m’en-foutisme égocentrique !
La Lega Nord, avec ses affiches dévastatrices - mais pas encore assez - incarne leur esprit de résistance ! C’est son honneur !
Votre débat démocratique, il intéresse quoi, 2-3 % de l’électorat ? Et qui, de surcroît, sait par avance pour qui il va voter !
C’est fini, depuis cent piges, l’idéalisme angélique des Lumières.
Lors des dernières élections italiennes, il y avait une coalition de partis particulièrement *débatteurs", réunissant les diverses variétés de communistes, les écologistes et des gauchistes nébuleux, des gens qui ont le débat dans les gènes..
Et bien, ce rassemblement, baptisé arc-en-ciel, qui affichait 72 sièges dans le parlement sortant, s’est retrouvé avec tout juste 3 % des suffrages et 0 siège ! Résultat, l’Italie n’a plus de députés communistes et pas davantage d’écolos !!!
Et pourtant, Dieu sait s’il a débattu, cet arc-en-ciel. Plus que tous les autres partis réunis, si ça se trouve.
Bref, le débat ne sert à rien. Et s’il servait à quelque chose, je n’aurais pas pu annoncer, le 18 février 2007, que le 6 mai suivant, Sarkozy battrait Royal par 53 à 47 % !
« Il paraîtrait, dit l’un, que ces affiches seraient "efficaces". En quoi ? Au service de quoi ? »
Au service de la défense de l’identité d’un peuple bosseur, ingénieux, inventif, entreprenant, attaché à sa terre et à ses valeurs. Si, si, ça existe encore.
« Polenta si ! Cuscus no ! » proclament régulièrement des banderoles de la Lega Nord, lors de manifestations organisées ces dernières années.
Le 23 avril, on pouvait lire dans Il Giornale, un article d’Ida Magli - une anthropologue de choc dans la lignée d’Oriana Fallaci, auteur de nombreux bestsellers -, intitulé « Interdisons aux immigrés d’acheter des maisons et des terrains »*.
C’est sûr que ce n’est pas en France, qu’on assisterait à de tels sursauts. Alors, ça choque !
Ça choque les décadents, qui ont sacrifié leur fierté nationale sur l’autel d’un universalisme visqueux qui, comme la tolérance, est « une coquetterie d’agonisant ».
Ça choque comme les bien-portants peuvent choquer les égrotants en affichant une bonne santé insolente !
* En Italie, ça fait partie de la liberté d’espression, et ceux que ça intéresse peuvent encore trouver l’article sous :
J’analyse la violence et le simplisme de ces affiches et c’est mon article qui est accusé de simplisme, sans que le moindre argument que j’avance pour prouver cette violence et ce simplisme, soit réfuté.
Vous analysez ce que vous voulez. Moi, ce que je vous ai reproché, c’est de parler d’une situation politique dont vous ignorez à peu près tout, comme je l’ai montré avec quelques exemples.
Mais puisque vous voulez parler des affiches, et bien parlons-en : elles sont parfaites¨, ces affiches, claires, efficaces, lisibles de loin, percutantes.
Qu’attendre de plus de la part d’affiches électorales ?
L’imprimatur des zinzintellectuels immigrationnistes de la Péninsule ? Le nihil obstat du président de la République, ancien stalinien plus ou moins repenti ?
Personnellement, ces affiches, je les ai trouvées tellement bien que j’en ai fait des sorties d’imprimantes A4 pour les coller au mur de mon bureau…
Cela dit, je voudrais ajouter une petite pensée pour les leghistes sioux, apaches, cheyennes, arapahoes, pawnees, comanches, crees, qui n’ont pas été entendus, quand ils disaient qu’il fallait refouler les envahisseurs avant qu’ils ne soient trop nombreux, et qui se sont vu opposer les discours lénifiants des Red, des Villach et des Mahusier, de leur temps et de là-bas.
Vous trouvez que c’est dommage, moi, je trouve que c’est grave, dans la mesure où, sur AgoraVox, on peut écrire n’importe quoi, sur n’importe quoi, en n’ayant qu’une connaissance très fragmentaire du sujet que l’on traite. En se disant qu’avec un minimum de chance, les lecteurs n’y verront que du feu...
Je soupçonne M Villach de ne connaître de la politique italienne, que ce qu’il a lu dans "Libération" et absolument rien d’autre. Or une telle crédulité un tel aveuglement de la part de quelqu’un qui se targue d’informer, redimensionne très sévèrement la fiabilité et la crédibilité du "journalisme citoyen".