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desperado

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  • desperado 23 août 2007 17:25

    Quelques remarques générales :

    1) Sur le fonds, on ne peut pas déplorer qu’il y ait une réaction à chaud des autorités sur ce sujet. C’est malheureusement notre mentalité (fonds gaulois ?)que de ne réagir que devant des catastrophes, soit avérées, soit imminentes. De plus celà fait des décennies que la doite comme la gauche déblatèrent sur le sujet sans rien faire. Je ne sais pas si les mesures du gouvernement seront bonnes ou mauvaises, mais je les préfère à l’immobilisme.

    2) Sur la manière et le style, M. Sarkosy se délecte évidemment du strass et des paillettes médiatiques, mais l’actualité politique de l’année écoulée a démontré avec éclat que cette attitude était très bien répartie entre la droite et la gauche. Ce qui compte c’est le résultat des mesures annoncées ou à venir, et il faudra du recul pour les apprécier.

    3) Le parallèle entre MM.Bush et Sarkosy me semble dénué de toute crédibilité du fait de son outrance. A ma perception Bush est un crétin fini. M. Sarkosy n’est pas un ange, mais certainement pas un idiot. On peut penser ce que l’on veut de ses qualités et de ses défauts, mais son seul parcours politique devrait imposer un minimum de réserve quant à ses capacités intellectuelles.

    4) Il faut avoir bien peu de confiance envers soi ou envers les français, ou être bien outrageusement paranoïaque, pour parler de « conditionnement des consciences » devant ammener des mesures de contrôle et de répression adéquates. Je crains que nous ne soyons là dans dans la spéculation fantasmée pure et simple...

    5) Il est regrettable que sur un sujet de société aussi sensible on ne puisse transcender des clivages politiques (qui tiennent d’ailleurs beaucoup plus de la posture que d’un comportement raisonné) pour aboutir à des solutions et des mesures consensuelles non définitives (comme par exemple la castration chimique). Par ailleurs il n’est pas inutile de relever que les erreurs judiciaires existeront malheureusment toujours, quel que soit notre systême (personne n’échappe aux lois statistiques). Nous ne pouvons que nous efforcer d’en réduire le nombre.

    Cdt



  • desperado 22 août 2007 21:08

    les oeuvres de Palestrina et de Desprez sont l’oeuvre d’hommes géniaux, mais quelle est la part de la religion dans leur élaboration ? Il me semble que vous confondez l’étiquette de la boîte de conserve avec son contenu...



  • desperado 17 août 2007 09:13

    Ne serait-il pas également possible de penser que la gloire de Dieu (ou du Diable peut-être...)est bien trop grande pour être comprise et intégrée par nos petites religions soit disant révélées, en fait invraisemblables fatras résultant de plus de 2000 ans de mensonges et d’impostures ?

    Dans les années 1870, et devant le succès croissant du « péril » rationaliste (lié à la montée en puissance phénoménale du Darwinisme) l’église catholique instaura le dogme de l’infaillibilité pontificale, point d’orgue d’un systême totalitaire commencé quinze siècles plus tôt...

    Le Créationisme s’inscrit exactement dans le même schéma mental : nous ne pouvons pas avoir tort car nous détenons la seule vérité que nous sommes capable de comprendre (et qui accesoirement sert au mieux nos intérêts matériels...).

    Il y a une citation de Shakespeare qui dit je crois :

    « Il y plus de mystères, Horatio, dans le ciel et sur la terre que dans tous les livres de philosophie »

    J’ajouterai volontiers « et de théologie » et celà me parait très bien comme cà...

    Cdt

    P.S. : La lecture des ouvrages de Michel ONFRAY me semble apporter un grand bol d’air frais sur ces questions. Cf par exemple son « Traité d’Athéologie ».



  • desperado 16 août 2007 18:39

    Cette bonne analyse a de plus le mérite de proposer une solution alternative au systême actuel. Ceci nous change des articles précédents sur la question qui consistaient uniquement en jeux de massacre des mesures gouvernementales, sans aucune proposition constructive, sans parler des lamentables et tristes pugilats entre commentateurs qui en étaient la suite.

    A ce propos, ce site gagnerait sans doute beaucoup à des commentaires beaucoup plus factuels, au lieu du défouloir qu’il semble être pour certains. J’ajouterai que le fait de se considérer de gauche ne confère pas automatiquement un brevet de moralité, comme le fait de se prétendre de droite un diplôme d’intelligence (notamment économique).

    Ceci étant, et pour en revenir au très bon article d’Albert Ricchi, je crois qu’il convient de relever que la solution a priori plus équitable qu’il propose relativement au financement de la sécurité sociale via l’impôt ne peut être envisagée sans un grand soir fiscal au niveau de l’IRPP, et une remise à plat de tout le systême. L’innomable fatras législatif et déclaratif qui prévaut actuellement étant, en tant que tel, une invraisemblable machine à crééer l’iniquité (et où comme toujours les simples salariés du privé sont les plus gros perdants). Quelques pistes ? Par exemple suppression de toutes les niches fiscales, et soumission à l’impôt de la totalité des avantages en nature ou non monétaires des contribuables... A partir de là on pourrait commencer à supposer que tout le monde est effectivement logé à la même enseigne, et le débat entre les contributions respectives du secteur public et privé serait de facto éteint.

    L’énormité du chantier à entreprendre laisse cependant dubitatif sur sa faisabilité...

    Néanmoins, et à supposer que cette éventualité de mode de financement constitue une piste envisageable, une modification en profondeur de notre rapport à la santé ne peut pas être évité. Il y a là d’énormes réflexions à entreprendre, par exemple :

    - Notre triste record mondial en matière de consommations de médicaments et de visites au médecin

    - Le systême de rémunération à l’acte de ceux-ci

    - Les masses médicamenteuses inutilisées

    - Notre rapport à l’hygiène et à la diététique

    - La juxtaposition de l’hopital public et des cliniques

    - Les appétits des laboratoires et des assurances

    - Les rentes de situation des organismes syndicaux au sein des conseils d’administration et l’absence d’implication corrélative

    Liste non exhaustive...

    Cdt



  • desperado 7 août 2007 23:19

    Le discours :

    « Je les paie bien assez pour ce qu’ils font » et « On travaille bien assez pour ce qu’il nous paie » est en effet symptomatique du climat délétère qui prévaut dans bon nombre d’entreprises.

    Mais la revalorisation des salaires pose directement le problème de la compétitivité des PME, dont il faut bien se garder d’amalgamer le niveau de profit à celui des grandes entreprises. C’est pourquoi je considère que les dispositions sur les heures supplémentaires du paquet fiscal constituent le seul point du dispositif dont on peut espérer des retombées positives. Nous verrons bien l’impact d’ici quelques mois.

    Une représentation syndicale structurée au sein des PME serait effectivement une chose excellente si les organisations syndicales arrivaient à se réformer en défendant l’intérêt collectif plutôt que les positions corporatistes et iniques qu’elles essaient de préserver depuis trop longtemps (avec de moins en moins de succès d’ailleurs, ce qui devrait peut-être nous inciter à l’optimisme).

    Les prud’hommes contituent en effet une institution paritaire sympathique, efficiente et qui sait de quoi elle parle, contrairement à certaines autres instances judiciaires. Mais j’avoue que je ne vois pas trop en quoi ils peuvent contribuer à l’amélioration de la situation actuelle.

    Je suis en revanche très réservé sur l’inspection du travail, organisme étatique ultra politisé, à la notable exeption de leur action sur le travail au noir au titre duquel leurs moyens devraient être étendus.

    Je crois également qu’une refonte globale du droit du travail devrait être opérée au plus tôt. Nous sommes en effet en présence d’un fatras juridique résultant de l’empilement depuis des décennies de dispostions réglementaires et de décisions de jurisprudence (D’après un mien ami avocat 400 pages supplémentaires chaque année). Cette situation est certainement pour beaucoup de petites entreprises générateur de fortes réticences à l’emploi et à l’évolution des salariés.

    Cdt

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