« En effet, selon lui, la construction européenne devait se fonder « sur des réalités », c’est-à-dire sur les États et seulement sur eux. À ses yeux, l’Europe unie devait se résumer à un partenariat franco-allemand ; il aurait dit à ce propos : « L’Europe ? C’est la France et l’Allemagne ; le reste, c’est les légumes ! » Il reste ainsi fidèle à la vision de la France sur l’Allemagne qu’avaient Richelieu ou Jacques Bainville. Dès 1958, il manifeste clairement sa priorité diplomatique en nommant l’ambassadeur de France à Bonn, Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères. Puis, il reçoit le chancelier Adenauer, chez lui, à Colombey, honneur qu’il ne renouvellera jamais pour un autre. La messe solennelle célébrée dans la cathédrale de Reims avec le chancelier, la libération des derniers Allemands condamnés pour crimes de guerre en France sont autant de gestes symboliques qui doivent se conclure par le traité de l’Élysée de janvier 1963, qui scelle la réconciliation entre ce qu’il appelait « les Gaulois et les Germains ».
Le lobbying de Monnet et des Américains auprès des parlementaires allemands parvient néanmoins à neutraliser celui-ci. Le Bundestag, en ratifiant le traité de 1963, le fait précéder d’un préambule replaçant celui-ci dans le cadre de l’Alliance atlantique et réaffirmant la priorité de l’alliance germano-américaine sur le partenariat franco-allemand11.
Le bilan historique de ce duel est nuancé. Les autres États européens font savoir, tout de suite, qu’ils ne veulent pas de ce condominium et qu’ils préfèrent être gouvernés, pour ce qui concerne la sécurité, de loin, par les États-Unis, que de trop près par les deux géants d’Europe, même réconciliés[réf. nécessaire].
Cependant, force est de constater que les principales réalisations concrètes de la construction européenne partent d’un accord préalable franco-allemand : la politique agricole commune, dite PAC, les programmes Ariane ou Airbus, l’euro, qui comme le dit l’un de ses principaux détracteurs, Jean-Pierre Chevènement, « constitue la fusion franc-mark », sont la preuve d’une volonté politique qui permet de conserver le soutien des opinions publiques.
Jean Monnet, qui, de son propre aveu, n’a jamais aimé les études, accordait le primat à l’économie et à l’international, qu’il connaissait bien. De Gaulle, imprégné d’une très profonde culture historique, et ayant peu d’expérience dans le domaine économique[réf. nécessaire], privilégiait les relations entre États. »
Un dernier lien à consulter comme médecine pour la psychose
« Legénéral de Gaulles’était violemment opposé à laCEDet avait fermement critiqué la mise en place de laCECAet duTraité de Rome. Bien qu’il ait ignoré le détail des intrigues que Monnet avait menées contre lui auprès de Roosevelt, l’ancien chef de la France Libre se méfiait de lui parce qu’il s’était rallié directement aux Anglo-Saxons pendant la Seconde Guerre mondiale et avait soutenu le général Giraud à Alger. Il le traitera un jour de« petit financier à la solde des Américains »9. Enfin, il voyait en ses projets la concrétisation de l’idée de supranationalité, qui mettait en danger l’indépendance de la France (« [...] une commission commune qui ne soit naturellement pas constituée avec des Jean Monnet, des apatrides soi-disant supranationaux, mais avec des fonctionnaires qualifiés »10). Néanmoins, quand il revint au pouvoir, le Général ne remit pas en cause les premiers acquis de la construction européenne, dont Jean Monnet était un des principaux instigateurs ; cependant, tout le temps que de Gaulle resta au pouvoir, la France allait demeurer hostile à tout transfert de souveraineté important. »
2017 si on arrive jusque là tant économiquement que géo politiquement devra être une élection pour mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière.
Cette mascarade de démocratie aux ordres de l’Europe et des USA doit être remise à plat.
Il faut repartir sur d’autres bases avant que ce merdier nous explose à la figure.