Continuez à rêvez ; cela vous permettra d’attribuer la pauvreté de votre réalité à autrui. Attendez que votre rêve se réalise avant d’entreprendre quoi que ce soit : vous n’échouerez jamais. Contentez-vous de croire que ce sont les autres qui vous gâchent la vie ; cela facilitera votre quotidien et vous permettra de continuer à rêvasser. Continuez à croire que vos « compagnons » et « camarades » sont meilleurs que vos « ennemis », cela vous permettra de continuer à rêver parmi eux en paix. Continuez à croire que vous partagez le même rêve ; vous ne vous sentirez plus seul. Un jour peut-être votre rêve se réalisera et vous pourrez cesser d’être indigné, finalement, car le monde sera devenu un bel endroit peuplé de rêveurs.
Tant que les indignés rêveront d’un autre monde, rien ne changera, ni pour eux, ni pour le monde.
« Chie dans une main, fais un voeu dans l’autre et tu verras laquelle est la plus pleine »
L’indignation est un sentiment féminin proche de l’hystérie, c’est approprié pour les bonnes femmes qui ont une moralité vite effarouchée. Que ces hippies s’occupent d’abord de mettre de l’ordre dans leurs propres vies et arrêtent d’attendre que la solution viendra d’en haut. La seule solution d’en haut qu’ils méritent est un coup de pied dans le cul.
La société leur paie des études pendant des années, durant lesquelles l’utilité sociale est le moindre de leur souci, ayant été inculqué que la valeur suprême était l’épanouissement personnel. Confronté à la dure réalité du marché du travail, ils se découvrent une conscience sociale. Si les études leur garantissaient un emploi privilégié, fut-ce aux dépens de la vraie classe ouvrière, on n’en verrait pas un seul dans la rue. Combien de fois n’ai-je pas vu des diplômés, enfants de bonnes familles, rester des années au chômage sous prétexte qu’ils ne trouvaient pas d’emploi à leur mesure ? Ce sont les même qui aujourd’hui, sans vergogne, s’indignent, tandis que d’autres personnes (ouvriers, immigrés, sans papiers), font le vrai travail à leur place.
Le réveil est et sera dur pour ces doux rêveurs, mais jusqu’ici ils sont encore bien douillets.
Un Arabe et un Français détenteur d’un secret d’état US, piégés pour des crimes de cul. Tout le monde est dans le coup, y compris les 4 derniers présidents US. Yes ! le nouveau de Villiers est sorti !
Je suis aussi passé hier (habitant pas loin). Je ne m’y suis pas attardé plus que ça, mais ce que j’y ai vu : des jeunes bohémiens (beatnik, alternos, bobo - appelez les comme vous voulez), des zonards et des semi-clodos, sirotant des bières 50cl (Gordon à 9°) ou tétant des clopes ou des joints, couchés dans des chaises longues ou assis à même le sol. La bouffe commune et les séances de discussion, c’est toujours sympa, je l’avoue. Le camping improvisé en ville aussi, c’est bien - ça fait se réunir les gens et le plein air ça fait du bien. Par contre, faire passer cet amas (humain et matériel) bordélique, traversé par des relents de pisse, pour une expérience sociale alternative et embryonnaire d’une organisation sociale nouvelle - non, désolé.
L’article d’ailleurs ne répond nullement à sa propre question : qui sont-ils ?