Il n’est pas nécessaire de définir l’œuvre d’art puisque l’art que cette expression voudrait évoquer n’existe pas. L’art, ou pluôt l’Art – pour ne pas offusquer Saint-André-des arts, ni mélanger avec l’état de l’art ou encore avec les ouvrages d’art – est né au XIXe siècle. Il s’agissait d’épater le bourgeois en le faisant baver devant un nouveau sacré, alors qu’il croyait en avoir fini avec tout sacré. La propagande poétique a bien fonctionné et comme le bourgeois y a investi ses sous, plus question d’y toucher. Sacrilège ! C’est pourquoi il importe d’étayer la croyance en l’Art par tous les moyens, le terrorisme intellectuel n’étant que l’un d’entre eux. Faire appel à la philosophie analytique a au moins l’avantage de garantir que le débat sera sans fin...
Nos pays ayant donc des réflexes con-ditionnés (et de huit), il suffit de présenter une motion bien calculée pour leur faire voter ce qu’on veut. Quant aux abstentions, en la matière, nous avons compris (8,5) qu’il convient (9) d’en penser. (À qui le dixième ?)
Ce mélange de tous les complotismes est-il bien hygiénique ? L’appel à la raison et à la mesure, en première partie d’article, est sensé. La fin s’en écarte, malheureusement.
Ce que vous dites est juste, Robert GIL, mais ce n’est pas vraiment le problème posé dans cet article. Dans l’hypothèse du maintient unitaire de la République, effectivement menacé par l’européisme, prônez-vous l’interdiction de parler le patois (et de cracher par terre par la mêm occasion) ?