@ Le Péripate qui a écrit : « Mais vous voyez bien que les deux types de réponses données par vos « savants » ne sont pas satisfaisantes, l’une conduisant à l’exclusion, l’autre à un sentiment de contrainte (cf manger du porc en cas de danger de mort). Comment voulez vous que nous ayons le sentiment d’une destinée commune dans ces conditions ? La réponse du christianisme a été dès les débuts : tu rendras à César ce qui appartient à César. » -----------
Il me semble que votre réponse n’est pas trés honnête car les deux réponses des « savants de l’islam » que vous dénoncez répondaient seulement à la question de savoir ce que doit faire un musulman vivant en pays non-musulman lorsque les lois de ce pays sont « en contradiction directe avec une loi islamique »
Si l’on veut être honnête il faut aussi noter que l’auteur commence par souligner que les musulmans vivant en pays non musulmans « sont sommés d’obéir aux lois du pays ou ils vivent » et qu’il ne parait pas se plaindre de ce que certaines lois françaises seraient « en contradiction directe avec une loi islamique »
Bref cette problématique n’est pas propre aux musulmans ; il existe, par exemple, un certain pays occidental trés hautement développé où des associations de croyants font la chasse aux médecins pratiquant l’avortement parce que celui-ci est interdit par la Bible.
En ce qui concerne la corrida j’avais vraiment apprécié votre intervention. C’était donc à prendre au 1er degré.
En revanche ici vous ne procédez que par affirmations. Vous me répondrez que moi aussi.
Mais moi je défends une position qui n’a pas besoin de justification particulière puisqu’en matière de tenue vestimentaire sur la voie publique ou dans un lieu public, la liberté est le principe et l’interdiction l’exception qui est doit être justifiée.
Le fait qu’une personne, dont vous savez déjà que c’est une femme, estime devoir cacher son visage lorsqu’elle déambule en public ne met pas en danger votre sécurité, ni la mienne.
Naturellement cette liberté doit comporter certaines limites et n’exclut pas l’obligation de se dévoiler à chaque fois qu’il est nécessaire de justifer de son identité, de se soumettre au détecteur de métaux si l’on prend l’avion, d’adopter une tenue adéquate si l’on conduit une automobile etc...
De mon point de vue si l’on veut interdire la burqa, il faudra trouver de meilleurs arguments que celui de la sécurité
Il me semble que vous avez fait un contresens sur ce qu’a écrit pdth.
Si j’ai bien compris il considère que dans la Républque le principe de la liberté individuelle a, ou devrait avoir, la valeur d’une norme supérieure à la loi (valeur constitutionnelle) et que ceci est la meilleure garantie contre les dérives religieuses que l’on pourrait craindre dans l’avenir.
Je suis assez d’accord avec lui. C’est précisément parce qu’il n’y a pas d’oumma ni de chaaria en France que l’on ne doit pas à interdire la burqa, ni toute autre manifestation religieuse même radicale.