Si l’on veut connaître l’une des plus grandes bavures de la meute médiatique entraînée par quelques journalistes ayant fait fi de la déontologie du métier, il suffit d’aller sur Google et de taper LE GENDARME DURAND DENONCE.
Là, y sont révélées, sans conteste possible, toutes les manipulations et les manigances liées à l’Affaire des Irlandais de Vincennes et aux Ecoutes de l’Elysée.
Tout ce qui vient de la presse et suscite « convictions d’innocence ou culpabilité » de qui que ce soit ne mérite aucunement d’être considéré comme paroles d’évangile. Quand donc les propagateurs de fantaisies, as de la plume et/ou de paroles, seront-ils poursuivis systématiquement au pénal et au civil ?
Liberté de la presse, oui ! Mais pas celle de calomnier !
Lorsque la vérité n’est pas celle que nous voudrions qu’elle soit, nous transformons son image dans notre esprit de façon à l’accorder à nos désirs. A notre couleur politique en l’occurrence DSK c. Diallo.
Cette distorsion est pire lorsque l’on nous abreuve d’imprécisions, d’approximations, de probabilités + ou - vraisemblables. Voire de mensonges intéressés car le sensationnel d’accroche se vend si bien que certains d’entre eux en abusent. A l’heure actuelle je suis étonné de constater qu’ils ne nous aient pas servi la version selon laquelle l’affaire aurait été ourdie par Anne Sainclair afin de se débarrasser de son mari...
Un minimum de circonspectionn face aux déferlantes devrait nous conduire à éviter d’étaler publiquement nos convictions de culpabilité ou d’innocence concernant l’une et l’autre des parties. Quand on constate que des sondages sont effectués à ce propos, il est permis de se demander si la vindicte populaire ainsi exprimée ne se substituera pas un jour à la justice pénale. Et si comme au temps de l’Inquisition l’on ne trucidera pas en fonction des sondages d’opinions.