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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 26 mars 2013 20:39

    Les prudes donneurs de leçons en matière de violence langagière savent-ils le B A BA de ce qu’est la violence véritable ?
    Ne serait-ce que celle qui est subie chaque jour par ces millions de familles malheureuses, ici, en France et maintenant ?
    Pourtant Que sont les belles envolées contre la finance devenues ? sonne presque comme du Rutebeuf.
    Mais où sont les communards d’antan ?



  • Dwaabala Dwaabala 26 mars 2013 13:46

    Il faut être complètement aseptisé pour trouver violences ou excès ou que sais-je encore dans les propos pourtant mesurés de JL Mélenchon, et pour n’avoir rien à dire sur ceux qu’il montre du doigt pour leurs forfaitures.



  • Dwaabala Dwaabala 26 mars 2013 10:19

    @ epicure
    La confusion de la religion avec la spiritualité n’est possible que si dans celle-ci est admise la croyance en des êtres spirituels existant à côté des choses et des processus naturels.



  • Dwaabala Dwaabala 26 mars 2013 10:07

    Bien dit.
    Mes hommages à Madame Paulette.

    A la liste des antisémites notoires (en vrac, Hugo Chavez, Jean Ferrat, Stéphane Hessel, Daniel Mermet, René Balme) qui est donnée ailleurs, on peut ajouter Mikis Theodorakis. Ce qui confirme que le parti de François Hollande tient à ne rien perdre sur celui de Nicolas Sarkosy, et jusque dans les moindres détails.

    La fable est un genre dont le récit est menteur et le sens véritable. Quel est donc le sens de cette fabulation ?

    Il s’agit d’une escarmouche sur les ailes pendant que le gros de la troupe du PS, jusqu’à ce qu’il a de plus à gauche est envoyé à la charge sur le thème :

    « C’est le FdG qui fait avancer le FN par la division qu’il introduit dans la gauche. »

    Ce qui a été lancé au moment où la candidate PS dans l’Oise, a été sortie, où le FN s’appuyant sur les effets désastreux ( dont on ne saisit encore que les prodromes) de la politique du gouvernement fait une remarquable percée au milieu d’un électorat tétanisé, où le PS a appelé à lui faire barrage en votant UMP et se félicite du résultat aujourd’hui.

    Offensive qui est appelée à durer, aussi longtemps que le gouvernement poussera à droite.

    Ceci pour ne pas faire mentir le camarade Guy Mollet et son fameux : la droite la plus bête du monde.

    ... Et pour continuer en l’accentuant la jospinade qui conduisit au succès et au choix que l’on sait en 2002.



  • Dwaabala Dwaabala 23 mars 2013 17:23

    A l’auteur

    « Le catalogue moderne de ventre par correspondance » (copié-collé).

    C’est la révolution des mères porteuses, à prévoir sur catalogue, que vous anticipez ?

    Beaucoup d’idées dans votre article.
    Que l’on aime ou que l’on abhorre, que l’on espère ou que l’on redoute les révolutions, elle ont existé et probablement existeront, quel que soit le domaine envisagé.

    La révolution c’est la transition rapide et brutale opposée à l’évolution progressive et conservatrice de l’ordre au sein duquel elle se prépare. Elle est une nécessité dans le domaine social comme dans le domaine de la nature.
    Le passage de l’eau liquide à l’eau vapeur est une révolution : c’est la fameuse transformation dialectique de la quantité (ici celle de la chaleur fournie au liquide) en qualité.

    Pour l’histoire, maintenant. La loi fondamentale de la révolution, confirmée par toutes les révolutions, la voici : pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses exploitées et opprimées prennent conscience de l’impossibilité de vivre comme autrefois et réclament des changements.

    Pour que la révolution ait lieu, il faut que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C’est seulement lorsque « ceux d’en bas » ne veulent plus et que "ceux d’en haut" ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors seulement que la révolution peut triompher.

    Cette vérité s’exprime autrement en ces termes : la révolution est impossible sans une crise nationale (affectant exploités et exploiteurs). Ainsi donc, pour qu’une révolution ait lieu, il faut : premièrement, obtenir que la majorité des travailleurs (ou, en tout cas, la majorité des travailleurs conscients, réfléchis, politiquement actifs) ait compris parfaitement la nécessité de la révolution et soit prête à mourir pour elle ; il faut ensuite que les classes dirigeantes traversent une crise gouvernementale qui entraîne dans la vie politique jusqu’aux masses les plus retardataires (l’indice de toute révolution véritable est une rapide élévation au décuple, ou même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique, parmi la masse laborieuse et opprimée, jusque-là apathique), qui affaiblit le gouvernement et rend possible pour les révolutionnaires son prompt renversement.

    Ce n’est pas la peine de se fatiguer les neurones sur nouveaux frais quand d’autres ont déjà réfléchi sur la question de la révolution et sont même passés par l’épreuve de la pratique.

     

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