• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Dwaabala

Dwaabala

« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

Tableau de bord

  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 140 1496 2239
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 308 185 123
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 21 décembre 2012 21:19

    Digressions à propos de F. Lucchini.

    « Je ne crois pas que Marx aurait voulu condamner tous les coiffeurs ni tous les acteurs (ni tous les chanteurs) à être de droite » pensent certains.

    Effectivement, Proudhon n’ayant jamais écrit « Coiffure (ou chanson) de la misère », K. Marx n’a donc jamais eu à lui répliquer par un « Misère de la coiffure (ou de la chanson) ».

    Ceci étant dit, K Marx a clairement expliqué que les représentants politiques d’une classe ou d’une catégorie sociale n’appartiennent pas en général à cette classe : « le parti de la boutique » par exemple n’est pas représenté par des boutiquiers mais par des intellectuels qui peuvent avoir une toute autre origine sociale, qui s’expriment au nom de ceux dont ils défendent les intérêts dans le champ de la politique.

    C’est pourquoi vous trouverez aussi dans certaines déclarations de Lénine, qui était avocat de formation : « nous ouvriers ». Il se faisait alors le porte-parole des intérêts de la classe qu’il représentait.

    Pour conclure, tous les coiffeurs ou acteurs ou chanteurs, ou hommes de lettres, ne sont peut-être pas réactionnaires, mais beaucoup de réactionnaires sont certainement coiffeurs ou acteurs ou chanteurs, ou hommes de lettres.



  • Dwaabala Dwaabala 21 décembre 2012 20:39

    Une autre sensibilité face à l’hiver à l’heure où dans Paris on recommence à voir des enfants à la rue, que les services sociaux doivent recueillir

    Les effarés

    Noirs dans la neige et dans la brume,
    Au grand soupirail qui s’allume,
    Leurs culs en rond,

    A genoux, cinq petits, - misère ! -
    Regardent le Boulanger faire
    Le lourd pain blond.

    Ils voient le fort bras blanc qui tourne
    La pâte grise et qui l’enfourne
    Dans un trou clair.

    Ils écoutent le bon pain cuire.
    Le Boulanger au gras sourire
    Grogne un vieil air.

    Ils sont blottis, pas un ne bouge,
    Au souffle du soupirail rouge
    Chaud comme un sein.

    Quand pour quelque médianoche,
    Façonné comme une brioche
    On sort le pain,

    Quand, sous les poutres enfumées,
    Chantent les croûtes parfumées
    Et les grillons,

    Que ce trou chaud souffle la vie,
    Ils ont leur âme si ravie
    Sous leurs haillons,

    Ils se ressentent si bien vivre,
    Les pauvres Jésus pleins de givre,
    Qu’ils sont là tous,

    Collant leurs petits museaux roses
    Au treillage, grognant des choses
    Entre les trous,

    Tout bêtes, faisant leurs prières
    Et repliés vers ces lumières
    Du ciel rouvert,

    Si fort qu’ils crèvent leur culotte
    Et que leur chemise tremblote
    Au vent d’hiver.


    Arthur RIMBAUD  (1854-1891)



  • Dwaabala Dwaabala 20 décembre 2012 15:15

    @ jaja "En toute logique Dolez, un député qui vote contre l’avis de son parti aurait dû être exclu avec pertes et fracas.... Il y en a qui ont été virés du PG pour moins que ça....."

    Marc Dolez était LE député PG.

    Ce minuscule évènement est la fumerole qui indique le trouble du Fdg à se positionner, alors que la vraie question qui se pose est celle du désintérêt des masses que l’on sent plutôt prêtes à verser dans le fascisme à la première occasion.
    Il ne faut tout de même pas oublier que l’auto satisfaction au sujet du score à la présidentielle se cultive sur le fond de celle du FN qui n’a pas de raisons d’être moindre.



  • Dwaabala Dwaabala 20 décembre 2012 02:49

    Autant de réflexions pour ne pas avoir à regarder l’état politique des masses qui sont au mieux indifférentes, sinon portées au fascisme.

    Si ce n’était pas le cas, les problèmes à résoudre seraient d’une autre ampleur que de savoir comment on se situe par rapport aux forces politiques qui servent le grand capital.

    Quand on navigue dans le néant, pour continuer à exister on se regarde volontiers le nombril. 

    La social-démocratie historique a vécu, après avoir entraîné longtemps à sa remorque le communisme.
    Le social- libéralisme d’aujourd’hui n’a plus sur sa gauche que des évanescences.

    Il reste à écrire l’épitaphe d’un siècle de luttes ouvrières, mais nul ne sait encore qui la signera et de quelle manière.

     



  • Dwaabala Dwaabala 19 décembre 2012 21:56

    En cas de guerre civile, de révolution, il n’y a plus de loi, plus de droit. La question est donc formulée au départ de façon idéaliste.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv