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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 13 avril 2015 13:39

    Bonjour, Emile Mourey
    Je me souviens avoir lu un très bel ouvrage, érudit, sur Paul et ses voyages, et d’où il ressortait que le christianisme était essentiellement un paulinisme.



  • Dwaabala Dwaabala 11 avril 2015 18:38

    L’idéal du tirage au sort des décisions politiques ne laisse pas de surprendre : l’objet de la décision est-il lui-même , suivant ce principe, également tiré au sort ?
    Parce qu’il existe plusieurs sortes de tirage au sort. Blanc ou noir, c’est à ce type de tirage que se rapporte la remarque précédente. On bombarde ou non tel pays. Bien ! mais qui a soulevé le problème ? Ce ne peut être que le tirage au sort.
    Il faut alors envisager de mettre toutes les questions à traiter sur des petits papiers, chaque citoyen y allant de ses suggestions, par exemple, j’aimerais que les pissotières soient gratuites. S’il y en a de nombreuses les mêmes les chances de la voir sortir sont accrues quand on tire un papier au sort. Ensuite on vote oui ou non, blanc ou noir, sur la gratuité.
    L’informatique et internet peuvent évidemment simplifier ces opérations.
    Est-ce que j’ai bien compris le système du tirage au sort se substituant au vote ?



  • Dwaabala Dwaabala 11 avril 2015 15:26

    Merci pour ce tour du côté de chez Proust.



  • Dwaabala Dwaabala 11 avril 2015 15:12

    Bonjour Michel J. Cuny
    Le suffrage universel n’a pas pour principe de définir la vérité (la pensée d’A. Tardieu dérape sur ce point), ce qui est une question philosophique ou scientifique (qui ne se tranche pas à la majorité) mais celui, pratique, politique, de fixer la direction de l’action.
    Avec tous les risques, assumés par le consensus démocratique, que cela comporte.
    Cependant posée ainsi abstraitement la question est évidemment biaisée car elle ne tient pas compte des rapports de classes qui montrent que la bourgeoisie sait utiliser, et qu’elle en a les moyens, le suffrage universel dans la république la plus démocratique qu’on puisse imaginer pour perpétuer sa domination de classe, et mener la politique qui lui convient.



  • Dwaabala Dwaabala 10 avril 2015 17:47


    La politique n’est pas une affaire de morale.
    La politique sert avant toute chose les intérêts de la classe dominante. Elle sait faire des concessions si nécessaire, ou au contraire exploiter à fond ses positions si elle a le champ libre.
    Dans tous les cas en présentant ses actes comme accomplis dans l’intérêt de la nation, ou de l’humanité.
    L’arrivisme personnel, les promesses non tenues, etc. sont un aspect secondaire.

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