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Dwaabala

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« Jamais, disait-on, la masse du peuple n’est parvenue au degré d’instruction et d’indépendance nécessaire pour l’exercice des droits politiques, essentiels à sa liberté, à sa conservation et à son bonheur. Les nations les plus sages de l’antiquité eurent des esclaves qui les mettaient sans cesse en péril, [...] jamais société civile ne put faire disparaître de son sein, cette foule d’hommes qu’aigrit et rend malheureux l’idée de biens dont ils sont privés, et dont ils croient les autres en possession. Partout la multitude rampe sous la verge d’un despote ou sous celle des castes privilégiées. Et, portant ensuite les regards sur la nation française, on la voyait asservie, par les manœuvres des égoïstes conquérants, à la corporation des riches et des enrichis.
Quant à la cause de ces désordres, on la trouvait dans l’inégalité des fortunes et des conditions, et, en dernière analyse, dans la propriété individuelle, par laquelle les plus adroits ou les plus heureux dépouillèrent et dépouillent sans cesse la multitude qui, astreinte à des travaux longs et pénibles, mal nourrie, mal vêtue, mal logée, privée des jouissances qu’elle voit se développer pour quelques-uns, et minée par la misère, par l’ignorance, par l’envie et le désespoir, dans ses forces physiques et morales, ne voit dans la société qu’un ennemi, perd jusqu’à la possibilité d’avoir une patrie. »
Buonarotti La Conspiration des Égaux 1828

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  • Premier article le 21/08/2012
  • Modérateur depuis le 20/11/2012
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Derniers commentaires



  • Dwaabala Dwaabala 9 septembre 2014 14:14

    Je pense que l’histoire va dans le sens de l’émancipation du travail par rapport aux forces du capital. Que de même que l’ère du rapport maître esclave est révolue celle du rapport d’exploitation capitaliste n’est pas éternelle et est en voie d’être dépassée. Que l’affaire n’est certes pas simple, et que sa nouveauté historique réside dans le fait qu’elle nécessite une action consciente de la part des travailleurs, appuyée sur des bases théoriques et critiques solides.



  • Dwaabala Dwaabala 9 septembre 2014 12:24

    Un bien beau soliloque !



  • Dwaabala Dwaabala 9 septembre 2014 12:21

    Merci de votre attention.
    De ma place, je dénie simplement que je puisse penser librement (en politique s’entend) sans prendre parti aux côtés des travailleurs. Appelons cela la liberté prolétarienne, ou matérialiste, etc. Et cette liberté est dynamique, critique : je la construis. C’est dans cette construction que réside ma liberté de penser. C’est une thèse : on l’accepte ou on la récuse.
    Si j’étais dans la classe de ceux qui détiennent le pouvoir, ma conception de la liberté de pensée serait certainement tout autre, et il faut bien admettre qu’avoir le pouvoir signifie aussi avoir celui de la diffusion des idées.
    Et que les idées forment un système qui s’appelle l’idéologie.
    Le Manifeste du parti communiste est d’abord une critique de l’idéologie bourgeoise la plus avancée de l’époque en histoire, qui discernait la lutte des classes au cours de la Révolution par exemple, mais n’allait pas jusqu’à l’appliquer au moment présent et à voir en la classe prolétarienne la classe porteuse de l’avenir. Sauf en pratique, pour la réprimer, comme le montrèrent les journées de juin 1848 en France dans l’année qui suivit la parution du texte.
    Le Capital de K. Marx porte pour titre original : Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie
    De quelle économie politique l’œuvre est-elle donc la critique ? Il suffit de s’y plonger pour voir qu’il s’agit des économistes bourgeois, aussi bien du passé, qui lui offrirent pourtant nombre de concepts, mais aussi des contemporains qu’elle fustige avec une verve délicieuse.
    Dans la société comme dans la nature toutes les formes intermédiaires existent : entre le parti des prolétaires conscients et celui des capitalistes conscients, il existe une masse indénombrable qui du fait de l’état de la société se trouve nécessairement imprégnée des idées de la classe dominante et qui de ce fait ne peut absolument se réclamer de la liberté, quelles que soient les illusions qu’elle se fasse à cet égard.



  • Dwaabala Dwaabala 8 septembre 2014 16:59

    François Hollande est en train de détruire les institutions.
    Exact.



  • Dwaabala Dwaabala 6 septembre 2014 18:29

    J’en étais

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