• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 16 novembre 2010 21:34

    Je vois mal comment la culture, en tant que produit cernable et marchandisable (Pompéi, Louvre, Romanée-Conti, oeufs de Fabergé, paquebot France, Mont Saint-Michel, carré Hermès, tour Eiffel, colonne Vendôme, Ritz, Pont-Neuf...) échapperait au calcul, à la stratégie de rentabilité.


    Pour autant que ces produits soient rentabilisables, au moins au travers de l’image glorieuse qu’ils véhiculent, ils sont considérés, pas de souci.

    Mais vous, Loupette, peut-être vous inquiétez-vous pour les produits culturels moins cernables, appropriables et commercialisables ?
    Il faut alors nous en parler. Susciter notre intérêt dessus.

    De quoi s’agit-il ?
    De pièces de théâtres non jouées faute de subventions ?
    De fromages qu’on ne fait plus faute de débouchés ?
    De vaches qui disparaissent au profit des seules Prim’Hostein ?
    De toiles que des artistes contemporains ne peuvent même pas exposer ?
    De sculpteurs qui souffrent de ne pas avoir d’atelier correct ?



  • easy easy 16 novembre 2010 12:23

    Bonjour Armelle,

    La vérité est un mythe et chacun le sait qui ne l’exige qu’en tant que procureur, qui ne prétend l’offrir que s’il se sent soupçonné.

    Hormis ces situation, dans l’ordinaire des moments, chacun s’en tient au modus vivendi qui consiste à ne surtout pas évoquer la vérité (Alors que les philosophes et religieux la posent comme essentielle de la relation et de la connaissance, la vérité est rarement évoquée dans la vie courante).

    « Il est frais votre poisson, là ? » est déjà une question qu’on évite de poser
    et on dit encore moins souvent, après la réponse affirmative du poissonnier, « Vous êtes sûr de me dire la vérité ? » . Car à ce niveau là de la conversation, la relation est devenue pourrie et ces deux là ne se fréquenteront plus.

    Sur quelque sujet que ce soit, une personne qui aurait constamment à la bouche « Dis-moi la vérité » sera infréquentable.


    Il y a donc une valeur d’urbanité bien plus grande dans le mensonge que dans la vérité ; une valeur au sens où le menteur sacrifie quelque chose de lui quand il ment par compassion, par respect, pour faire plaisir.
    « Je vous trouve ravissante dans cette robe »
    Vérité ou mensonge ?
    Si l’auteur le pense vraiment, il ne sacrifie rien de lui. S’il ment, en ne disant que la partie la plus urbaine de ses pensées, il sacrifie quelque chose et c’est méritoire. Et bien dans le cadre urbain, le plus courant des cadres donc, c’est constamment que nous nous mentons mutuellement, ne serait-ce qu’en évitant de dire à ceux qu’on croise qu’on les trouve laids.


    Le mari qui a une maîtresse mais le cache à sa femme sacrifie aussi quelque chose de lui. Et ce sacrifice le mine au point qu’il va probablement commettre des lapsus révélateurs de la vérité.
    Il va chercher à lâcher de ce lest qui le plombe.

    Une autre vérité est très délicate, c’est celle de l’amour passé. Après avoir divorcé dans la fureur et les mots d’oiseaux, il est quasiment impossible, même pour un écrivain, de raconter la magnificence de l’amour originel. A la rigueur, on peut reconnaître que « Oui je l’avais aimé » mais on le dira vite, on ne parvient pas à faire long sur cet amour qui était pourtant énorme. On ne peut plus dire la vérité sur ce sentiment passé et inversé depuis, même in petto. Même à soi, on ne peut plus la dire et il ne nous reste que des décombres du genre « Agggrrrr, mais comment j’ai pu m’enticher d’une poufiasse pareille ! »
     
    Autre partie délicate. Quand après un divorce, on se remet avec une autre personne. Il est convenu de lui dire qu’avec elle, cette seconde personne, c’est mieux. Bin voyons. C’est une convention sine qua non. Si on ne dit pas ça, si on ne fait pas entendre ça d’une manière ou d’une autre, on va donner à penser qu’on n’a pas pansé ses blessures, qu’on reste à regretter la première et cette seconde relation ne pourra pas tenir.

    Tout ça, nous le savons tous. Ce qui fait que nous n’évoquons jamais la vérité (sauf à l’exiger des gosses et de ceux qu’on cherche à condamner)




  • easy easy 15 novembre 2010 21:31

    «  »«  »«  » Et puis , cher easy, ne savez-vous pas que vous vivez dans le monde du Yin et du Yang ? Et que la Tao n’est qu’une grande montagne russe ?«  »«  »

    Yin...Yang...Yin...Yang
    Oui...Mais...Oui...Mais...

     smiley



  • easy easy 15 novembre 2010 17:24

    Bin, ça me fait penser que j’en sais beaucoup plus sur la hernie de Johnny et la culotte que Lio ne porte pas que sur le projet du grand Paris.

    Ya des jours, j’ai carrément honte.






  • easy easy 15 novembre 2010 13:53

    Sujet pertinent.

    Mais cette histoire de vitesse a toujours existé, à d’autres échelles bien entendu.

    Lorsque Napoléon, le vrai, avait été en difficulé à Waterloo, la famille Rothschild le savait et son banquier de Londres, averti avant les autres, avait diffusé une info inverse faisant paniquer les Anglais et avait ramassé à très bon compte des titres bradés. A ce moment là, les boursicoteurs considéraient que l’info qui leur parvenait été disons en temps réel et en temps égalitaire. Bin ils se trompaient. Les Rothschild savaient avant.

    Vers 2000, quand nous avons été nombreux à commencer à boursicoter avec le Net, nous avions l’impression que nous avions tous les indications des cours en temps égalitaire. Bin non, en fait il y avait des décalages d’affichage des cours pouvant aller jusqu’à 15 minutes. Le boursicoteur cliquait selon ce qui était affiché au carnet d’ordre et il jouait vraiment sur ce carnet d’ordre mais c’était un déjà vieux carnet. Les brookers qui passaient des ordres par téléphone et entre eux jouaient un autre carnet bien pmluas frais.
    Et puis il y avait les ordres qu’on passait à la cloche, juste avant. Et là, c’était le suspense pendant des heures avant de savoir comment on avait été placé par les opérateurs. Il y a une période grise avant l’ouverture et après l’ouverture où les professionnels s’échangent des masses et arrangent leurs coups aux dépens des petits joueurs.

    Jouer en temps réel est en fait impossible quand la Machine devient aussi énorme, quand on ne tient pas entre les mains, le programme qui place les joueurs en fonction de leur heure d’arrivée. Les affichages les plus précis sont en secondes alors que dans une seconde on peut placer 10 000 joueurs en jouant les nanosecondes.





Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv