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Ecométa

Ecométa

Entre autre chose, notamment une expérience bancaire, j’ai vécu au cœur de la mondialisation financière, j’ai également compétence en matière de mise en place de système « qualité totale » dans les entreprises ; concept passé de mode et qui ne se pratique plus dans cette époque ou l’on préfère jeter plutôt que réparer, remplacer coûtant ! C’est de là qu’est parti toute ma réflexion, de la qualité et d’une impossibilité de pratiquer ce métier de qualiticien, pourtant tellement nécessaire ; de le faire en mon âme et conscience : tout simplement honnêtement ! En fait, les entreprises ne sont pas réellement intéressées par la qualité qui représente un coût : elles sont intéressées uniquement par le financier et la baisse des coûts systématique ! Nous sommes loin du rêve fordien qui voulait que les ouvriers puissent s’acheter les voitures qu’ils fabriquaient ; actuellement, il y a dans le monde des milliards de personnes qui sont incapables de s’acheter ce qu’ils fabriquent ! De revenir sur un concept d’aussi bon sens, sur un tel entendement : est-ce cela le progrès humain ?
 
 
 
Il n’y a que dans notre petite cervelle d’humain rationalo technoscientiste, désireux à la mode cartésienne de se rendre maître et possesseur de la nature, que les choses s’opposent à l’antagonisme. Pourtant, aucune chose, aucun système naturel, ni métaphysique humain, ni même artificiel humain, pas un gêne du vivant, pas même un humain... rien, absolument rien n’existe par lui-même et uniquement pour lui-même ; la politique pour la politique, le politisme, ou politique pure, tout comme l’économie pour l’économie, l’économisme, ou économie pure ; tous ces concepts paroxysmiques n’ont aucun sens, car, le plus naturellement du monde, tout participe, tout collabore : tout s’entretient !
 
 
 
Si au lieu de raisonner en termes exclusivement d’opposition, de compétition, d’antagonisme ; en termes de « dichotomie » sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme, nous raisonnions en terme de complémentarité et d’entretient comme sont naturellement les choses !
 
 
 
Les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, celles bien sûr environnementales, en fait de progrès durable, qui, visiblement intéressent beaucoup de gens, mais également celles sociétales, qui, visiblement, comme par fatalisme intéressent beaucoup moins ; ces difficultés sont de nature bien plus fondamentale que ce que pensent la plupart des gens, surtout que ce pense cette « Elite » en tout genre qui entend nous gouverner ! En fait nous avons développé un savoir en totale négation, même en total mépris de la « Nature » et des états de nature, dont la nature humaine, notamment celle sociétale : comment s’étonner alors de toutes ces difficultés ?
 
 
 
Il n’y a aucun doute : une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !
 
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/02/2008
  • Modérateur depuis le 28/01/2010
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Derniers commentaires



  • Ecométa Ecométa 23 mai 2009 11:29

    L’argent pour l’Argent : cupidité quand tu nous tiens !

    Que dire, sinon que ce monde, par certains côtés, même et surtout du côté de ceux qui sont sensés être sans reproches, celui des « Elites » en tout genre, politiques, économiques, voire même sociétales, journalistiques : ce monde est vraiment devenu pitoyable !

    Je suis persuadé qu’en France, si on interrogeait les gens sur l’affaire Clearstream, ils évoqueraient simplement cette affaire de corbeau politico financière entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, et non la véritable affaire financière. Cette collusion entre banques et grandes multinationales, cet « entregent », afin d’éviter les affres de la mondialisation financière, et les laisser supporter aux autres ! Une mondialisation financière, dont par ailleurs, les mêmes ventaient les mérites : faites ce que je dis... mais surtout ne faites pas ce que je fais !

    Sauf à fausser tout le jeu économique, celui national, comme celui des échanges internationaux, aucune monnaie nationale ne devrait être en même temps une monnaie d’échange internationale ! Actuellement, et assez étrangement, ce système de compensation international, qu’avait d’ailleurs proposé en son temps Keynes, au sortir de la dernière guerre mondiale avec le Bancor, et qu’ont pratiqué les protagonistes de la véritable affaire Clearstream, est souhaité par la Chine : serait-ce le seul pays conscient de ce qu’il convient de faire au plan des échanges internationaux ?

    Pour mémoire, je rappelle que l’Europe, dont la France, et bien sûr les Etats-Unis, ne sont pas sur cette ligne : qu’ils en sont mêmes très éloignés car ils entendent bien garder leurs prérogatives monétaires ! Prérogatives monétaires car leur monnaie, à la fois nationale et d’échanges internationaux, fausse tout le jeu économique, celui national comme international, car elle leurs permettait, du moins jusqu’ici, cette monnaie très particulière, spécifique, économiquement spécieuse, d’exporter à la fois leur chômage, leur inflation : leur incurie en matière sociétale !

    Ceci par aveuglement dogmatique doctrinal, les vrais problèmes ne sont pas réellement évoqués ; c’est ce qui fait que nous ne sommes pas près de, et pas prêt pour, sortir de cette crise financière : de ce jeu de dupes économique international ! L’affaire des « subprimes », à côté de celle des produits dérivés, soi-disant sensés couvrir les risques en tout genre, est de la rigolade ; c’est uniquement le petit grain de sable qui a fait déraper la belle machine : la monstrueuse machine financière ! En effet, et véritable économie à part dans l’économie réelle ; et, je le répète, sensée selon les initiateurs, couvrir les risques économiques et en tout genre ; l’économie financière représente mondialement en volume dix fois l’économie productives de biens et services !

    Il y a tout simplement que les banques, entre elles, ne savent pas réellement où elles en sont : qu’elles n’ont plus confiance entre elles : à malin, malin et demie ! Que cet abcès financier est loin d’être crevé ; que cette tumeur maligne, véritable cancer financier généralisé, est loin d’être enrayée car rien ne remet en cause le capitalisme financier pourtant véritable tautologie de l’argent qui fait de l’argent, et, forcément : véritable cercle vicieux !



  • Ecométa Ecométa 14 mai 2009 12:24

    Il y a belle lurette qu’en matière de culture, en l’occurrence en matière de musique et de cinéma, l’offre ne correspond plus en rien à la demande des consommateurs ; du moins ceux qui ont su évoluer avec les nouvelles technologies... ce qui n’est visiblement pas le cas des hommes politiques en charge des lois et règlements !

    Ce n’est pas non plus le cas des multinationales du disques et du cinéma, de ces « offreurs » qui ont pris la grosse tête en même temps que leur portefeuille enflait (encore que tant va la cruche à l’eau ...), et qui n’en font décidément et précisément qu’à leur tête !  C’est ainsi, totalement aveuglé par le seul profit, le profit immédiat, ne pensant qu’à traire telle une vache à lait ce con de consommateur, à le presser comme un citron et peu importe ce qui adviendra ; ainsi qu’ils n’ont pas suivi la technologie ! une technologie pourtant adoptée, elle, par le consommateur, aussi bien en nouveau matériel de lecture ou de diffusion que de nouveaux supports !  Achetant à prix d’or ce nouveau matériel, fabriqué et diffusé par une industrie, elle, à la pointe de la technique, il leurs fallait bien, ces acheteurs, alimenter ce nouveau matériel de plus en plus interconnectables d’ailleurs, et trouver des supports correspondant, ceci, à des prix acceptables permettant d’amortir ces nouveaux achats de matériel.

    Cette Loi Hadopi met en évidence deux types d’ignorance ! Celle de nos Députés et Sénateurs, ou encore celle des membres du gouvernement ou du Président de la république, dans le domaine des nouvelles technologie : leur « arrièrisme » ; mais également, le consommateur final étant totalement nié dans la satisfaction de ses réels besoins, cette loi met également en évidence leur ignorance en matière d’économie ! Ils sont pourtant tous, ces députés et Sénateurs, ceux de Droite comme de Gauche ou encore du Centre, ces membres du « Gouvernement », ou Président de la République, des tenants de l’économie de marché ;  un  marché : lieu « théorique » où « pratique », où se rencontrent et se satisfont les offres et les demandes !

    Entendons-nous bien, s’il existe un « marché », s’il existe bien des « marchés », divers et variés, et en l’occurrence des études de marché possibles, spécifiques possibles... et c’est indubitable ; s’il y a bien une logique de marché, une logique des marchés, celle de l’adéquation entre l’offre et le demande, pour autant il n’y pas de « loi du marché » qui n’est qu’un pur sophisme !  Pur sophisme car s’il existe une loi du marché instaurée par certains, les libre échangistes, c’est uniquement celle du plus fort économiquement parlant, capitalistiquement parlant ...à ce petit jeu de dupes, les multinationales sont les plus armées !

    Comme d’habitude, de la même façon que l’on gère cette crise économique actuelle, en privilégiant l’offre sans réel soutient à la demande, l’offreur industriel est toujours le « Roi », le « Maître des forges » ; quant au consommateur, il n’est qu’un cochon de payeur... assez généralement le « Roi des cons » : quel mépris de la part des politiques !



  • Ecométa Ecométa 12 mai 2009 11:58

    Contrairement aux « dires » de certains, les libéraux libres échangistes, ceci depuis plus de deux siècles, ce n’est pas la fin de l’histoire mais bel et bien l’histoire qui se répète ; et les Etats-Unis se retrouvent comme dans les années trente du siècle dernier, avec une vraie crise systémique extrêmement grave !

    Ce qui est le plus grave c’est qu’à l’époque, économiquement, ils ne s’en sortaient pas... qu’ils ne s’en sont réellement sortis qu’avec la seconde guerre mondiale commencée en Europe.

    Il y a quelques temps déjà que les Etats-unis sont en crise économique : un bout de temps que l’économie américaine fait illusion en exportant son chômage et son inflation comme le leur permet le dollar toujours principale monnaie d’échange internationale et en même temps monnaie nationale ! La solution, comme l’avait déjà fait Hitler en son temps en Allemagne, et comme le pensait G. W. Bush en envahissant l’Irak, était de relancer l’économie nationale par la guerre...courte illusion et échec total car rien n’arrêtera cette crise qui doit se dérouler, aller à son terme pour réellement changer les choses ! A quand la troisième guerre mondiale pour relancer l’économie américaine ?  Un nouvel ordre économique mondial s’impose et qui doit être très différent de celui de la mondialisation économique : de la mondialisation financière économique !

    Il n’y a plus de théorie économique, il n’y a en fait que des pratiques systémiques, qui, quand elles ne se combattent pas s’ignorent les unes les autres ! Il faut revenir au fondement même de l’économie, revenir à une logique d‘ensemble (économie signifie logique d’ensemble et non logique particulière) : une logique économique « écosystémique » ou même « métasystémique » !

    Il faut réveillé J. M. Keynes qui était un visionnaire en l’espèce, qui savait que les conditions de reddition imposées à l’Allemagne à la sortie de la première guerre ferait se répéter l’histoire ! Keynes, qui, sauf à fausser tout le jeu économique entre les Nations, savait qu’une monnaie nationale ne doit pas être en même temps une monnaie d’échanges internationaux ! Un J. M. Keynes qui proposait le « Bancor », monnaie de compensation, ancêtre des DTS proposés par les seuls Chinois et visiblement pas par l’Europe, ni la France !

    La bêtise humaine est immense, c’est certainement la chose la plus partager dans le monde des humains ; bêtise humaine qui existe chez les gens de peu comme chez les plus importants : les élites !

    A chacun sa bêtise ; sauf que les gens de peu n’entendent pas diriger le monde !


    Visiblement ce n’est toujours pas l’intelligence humaine qui domine mais toujours la bêtise doctrinale et dogmatique des humains : nous ne sommes visiblement pas prêts, ni près, de sortir de la crise : nous nous y enterrons !



  • Ecométa Ecométa 26 avril 2009 13:47

    @ pasou

    Je reviens sur le rationalisme ; le dictionnaire définit assez généralement le rationalisme comme une doctrine ; c’est à dire comme un ensemble de dogmes ou théorie particulière !

    - Doctrine selon laquelle rien de ce qui existe ne trouve une explication qui soit étrangère à ce que la raison humaine peut accepter... par opposition à irrationalisme et/ou fidéisme.

    - Système philosophique selon lequel les phénomènes de l’Univers relèvent d’une causalité compréhensible et de lois stables.

    - Disposition d’esprit qui n’accorde de valeur qu’à la raison, au raisonnement.

    Héraclite disait que le « La Nature (comme les état de nature) ame se dérober à nos yeux, que c’est la raison pour laquelle il faut la porter au logos » : qu’il faut la dire ! Nous conceptualisons humainement notre savoir, l’erreur étant humaine, même éminemment humaine, la nature étant ce qu’elle est... ne se trompe pas ; en réalité c’est nous qui nous trompons, nous qui trompons,  qui pour certains prennent un malin plaisir à tromper ; soyons donc réalistes :  l’erreur humaine, autant que la raison humaine, conditionnent le savoir humain ! Nous conceptualisons humainement notre savoir, chose qui, l’erreur étant humaine, impliquerait, non pas un système de vérité pure, serait-elle, même scientifique cette vérité soi-disant pure, indépassable, immuable, mais un système plus complexe, aussi complexe que la complexité qu’il entend étudier ! Tout simplement un système prenant en compte la possibilité de l’erreur et de l’illusion, et même pire, celle de la manipulation humaine en tout genre, qui, visiblement, préside largement à notre destiné humaine. Un système à la fois à priori mais également à posteriori, impliquant une possibilité d’introspection et non de fuite en avant rationalo économico technoscientiste ; un système ou l’introspection nécessaire, sauf à être de stupides humains, doivent pleinement jouer son rôle afin de ne pas répéter sans cesse les même erreurs : les mêmes drames humains !

    Le rationalisme n’est plus rationalité mais paroxysme de rationalité : rationalité crétine ! Principe de vérité pure oblige, le problème, car il y a problème, c’est la certitude que nous avons de notre savoir, de cette culture rationalo positivo technoscientiste qui devient du fait de ce principe de vérité pure impossible à faire évoluer quand pourtant tout pousse à cette nécessité. Il n’est pas question de nier l’apport des mathématiques ou celui de la science, mais de nier le tout mathématique et le tout scientiste, qui, opèrent au détriment du qualitatif ... surtout du qualitatif humain ! Nous sommes tellement certains de notre savoir et de notre culture actuelle, pourtant tellement incomplète et même tellement limitée au regard de la réalité, notamment dans le domaine des pseudos sciences, comme la science économique, que l’introspection, propre à l’intelligence humaine, brille par son absence, et que devient impossible une éventuelle remise en cause épistémologique pourtant nécessaire pour ne pas répéter sans cesse les mêmes erreurs. Ceci vaut, non seulement pour les individus, qui, généralement et assez naturellement, encore que rarement du premier coup, tiennent compte de ce concept d’introspection, car il ne sont pas stupides ; mais aussi pour la collectivité, les collectivités la société, la politique, l’économie, les gouvernements, les entreprises, ou encore, et ce qui devrait vous intéresser au premier chef : les partis politiques ! En fait ceci vaut pour tout individu comme pour toute organisation humaine digne de ce nom !

    Manifestement, l’erreur est humaine, d’ailleurs, et pour s’en convaincre, il nous suffit de prendre un peu de recul, de regarder l’histoire des deux derniers siècles ou plus exactement et respectivement de la fin et du début des 19 è et 20 è siècles. Certes, certains, et tels des sophistes ou des cyniques des temps modernes, des soi-disant réalistes, des pragmatiques, tout simplement des opportunistes, n’y verrons dans la durée qu’une période de progrès scientifique et technique incroyable, oubliant un peu vite, qu’en même temps cette période a été la plus meurtrière de toute l’histoire de l’humanité : une époque de très grande barbarie ! Franchement : est-ce réellement cela le progrès ? Pourquoi le progrès scientifique et technique doit il avoir obligatoirement pour prix la régression des principes mêmes de démocratie et d’humanité, ou encore ceux de la République qui les rejoignent ? Visiblement nous avons là un véritable problème, un problème de connaissance soi-disant pure, pure connerie humaine en fait ! Arrêtons de nous voiler la face : il n’y a pas plus de « savoir révélé » que de « vérité révélée » ou de « vérité pure » ; au sens biblique comme au sens scientifique du terme ! Le livre de la bible, comme le livre de la science, en l’occurrence celui du scientisme, de la science pour la science, sont des livres écrits par les humains pour les humains ! S’il fallait analyser les raisons de ce savoir et de ces « soi-disant » vérités, nous y trouverions les « raisons » les plus rationnelles comme les plus irrationnelles, les plus diverses comme les plus éloignées, voire encore les plus opposées ; bref : les meilleures comme les plus mauvaises raisons ! Il ne fait par exemple aucun doute que figureraient dans ces raisons non seulement la volonté d’instruire, celle de partager la connaissance... encore que partager la connaissance c’est perdre du pouvoir pour ceux qui le détiennent ; nous y trouverions à coup sûr la « domination » et la « manipulation » de l’humain et des humain par d’autres humains pour asseoir un pouvoir le plus souvent personnel et non démocratique ! Ce qui compte avant tout c’est le jugement humains, simplement humain... emprunt d’humanité et non un jugement humain exclusivement rationalo technoscientiste ; une science et une technique au service total de l’humain et non l’inverse !

    Mais, que venait faire la religion dans votre commentaire de mon commentaire : ai-je, quelque part, évoqué la religion ? Je vais donc le faire ici, et sachez que pour moi, il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que des boucs émissaires, de faux semblants, de faux prétextes ... des prétextes à domination ! Il n’y a en réalité que le bon ou le mauvais géni de l’être humain et il semblerait qu’actuellement le mauvais géni soit plus à l’oeuvre que le bon ! Pourquoi l’être humain ne s’aime-t-il pas ? Je pense que la religion, très culpabilisante, fortement culpabilisante même, voire abêtissante et avilissante par certains cotés, porte en la matière une très lourde responsabilité ! Au lieu de croire en Dieu, l’humain serait bien mieux inspirer de croire en lui... en sa capacité à progresser humainement et non religieusement !

    Sachez également, et loin s’en faut, que je ne suis pas contre la science et la technique, qui, au demeurant, sont utiles et nécessaires à l’humain pour évoluer. Le problème, et c’est simple, on pourrait même dire simpliste, c’est que pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de « PRINCIPE », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altruisme : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse. Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et des principes d’humanité !

    Pour revenir à la religion, il n’y a pas de parole de Dieu... il n’y a que la parole des hommes ; certains qui pensaient et voulaient bien faire à une époque ancienne en imposant des principes de bon sens pour vivre en société, et de ce point de vue je respecte les dix commandements, qui, pour certains, hormis ceux de pure croyance, de pure d’incantation, sont de bon sens ! Mais je préfère l’éthique de Kant, qui, elle, ne parle d’aucun Dieu mais donne une philosophie de vie qui me semble des plus adéquate pour vivre en société. Je n’aime pas l’hypocrisie de la religion qui nie l’homme tel qu’il est : avec ses défauts et ses qualités ; pour ma part il n’y a pas d’hypocrisie dans l’Ethique de Kant ! De plus, et concernant le « décalogue » que vous semblez vénérer, je n’ai pas trop l’impression que cette époque moderne au modernisme paroxysme de modernité et plus simple modernité, que vous appréciez tant, respecte les dix commandements et surtout pas les quelques commandements, qui, pour ma part, me paraissent respectables :

    Tu ne tueras point.
    Tu ne voleras pas.
    Tu ne feras pas de faux témoignage.
    Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.
    Honore ton père et ta mère.

    En plus des ces commandements, c’est le jugement humains qui compte, jugement individuel et jugement collectif qui ne peuvent se départir l’un de l’autre car on ne peut avoir un raisonbnement différent sur une même chose selon que l’on raisonne d’un point de vue individuel ou collectif ! Un jugement simplement humain, qui, dans une société dite « individualiste », pourtant véritable antinomie, véritable non sens, même contre sens, et négation de ce qu’est réellement une société : un jugement humain « complet », non tronqué, qui brille par son absence !



  • Ecométa Ecométa 26 avril 2009 13:35

    @Pasou

    Ho là... Monsieur Pasou !

    Bonne lecture...

    Je ne me tire pas une balle dans le pied, j’ai simplement un état de conscience, individuel comme collectif, assez développé : visiblement un peu trop développé pour certains !

    Je pense, et ne cesse de dire que les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, bien sûr celles environnementales, qui, visiblement, par une prise de conscience individuelle et collective des dégâts irréversibles que nous causons, intéressent beaucoup ces temps-ci, mais surtout celles sociétales, politique, économique, sociale, même démocratique et républicaine, qui, visiblement, et comme par fatalisme systémique, intéressent beaucoup moins ; que ces difficultés sont de nature bien plus fondamentales que ce que pensent les gens assez généralement ! En tout cas, beaucoup plus que ce que pensent ces dirigeants de toute sorte qui entendent nous diriger. Comment pourrait-il en être autrement puisque logique dichotomique, en fait opposition culture / nature oblige, culture exclusivement scientifique s’entend, et même « scientiste » ; nous avons développé un savoir en totale négation de la « Nature » et des « états de nature », dont la nature humaine soi disant trop irrationnelle : en totale négation d’une réalité et d’un tel quel pourtant indépassable !

    Ainsi, au plan fondamental, en matière de science, plus précisément de science économique, classée par le rationalisme classique dans les sciences dites dures, celles « physiques », j’affirme que la science économique, que les sciences économiques car elles sont pléthores, comme autant de moyens mis en oeuvre : que les sciences économiques n’étudient pas réellement l’économie mais qu’elles ne font que l’agiter ! Elles l’agitent en fonction de principe essentiellement positivo rationalo technoscientiste : le comment sans le pourquoi ; véritable imposture intellectuelle et totale confusion de la fin et du moyen, même totale négation d’une finalité économique forcément sociétale car sans société il n’y a pas d’économie possible. La fin, la finalité, doit justifier les moyens, à l’évidence les moyens sont toujours fonction de la fin, ceci, à la condition expresse d’avoir une vrai finalité qui ne peut pas être celle du moyen pour le moyen : de la satisfaction des seuls moyens mis en oeuvre, de leurs seuls tenants et aboutissants ! Se faisant, n’étudiant pas réellement l’économie, mais l’agitant, la science économique moderne donne un bâton à la société pour se faire batte : un bâton que bêtement celle-ci saisit !

    Visiblement, un peu de solidarité ne nuirait certainement pas au système. Bien sûr pas cette « solidarité charité », tellement humiliante pour ses bénéficiaires,  et prônée par un « Etat providence libéral » qui sait pertinemment qu’il y aura énormément d’oubliés du système, des exploités qui ne sont là que pour satisfaire les tenants (les capitalistes actionnaires majoritaires) et les aboutissants du système (l’accumulation capitalistique) ; mais une solidarité principe le plus évolué d’intelligence collective, tout simplement sociétale, qui, visiblement, brille par son absence !

    Au passage : vous avez une drôle de définition du rationalisme ; personnellement je tiens le rationalisme comme un paroxysme de rationalité et plus réellement de la rationalité. A vous lire, Descartes aurait été inspiré par Dieu, et le rationalisme nous viendrait de Dieu : de la vérité pure ! Pour moi Descartes, contrairement à Pascal et sont principe cognitif (toute chose étant causée et causante ...et toute étant liée ... je tiens pour impossible ...), déjà tenant bien avant l’heure de l’écologie et de la physique quantique : de la complexité du monde ; Descartes n’avait rien compris de la réalité des choses ! Il n’avait rien compris de la complexité de cette réalité, même de cette réalité purement physique (ce n’est pas moi qui le dit mais la nouvelle physique, la « quantique »), rien compris de la réalité « métaphysique » humaine ! Descartes n’avait aucune certitude, son doute est d’ailleurs légendaire, il ne croyait en rien avant lui, puis à tout, et à n’importe quoi, avec son cogito : sa méthode scientifique sensée apporter la vérité pure : la vérité pure scientifique prémisse du scientisme qui allait venir ! Avec la méthode, il nous a proposer de creuser pour soi-disant comprendre... creuser toujours creuser pour établir une vérité absolue, une vérité absolue scientifique : quasi religieuse... scientiste en fait ! Ilse trouve que les vérités scientifiques d’hier ne sont celles d’aujourd’hui, qui, elles-mêmes, ne seront pas celles de demain !

    Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose car si les progrès de la science, consistent, normalement, et pour une large part en une meilleure compréhension des phénomènes étudiés, ils ont aussi en même temps, et désormais avec le temps et l’expérience nous le savons, pour effets d’invalider tout ou partie des théories et des connaissances, mêmes celles scientifiques, antérieurement admises ! Il en va ainsi de la révolution copernicienne comme des découvertes de la chimie vers 1850 qui ont rendu caduques les principes généralement admis et pratiqués à cette époque ; de même pour le darwinisme, pour les balbutiements de la génétique ou la révolution pasteurienne qui ont bouleversée, elles aussi, bon nombre de « croyance » de l’époque. Mais la rupture est encore plus profonde lorsqu’à partir des années 1880, les nouvelles orientations des recherches mathématiques et de la physique en viennent ruiner les fondements communs de la pensée scientifique sur lesquels reposait l’assurance des scientistes. Et que dire des conclusions hautement philosophiques de la physique quantique, la plus récente des physiques, qui nous dit que le monde est apparemment complexe, désordonné, contingent, quand le rationalisme classique, cartésien, dont est issue la science mécaniste qui préside toujours nos destinées notamment en économie, nous dit que ce monde est simple, ordonnée et nécessaire. Que dire des acquits intellectuels du 20 è siècle, issus précisément de la physique quantique, qui limitent la connaissance tant dans le domaine du raisonnement : principe d’incomplétude de Gödel et Chaitin ; comme dans celui de l’action : principe, d’incertitude d’Heisenberg et principe d’impossibilité d’Arrow !

    Nous avons désormais du recul et nous savons que la science, et loin s’en faut, n’est pas le parangon de vérité voulu par Descartes et ses consorts scientistes. Descartes, lui-même, à la fin, après réflexion, lui qui voulait établir une « morale provisoire scientifique », et qu’il voulait sans aucun doute définitive... mais qui n’y parviendra pas car elle le renvoyait à ses démons du départ, de nouveau au doute malgré le cogito ; Descartes, lui-même, savait que la science ne peut justifier la science : qu’il faut quelque chose de plus !

    C’est un fait, la science pose autant de problèmes qu’elle en résout, voire même plus, mais pour certains, la science, dans sa grande exclusive, résoudra elle-même les problèmes qu’elle pose ! Nous sommes en droit et même en devoir de nous interroger : n’y aurait-il pas là, dans cette exclusive scientifique, à vrai dire « scientiste », comme une sorte de tautologie voire un véritable cercle vicieux et non vertueux comme prétendu ? Avec Descartes et l’ensemble du savoir (un savoir réduit à la science, dont la philosophie, elle aussi, réduite à la recherche de la vérité pure pourtant pur sophisme) un peu comme si le savoir et la culture étaient uniquement et essentiellement devant nous et à découvrir, nous avons fait table rase d’un savoir ancestral deux fois millénaire. Désormais, obsédés par la prospective nous vivons un monde de fuite en avant économico technoscientiste dont les maîtres mots ne sont plus réellement la nécessaire compréhension et l’utilité, mais clairement la manipulation et l’utilitarisme. Déniant la temporalité humaine (passé, présent, avenir), qui, pourtant, participe largement de la conscience humaine, celle individuelle comme collective (le temps est dialectique disait Plotin) ; obsédés par l’avenir, fascinés par le temps technique et scientifique : nous ne justifions plus le présent que par l’avenir ! Désormais, à la façon des oracles de l’ancien temps : savoir serait uniquement prévoir ! Vouloir réellement comprendre, notre monde, bien sûr le monde physique, mais aussi et surtout celui métaphysique des humains, et non simplement vouloir les manipuler ; tout ceci implique une forme de modestie et d’empathie, qui, visiblement, sied assez mal, non seulement avec l’arrogance de notre savoir rationalo mathématico technoscientiste, mais aussi et surtout celle d’une élite bourgeoise en tout genre qui a fait sien ce savoir essentiellement utilitariste et forcément manipulateur.

    Il faudra bien le résoudre un jour car nous avons là un vrai et sérieux problème ! En effet, pour comprendre, la science humaine, l’esprit scientifique humain réduit, sépare et divise, parfois même à l’antagonisme, tout ce qui pourtant, partout et toujours, (principe cognitif de pascal) participe et collabore ; sauf accident toujours possible, car, même au plan de la nature : la perfection n’existe pas ! Autrement dit, pour comprendre la science va du complexe au simple, ceci, quand l’évolution, elle, fait le chemin inverse et va du simple au complexe ; c’est dire l’incomplétude de l’approche scientifique et donc de la science classique ! La perfection n’existe pas, et pourtant nous n’avons de cesse, « technoscientifiquement », que de rechercher cette perfection ! La perfection n’existe pas, ceci, pour la simple et bonne raison que dans un monde en évolution, en perpétuelle évolution, dans lequel tout participe, tout collabore et s’entretient, la perfection serait le signe de la fin : celui de l’involution ! La perfection n’existe pas, elle est impossible, pour autant, à ce point d’imperfection de notre savoir, même de contradiction fondamentale, nous avons un sérieux problème ; ce qui compte c’est l’adéquation en tre les éléments, la complémentarité ; l’entendement en lieu et place de la dichotomie entre les différents éléments au plan du savoir ! La perfection n’existe pas, pourtant, à ce point d’imperfection, à ce point de non sens, de contradiction fondamentale de notre savoir, entre rationalisme classique et la complexité relevée par la physique quantique, nous avons un sérieux problème de savoir ! Ce n’est pas simple, c’est même extrêmement complexe, car il nous faut avoir des certitudes pour avancer ; mais ces certitudes doivent être éprouvées, elles doivent mêmes pouvoir être remises en cause si nécessaire à posteriori. Ces certitudes ne doivent en aucune manière relever de la pure croyance, qu’elle soit religieuse ou scientifique cette croyance, mais en fonction d’un entendement humain tenant compte à la fois de la nature des choses et d’une culture en adéquation avec cette Nature et non contre cette Nature. Il faut un modèle à la science et ce modèle ne peut être que celui de la Nature intelligente et tellement fantastique, même si elle n’est pas parfaite et que la science peut apporter une pierre à l’édifice : une pierre complémentaire et non une opposition pure et dure !

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