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Eduardo Sintès

Eduardo Sintès

Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/03/2010
  • Modérateur depuis le 07/06/2010
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Derniers commentaires



  • Eduardo Sintès Eduardo Sintès 18 octobre 2010 11:38

    Et pourquoi pas une démission générale et des élections anticipées ?



  • Eduardo Sintès Eduardo Sintès 22 septembre 2010 10:02

    Alors, si j’essaie de vous comprendre, vous vous sentez assiégé par une horde de barbares sanguinaires prêts à venir renverser l’ordre et la civilisation judéo-chrétienne, et vous empêcher de jouir d’une digestion de qualité ?
    N’yaurait-il pas un peu de paranoïa la dedans ? Je crois que là on sort du débat rationel pour rentrer dans les peurs irrationnels, et il devient difficile de discuter de quoique ce soit.
    Vous avez seulement peur des autres en quelques sorte. Bon. Ce n’est pas très neuf. Mais ça ne favorise pas une lecture sereine du monde, je vous l’accorde.



  • Eduardo Sintès Eduardo Sintès 21 septembre 2010 16:40

    Bon, d’abord je ne vois pas ce que le fait d’être un bon mangeur enlève à la possibilité d’être désespéré.

    Ensuite, à mon humble avis, l’emploi d’une grille de lecture du monde par le prisme du peuple est un peu dépassée. Que vous le vouliez ou non, l’humanité se dirige inéluctablement vers la formation d’une immense communauté mondiale, ne serait-ce que par le fait mécanique de l’acroissement de sa population. Et que vous refusiez de le voir ou non, les phénomènes d’assimilation et d’intégration existent et fonctionnent. Toutes les populations actuelles ne sont que le fruit d’un immense mouvement de brassage, et la culture des peuples, qui doit vous être cher, n’est que le résultat de cet immense brassage. Aujourd’hui, ce brassage s’accélère, c’est un fait. Mais vous ne pourrez rien contre lui.

    Finalement, nous avons tous en commun beaucoup plus de choses que ce que vous semblez vouloir accepter : nous naissons tous d’un père et d’une mère, nous avons tous besoin de nous nourrir, nous sommes confrontés aux mêmes questionnement existentiels : qui sommes-nous, pourquoi existons nous, que faire, pourquoi faut-il mourir, comment accepter la mort de ceux qui nous entourent, etc...
    Nous partageons la même condition fondamentale.

    Et quand vous qualifiez un peuple jeune de forcément intolérant et conquérant, et un peuple « bon » de vieux usé et tolérant, je ne vois que réapparaître le pessimisme radical dont je vous parlais plus haut.



  • Eduardo Sintès Eduardo Sintès 21 septembre 2010 16:37

    Bon, d’abord je ne vois pas ce que le fait d’être un bon mangeur enlève à la possibilité d’être désespéré.

    Ensuite, à mon humble avis, l’emploi d’une grille de lecture du monde par le prisme du peuple est un peu dépassée. Que vous le vouliez ou non, l’humanité se dirige inéluctablement vers la formation d’une immense communauté mondiale, ne serait-ce que par le fait mécanique de l’acroissement de sa population. Et que vous refusiez de le voir ou non, les phénomènes d’assimilation et d’intégration existent et fonctionnent. Toutes les populations actuelles ne sont que le fruit d’un immense mouvement de brassage, et la culture des peuples, qui doit vous être cher, n’est que le résultat de cet immense brassage. Aujourd’hui, ce brassage s’accélère, c’est un fait. Mais vous ne pourrez rien contre lui.

    Finalement, nous avons tous en commun beaucoup plus de choses que ce que vous semblez vouloir accepter : nous naissons tous d’un père et d’une mère, nous avons tous besoin de nous nourrir, nous sommes confrontés aux mêmes questionnement existentiels : qui sommes-nous, pourquoi existons nous, que faire, pourquoi faut-il mourir, comment accepter la mort de ceux qui nous entourent, etc...
    Nous partageons la même condition fondamentale.

    Et quand vous qualifiez un peuple jeune de forcément intolérant et conquérant, et un peuple « bon » de vieux usé et tolérant, je ne vois que réapparaître le pessimisme radical dont je vous parlais plus haut.



  • Eduardo Sintès Eduardo Sintès 21 septembre 2010 14:39

    La rhétorique du pessismisme « radical » est bien connue : l’homme est mauvais, par nature, et rien ne pourra jamais le faire progresse sur la voie de la cohésion, du respect, de la fraternité, etc... Toute politique adossée à une philosophie radicalement pessimiste en vient naturellement à préconiser l’avènement d’un « guide », protecteur du peuple, puisqu’on ne peut pas laisser les hommes se débrouiller seuls. On en arrive alors fatalement aux régimes autoritaires diktat, fascime de droite s’ils s’appuient sur les grandes fortunes et l’économie capitaliste, ou de gauche, s’ils s’appuient sur le peuple. Qu’importe : le postulat « l’homme est mauvais » n’est qu’un postulat, et qui dérive forcément vers la privation de sa liberté par une élite (le parti, les bons français, les riches, ce qu’on voudra).
    De plus, tout ce qui tend à légitimer le fait que l’homme est mauvais s’appuie sur le passé : « Regardez donc ce que l’homme a fait de mal au cours de son histoire ». Mais la conclusion : l’homme ne s’améliorera jamais n’est qu’une posture guidée par le désespoir.
    Je préfère mille fois me tourner vers l’avenir et garder (un peu) d’espoir.

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