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ehryx

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  • ehryx 16 août 2007 13:21

    Il ne faudrait quand même pas tout mélanger, on peut être adepte de la japanimation, ou des jeux vidéos, ou des chat internet, voire des trois à la fois, sans être un cas pathologique ’no life’. Voir dans le lancement d’une chaîne de télé un réseau « parallèle », c’est exagéré...

    Si on devait définir un ’no life’, je crois que ce serait celui qui fait passer sa vie ’en ligne’ avant sa vie ’hors ligne’.

    Les problèmes psychologiques qui se traduisent par ce phénomène ont sans doute toujours existé, mais avant internet et les jeux-univers (principalement les mmorpg), il n’était pas possible de s’immerger complètement dans un monde secondaire court-circuitant le monde réel.

    L’auteur de ce très bon article, comme tous ceux qui étudient les addictions aux jeux vidéo et au net, en évoque les sources de satisfaction, de gratification... C’est une erreur car les no life recherchent une vie complète, avec ses échecs, ses soucis, ses charges, ses corvées. Ils ne sont pas dans une posture strictement infantilisante qui ne rechercherait que le plaisir et l’insouciance : ils veulent un monde dont ils puissent s’approprier les règles et les repères.

    Dernière remarque je crois que les no life sont des cousins des dépressifs. Comme la dépression, la vie du no life est pathologique mais peut être source de maturation et de développement personnel... Cela peut sembler incongru à qui ne s’est jamais immergé dans un jeu en ligne, mais les qualités qui y sont requises peuvent être transcrites au monde ’irl’ : capacités de gestion et d’organisation, capacités d’analyse, de créativité, relationnel.



  • ehryx 11 août 2007 01:44

    Je ne suis pas traducteur professionnel, mais d’expérience, la correction approfondie d’un texte peut déjà facilement prendre une demi-heure par page. Si on compte 1 heure par page pour un traducteur très rapide, cela nous donne 600 heures de travail, + passage en correction chez l’éditeur, ce qui nous amène déjà à près de 20 semaines de travail. Sachant que la traduction est un travail ardu, et qu’il n’y a qu’une poignée de traducteurs, en france à être réellement capables de transcrire correctement un texte, en comprenant ses références culturelles, les expressions dans leur sens idiomatique, les subtilités des tournures de phrase... Le tout en maintenant à la fois un ’style’ le plus lisible possible en français (le style anglais, traduit littéralement, est le plus souvent une abomination), et la plus grande fidélité à l’oeuvre originale.

    Si c’est pour faire de la traduction à la hache, avec approximations de langage à gogo, contresens et style franglais, en faisant bosser votre traducteur 120 heures par semaine, alors oui, il doit certainement être possible de faire ça en trois-quatre semaines (et oui passer par un éditeur, faire le dépot légal et imprimer, et je ne sais quoi d’autre, c’est autre chose que de poster un fichier sur un blog).

    Mais à moins de ne vouloir lire ce septième tome que pour ingurgiter le plus vite possible son dernier chapitre et son dénouement, je doute que nous y trouvions notre compte.



  • ehryx 10 août 2007 13:26

    Il est certainement possible de critiquer un livre, même outrageusement, sans le traiter de ’m...e’ et sans inventer n’importe quoi sur son compte. Je ne vois pas l’intérêt de parler sur agoravox si c’est pour aller donner dans la bonne discussion de comptoir où on ne sait rien mais où on dit tout.

    Aucune machine commerciale n’a lancé Harry Potter. Rowling n’était pas auteur professionnel et a fait une quarantaine d’éditeurs avant qu’on accepte enfin son manuscrit. Ses tirages initiaux n’étaient en aucun cas ceux d’un best-seller, son succès auprès de ses premiers lecteurs et le bouche-à-oreille ont fait boule de neige, les films venant bien après le lancement de la ’machine’ Harry Potter.

    De leur côté les français ont tenté de vraiment ’lancer’ (pub + tirages énormes) quelques produits assez formatés comme le Peggy Sue de Serge Brussolo (pourtant un bon auteur à la base...) sans jamais approcher du succès de HP.

    Peut-être aussi parviendront-ils à faire émerger quelque chose quand ils publieront moins de 800 livres par rentrée littéraire, en privilégiant la qualité sur la quantité, par exemple...



  • ehryx 8 août 2007 13:26

    De tous temps, tous les auteurs de tous les genres littéraires ont été critiqués pour leur style... Parce que personne ne sait vraiment le définir, et qu’il n’y a donc aucun critère objectif pour jauger du style d’un auteur (les ’fautes de style’ des auteurs amateurs étant le plus souvent, en réalité, des fautes de français). Du coup, pour critiquer un auteur, on peut toujours s’attaquer à son style !

    Votre vision du style n’est-elle pas strictement personnelle ? Rowling écrit avec un vocabulaire d’une grande richesse, et sait faire passer des images, des scènes, en quelques mots. Ce sont aussi des qualités d’écriture.

    Néanmoins, si vous voulez quelques raisons autres que le style au succès de Harry Potter, j’en vois un grand nombre :

    - utilisation des références universelles de l’école, où chacun, enfants ou parents, retrouve ses repères. Cela force l’identification aux personnages et à leur univers
    - héros archétypé à l’extrême : malheureux et détesté de tous, il apprend qu’il a des pouvoirs, des parents morts en héros, et devient le messie de tout un peuple... C’est déjà vu d’une manière ou d’une autre dans un bon million de livres, films, bd ou dessins animés, et c’est paradoxalement ce qui fait sa force.
    - ’persistance’ du monde : on est toujours dans l’école de harry potter, avec les mêmes personnages, bons ou méchants, et des règles de base identiques. Commun à toutes les séries me direz-vous.
    - emprunt très appuyé au genre du ’thriller’ : la plupart des romans de HP fonctionnent avec une trame de fond travaillée, des révélations préparées très en amont, et par conséquent, oui, de longues explications finales pour éclaircir la trame du roman. La base est plutôt l’action et l’aventure, l’évolution du héros tire vers le roman initiatique, mais l’intrigue et son riche développement sont clairement du thriller.



  • ehryx 1er août 2007 19:09

    Effectivement je n’avais pas vu la catégorie, mais je maintiens que ce n’est ni drôle, ni adapté >_<

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