« Le rwanda est le contre feu des pro-Us et des pro-israeliens pour eviter que ce qui s’est passé en Irak et dans les territoires occupés de Palestine ne nous fasse en tirer les consequences sur le traitement de ces pays... »
Vous pensez à une justification des politiques interventionnistes ?
Ce contre-feu serait pour le moins douteux dans son analogie...
Quelles qu’en soient les récupérations politiciennes, il n’empeche que la (non)gestion de cette crise par la France s’avère simplement dégueulasse, après une telle assistance politique, financière et militaire.
« Certaines armées ont mal évolué d’autres mieux mais que l’on ne nous accuse pas d’avoir appris à tirer au fusil à des gens qui ont tué à la machette. »
C’est le chef des armées de l’époque, à savoir François Mitterand, qui est mis en cause pour non-interventionnisme et non les éxecutants.
Il faut savoir assumer son paternalisme postcolonial.
En novembre 1994, Paul Kagamé qui a repris entre-temps Kigali est exclu du traditionnel sommet France-Afrique à Biarritz, et Mobutu est à l’honneur.
L’armée française a formée les Hutus à la guerre révolutionnaire (formalisée en Algérie et reprise par la pluspart des armées du monde pour juguler les guérillas), les a financés et armés, puis a attendu qu’il y ait 800.000 morts pour intervenir.
Et il faudrait disculper l’Etat français de l’époque ?
Védrine à toujours soutenu Mitterand sur cette affaire, et le négationniste Pierre Péan, ce qui lui vaut son pot de peinture.
Dépénaliser l’usage des drogues, en superviser la production et la distribution par l’état (comme les drogues officielles), conséquences :
— chute mécanique du trafic,
— transparence et qualité des produits, risque sanitaires moindres,
— coûts énormes de répression supprimés (justice , police, gendarmerie, douanes, emprisonnement)
— augmentations des revenus pour l’état
— nouveaux créneaux agicoles à hautes valeurs ajoutées
— ...
Pour info, avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogue est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes, mais devant le pétrole. Les bénéfices sont eux de l’ordre de 200 milliards de dollars et le blanchiment d’argent sale de 150 milliards.
Il est clair que l’actuelle politique française en la matière ne peux pas mieux servir la délinquance et le banditisme.