@Le421 Exemple vécu aussi. Je bossais à 1h30 de chez moi, et comme j’avais pris un appart pas loin de l’entreprise, j’y étais le matin à 7h30, et je préparais pour les autres qui arrivaient à 8h, sauf le lundi matin où j’arrivais directement, à 8h moi aussi. Un lundi matin, brouillard à couper au couteau sur une bonne partie de la route, j’arrive à 8h10. La patron me fait remarquer sur un ton acide qu’il faudrait que je me lève plus tôt le matin. Adieu pourriture.
@Iren-Nao La classe dirigeante joue pour elle-même, et trouve son compte dans sa servilité à l’empire. Rien d’étonnant donc. Quant aux voix qui pourraient s’élever, il faudrait premièrement que ce soit dans leur culture, qui est au contraire celle de l’obéissance, deuxièmement qu’elles aient conscience de ce qui se passe réellement. Il suffit de se promener dans le quartier européen à Luxembourg pour comprendre que leur vie hors-sol commence dès la maternelle.
@Le Poilu Je trouve que Michéa a donné une bonne analyse de cette anesthésie dans L’empire du moindre mal. La culture libérale a propulsé en avant le moi en même temps qu’elle a atomisé les groupes. Par conséquent, là où le sacrifice était considéré dans la morale commune comme un honneur, par exemple chez les Grecs, il vous désigne aujourd’hui comme le plus con, l’important étant de tirer ses propres marrons du feu. Et l’exemple vient de très haut. Je rappelle que la répression de la grève des mineurs des Asturies par Franco - envoyé par la République ! - avait fait environ 600 morts. À l’époque le groupe avait un sens.
@Loatse au vu du nombre de couples qui se séparent pour parfois pas grand chose qui plus est... Avec le recul ça rend grotesques leurs serments d’amour « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Les écueils de la vie ne sont qu’un décor impermanent qui ne peut altérer ce qu’on partage, si on le partage sincèrement.