@Enabomber Tiens, puisque tu parles de José Bové, ça me rappelle une anecdote qui montre bien à quel point est ressenti ce besoin de communier avec le gourou ; ne dit-on pas que les femmes s’évanouissaient au passage d’Adolf ? ; et combien il est tranversal aux opinions politiques. Je participais à une manif NDDL à Paris, quand j’entends à côté de moi : « - José est venu. -Oui,je l’ai vu », etc. Ce qui m’a fait marrer, c’est le regard noir qu’a reçu le copain qui m’accompagnait quand il a répondu pour déconner « Oui, je suis là ». Et pourtant il s’appelle vraiment José.
@Nycolas Que la meute ait besoin d’un alpha, c’est ce que l’observation de la nature semble confirmer. Mais là où surgit un paradoxe, c’est quand on remarque avec les éthologues, que chez les animaux la position du dominant est constamment renégociée avec tous les membres du groupe ; d’où les stratégies d’alliance permanentes observées chez les primates en particulier. Alors qu’on peut constater tous les jours, et l’histoire en donne de tristes exemples, que malgré l’intelligence dont nous nous gargarisons, chez l’homme, une fois les rapports de pouvoir établis, le chef sera suivi aveuglément. La différence tient-elle au fait que, contrairement à nous, l’animal ne semble pas connaître la vénération ? cf Poutine, quoi qu’on en pense, dont la moindre critique réveille les meutes idolâtres sur AVox.